VIGNETTE, ornement

BARBIER GEORGE (1882-1932)

  • Écrit par 
  • Guillaume GARNIER
  •  • 695 mots

L'illustrateur de mode George Barbier est une des figures fascinantes de l'Art déco. D'un style graphique accompli, les vignettes qu'il a composées apportent une vision à la fois sophistiquée et sereine du monde de la mode. Barbier fut également un illustrateur de livres. Né à Nantes en 1882, il effectue ses études à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean-Paul Laurens. Devenu indép […] Lire la suite

BERTALL CHARLES ALBERT D'ARNOUX dit (1820-1882)

  • Écrit par 
  • Laura NOESSER
  •  • 848 mots

Dessinateur, caricaturiste et photographe, Bertall se forme à la scène de genre dans l'atelier de Drolling. Émule de Gavarni, dont il se rapproche par l'inspiration, Bertall retrace l'histoire des mœurs du second Empire dans la presse comique ( Magasin pittoresque , L'Illustration , Journal pour rire ...) et dans de nombreux albums de caricature, et travaille à la fin de sa vie pour Barba, l'édite […] Lire la suite

BEWICK THOMAS (1753-1828)

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 662 mots

Graveur à Newcastle, Bewick est l'un des « pères » du livre illustré romantique. Il a mis en valeur et fait reconnaître la validité de la technique du bois de bout : la plaque faite d'aubier de buis est coupée perpendiculairement au sens des fibres, et non parallèlement, comme dans le bois de fil. L'utilisation d'un bois dur et la coupe de la plaque autorisent l'emploi de l'outil de la gravure nob […] Lire la suite

BOIS DE BOUT, gravure

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 883 mots

Après avoir connu de grandes heures dans les débuts du livre illustré, la gravure sur bois n'a survécu aux xvii e et xviii e  siècles qu'à titre ornemental dans le texte. Elle était réservée aux fleurons, bandeaux et culs-de-lampe, tandis que la gravure sur métal, plus noble, dominait pour les planches d'illustration proprement dite, présentées en hors-texte ; le bois gravé était presque tombé en […] Lire la suite

ROMANTISME

  • Écrit par 
  • Henri PEYRE, 
  • Henri ZERNER
  •  • 22 144 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Les arts graphiques et le livre illustré »  : […] Une place de choix doit être faite, au contraire, aux arts graphiques. On pouvait les traiter plus librement que les arts « majeurs ». Le retour à Rembrandt et à Dürer, la gloire de Piranèse, en qui les romantiques anglais et français découvrent et exaltent l'auteur des Prisons , l'exemple initiateur de Goya sont à l'origine d'un renouveau de l' eau-forte. Autour des aquafortistes des années trent […] Lire la suite

CASTELLI HORACE (1825-1889)

  • Écrit par 
  • Laura NOESSER
  •  • 516 mots

Horace Castelli appartient à l'école de graveurs sur bois de bout qui, dans le sillage étincelant de Gustave Doré, poursuit la tradition du livre illustré romantique entre 1860 et 1880. Travaillant principalement pour la Bibliothèque rose illustrée dont il est un des plus vivants imagiers, il réussit à dominer la contrainte du format uniforme par l'alternance éprouvée du hors-texte et de l'« image […] Lire la suite

DAUBIGNY CHARLES FRANÇOIS (1817-1878)

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 754 mots
  •  • 1 média

Issu d'une lignée d'artistes qui compte plusieurs peintres en miniatures, Charles François Daubigny est initié à la peinture par son père, Edme François, qui est un élève de Victor Bertin. Très jeune, il doit travailler :« Il eut à naître artiste, dans une famille d'artistes, trouver dans son berceau d'enfant deux puissances irréconciliées encore, le génie et la pauvreté ; entrer dans la vie sous […] Lire la suite

DAVID JULES (1808-1892)

  • Écrit par 
  • Françoise TÉTART-VITTU
  •  • 572 mots

Célèbre dessinateur de mode particulièrement apprécié des Anglo-Saxons, grands amateurs d'aquarelles. Les carnets de croquis de Jean-Baptiste, dit Jules David, ont été révélés en 1987 lors d'une exposition ( Dessins de mode : Jules David, 1808-1892, et son temps , Salon du Vieux-Colombier, mairie du VI e  arrondissement, Paris). Ce peintre illustrateur lithographia de nombreuses vignettes pour des […] Lire la suite

DRIAN ADRIEN DÉSIRÉ ÉTIENNE dit (1885-1961)

  • Écrit par 
  • Guillaume GARNIER
  •  • 766 mots

Dessinateur, graveur et décorateur, Drian est l'interprète talentueux de la mode Art déco dans ce qu'elle a de nerveux, d'éphémère. Venu à Paris vers 1898, Drian s'oriente bientôt vers l'illustration ; ses compositions, publiées dans L'Art et la mode , sont d'un style élaboré mais encore bien conventionnel. La description des robes et de leurs falbalas gomme la présence anatomique, et les femmes q […] Lire la suite

GIGOUX JEAN-FRANÇOIS (1806-1894)

