VIRUS GÉANTS

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Mimivirus et Megavirus

Mimivirus et Megavirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Réplication de Mimivirus

Réplication de Mimivirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Mimivirus

Mimivirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Multiplication d'un mégavirus à partir de sa « graine »

Multiplication d'un mégavirus à partir de sa « graine »
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Par définition, les virus se doivent d'être petits

La notion de taille est centrale dans la définition des virus depuis la découverte du premier d'entre eux en 1892. C'est en effet l'année même du jubilé triomphal de Louis Pasteur à la Sorbonne, que Dimitri Ivanovski, professeur à l'université de Saint-Pétersbourg, fait le premier accroc à la « théorie des germes » proposée par Pasteur en 1878. Ivanovski découvre que l'agent de la maladie de la mosaïque du tabac n'est pas retenu par le filtre en porcelaine mis au point par Chamberland, la rétention sur le filtre étant le critère alors universellement accepté pour attester de la présence d'un microbe responsable d'une infection. Cet agent mystérieux se révèle également incultivable et reste invisible aux microscopes de l'époque.

Quelques années plus tard à Amsterdam, Martinus Beijerinck confirme ces travaux, écarte l'hypothèse d'une toxine et introduit le terme de « virus filtrable » pour désigner ces agents infectieux d'un genre nouveau. Ceux-ci sont définis par trois propriétés négatives : invisibles au microscope optique ; incultivables sur un milieu nutritif ; non retenus par le filtre de Chamberland. La nature des virus est restée vague jusqu'à leur visualisation par les premiers microscopes électroniques en 1939. Il est alors apparu que ces agents infectieux étaient de petites particules, souvent de forme régulière, avec des dimensions allant de 20 nanomètres à 200 nanomètres, donc inférieures à la fois à la taille de la plupart des bactéries (de l'ordre de quelques micromètres) et à la porosité moyenne des filtres utilisés pour la stérilisation de l'eau (pores de diamètre < 300 nm).


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«  VIRUS GÉANTS  » est également traité dans :

ROUXIELLA CHAMBERIENSIS

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 293 mots

En décembre 2013, trois nourrissons grands prématurés décédaient à l’hôpital de Chambéry. Un quatrième, également infecté, devait survivre. Très rapidement, les enquêteurs s’orientent vers une contamination des poches de nourriture parentérale utilisées pour alimenter ces nourrissons. La cellule d’intervention d’urgence de l’Institut Pasteur y retrouve une bactérie inconnue, présente en grande qua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rouxiella-chamberiensis/#i_54579

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Pour citer l’article

Jean-Michel CLAVERIE, Chantal ABERGEL, « VIRUS GÉANTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/virus-geants/