VIROLOGIE

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Virologie médicale

Les infections virales ont été longtemps méconnues, compte tenu des difficultés rencontrées pour observer, cultiver et identifier les virus. Ceux-ci sont en effet des parasites absolus qui n'ont aucune autonomie pour se reproduire puisqu'ils sont à la limite du monde vivant et ne peuvent se multiplier qu'au sein d'organismes ou de cellules vivants.

Pour étudier les virus, il a fallu recourir aux animaux sensibles jusqu'au moment où l'on a su cultiver des systèmes cellulaires in vitro. Ces dernières décennies, les outils de biologie moléculaire ont permis une meilleure compréhension des mécanismes de réplication et de blocage des virus par des vaccins ou des antiviraux, et le développement de nouveaux outils de diagnostic rapides et spécifiques appuyés sur la recherche d'antigènes et de génome, par amplification génique notamment. La prévention par vaccination a permis de faire reculer bon nombre d'infections virales humaines responsables annuellement de millions de décès au niveau planétaire et même d'obtenir ou d'entrevoir l'éradication de différentes maladies (variole, poliomyélite, rougeole...).

Dans la mesure où les symptômes sont souvent contemporains de destructions cellulaires et d'atteintes d'organes, il est préférable de privilégier la prévention. À défaut, les traitements antiviraux ont considérablement progressé ces dernières années, permettant par un traitement précoce de prévenir ou de limiter les infections aiguës ou, par des traitements plus tardifs, de diminuer les réplications virales dans les infections chroniques, et d'augmenter considérablement les survies voire d'obtenir des guérisons inenvisageables il y a quelques années.

Il faut être très vigilant face aux infections virales, certaines étant émergentes ou réémergentes, favorisées par les modes de vie, les modifications de l'environnement, les recombinaisons génétiques entre virus humains/animaux, sans parler des craintes qu'inspire le bioterrorisme...

Un certain nombre d'infections virales (herpès, rage, rougeole...) sont identifiées depuis l'Antiquité, d'autres depuis peu, qu'elles aient été méconnues ou que leur émergence soit récente (tableau 1).

La particule virale

La définition actuelle de l'entité « virus » remonte seulement à 1957, les virus étant pour André Lwoff « des entités nucléo-protéiques possédant un seul type d'acide nucléique (ARN ou ADN) ; ils sont reproduits par la cellule à partir de leur matériel génétique ».

Les particules virales ou virions comportent toujours deux éléments :

– un génome, ADN ou ARN, dont la taille va, pour les virus humains, de 3,2 kbp (hépatite B) à 235 kbp (cytomégalovirus humain). La séquence nucléotidique propre à chaque virus a des capacités de codage allant, selon les groupes viraux, de 4 gènes pour le virus de l'hépatite B à plus de 80 pour l'Herpès simplex ;

– une capside (du mot grec signifiant « boîte »), de nature protéique, qui renferme et protège le génome, donnant selon les groupes viraux une morphologie tubulaire (symétrie hélicoïdale) ou icosaédrique (symétrie cubique). Une enveloppe virale qui est hérissée de spicules recouvre, chez certains virus, la capside.

Le cycle de multiplication d'un virus dans une cellule hôte, lorsqu'il est complet, conduit à la production de nouvelles particules virales : le cycle productif peut entraîner la formation de plus de 100 000 particules virales pour une seule cellule infectée, chaque particule virale libérée pouvant à son tour aller infecter une nouvelle cellule soit de proche en proche, soit à distance. Dans le cas le plus simple, la réplication virale comporte plusieurs étapes : après une fixation au niveau de récepteurs spécifiques, le virus entre dans la cellule où il perd capside (et, le cas échéant, enveloppe). Mais son génome y détourne à son profit le métabolisme cellulaire pour produire de nouveaux virions qui seront libérés par la cellule infectée au bout de quelques heures ou jours. Il existe aussi des cycles de multiplication plus complexes comportant une étape d'intégration dans le noyau des cellules infectées. Les cellules infectées peuvent soit libérer les virus, soit être transformées (cancérisées) par les virus qui les infectent.

Les infections [...]

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Virus humains

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Diagnostic virologique direct

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Diagnostic virologique indirect

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Phage à ARN

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Écrit par :

  • : professeure des Universités, praticienne hospitalier
  • : docteur en médecine, ancien secrétaire de l'Institut Pasteur
  • : docteur en médecine, docteur d'État ès sciences, professeur des Universités en bactériologie, virologie, hygiène
  • : professeur à l'université Louis-Pasteur, Strasbourg, directeur de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire, Strasbourg

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Pour citer l’article

Sophie ALAIN, Michel BARME, François DENIS, Léon HIRTH, « VIROLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/virologie/