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 364 mots

Élève de Gros, le peintre Jean-François Gigoux fut aussi un lithographe célèbre et le pionnier de l'illustration romantique ; dans son atelier, il forma de nombreux disciples, qui comprirent la leçon d'une double carrière : de peintre au Salon, d'illustrateur dans la presse et le livre. Gigoux est en effet l'un des premiers artistes à avoir pris conscience de l'avenir du métier d'illustrateur, dév […] Lire la suite

GRAVEURS SUR BOIS ROMANTIQUES

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

La gravure sur bois de bout a été importée en France par un graveur anglais, Charles Thompson. Appelé par Ambroise Firmin Didot en 1817, il forma un atelier avec des compatriotes et, peu à peu, des disciples français, et suscita rapidement une émulation sur place avec des graveurs concurrents, comme Brevière à Rouen ou Durouchail à Paris. Tout au long de la période romantique, le rôle des graveurs […] Lire la suite

GRAVURE

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT, 
  • Michel MELOT
  •  • 8 560 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La gravure, mode de reproduction ou mode d'expression »  : […] La gravure n'est pas née de volontés esthétiques mais de la nécessité pratique de multiplier les images, dans ce même mouvement qui assurait la diffusion des textes par l'imprimerie. Sur ces origines très obscures on ne peut faire que des hypothèses. À la fin du xiv e  siècle, les gravures sur bois, ou xylographies, faisaient l'objet d'un commerce de colportage, en particulier dans les lieux de p […] Lire la suite

GREENAWAY KATE (1846-1901)

  • Écrit par 
  • Laura NOESSER
  •  • 795 mots

L'illustratrice anglaise Kate Greenaway est redevable de sa vocation à son père graveur. Des séjours d'enfance à la campagne où elle a pu observer des usages surannés lui fournissent les éléments d'un style vestimentaire au charme indéniable : longs manteaux boutonnés, capotes à rubans, larges ceintures pastel, mitaines, ombrelles et éventails. Ce sont en effet des petites filles qui peuplent ses […] Lire la suite

ILLUSTRATION

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN, 
  • Constance MORÉTEAU
  •  • 9 160 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « L'illustration pour l'enfant »  : […] « What is the use of a book without pictures ? », demande Alice qui s'endort sur un livre de texte avant d'entrer dans le plus extraordinaire des livres illustrés pour enfants... Comme le constate Alice, l'image est consubstantielle au livre pour enfants. L' Orbis sensualium Pictus (1658) du Tchèque Comenius, méthode d'apprentissage plurilingue de la lecture, prototype de l'abécédaire à figures, […] Lire la suite

JOHANNOT ALFRED (1800-1837) & TONY (1803-1852)

  • Écrit par 
  • Michel MELOT
  •  • 379 mots
  •  • 1 média

Les plus célèbres et les plus prolifiques des illustrateurs romantiques furent les frères Johannot d'origine française. Le plus connu des trois frères est Tony, le plus jeune, qui naquit en Allemagne à Offenbach-sur-le-Main ; le père, François Johannot, avait été un pionnier de la lithographie. Alfred fut le collaborateur de Tony après avoir essayé, avec un succès certain mais fort éphémère, de fa […] Lire la suite

LITHOGRAPHIE ROMANTIQUE

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 1 018 mots

À la différence des procédés de gravure dits « en creux » (pour le métal) et « en relief » (pour le bois), la lithographie est un procédé « à plat ». Le dessin est tracé à l'encre grasse sur la pierre lithographique, un fin calcaire bavarois, très poreux, laquelle est ensuite humidifiée et enduite d'encre d'imprimerie : l'encre ne se dépose alors que sur les surfaces dessinées, car elle est repous […] Lire la suite

LIVRE

  • Écrit par 
  • Jacques-Alexandre BRETON, 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Jean TOULET
  •  • 26 563 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Fonctions de l'image »  : […] « La page de titre illustrée, remplie d'allusions iconologiques, pompeux portail conduisant au royaume du livre, est une véritable création du baroque » (O. Benesch). L'idée que le livre est un espace fermé, à la fois demeure et monument dont le seuil doit être magnifié par des formes figurées, est déjà présente dans le livre manuscrit. Les encadrements gravés sur bois que l'on trouve sur les pag […] Lire la suite

MOREAU LOUIS GABRIEL, dit L'AÎNÉ (1740-1806) & JEAN-MICHEL, dit LE JEUNE (1741-1814)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 767 mots
  •  • 1 média

Les deux frères Louis Gabriel et Jean-Michel Moreau, dits respectivement l'Aîné et le Jeune, fils d'un perruquier de la rue de Bussy, à Paris, ont eu deux carrières bien différentes et nous intéressent aujourd'hui à des titres très divers. L'un, le Jeune, est en quelque sorte le Cochin du règne de Louis XVI : dessinateur et graveur de fêtes, d'illustrations (telles les remarquables vignettes dont […] Lire la suite

NANTEUIL CÉLESTIN (1813-1873)

  • Écrit par 
  • Bruno FOUCART
  •  • 393 mots

À dix-neuf ans, Célestin Nanteuil atteint en même temps la célébrité et sans doute le sommet de son talent. Ce « jeune homme moyen âge », selon l'expression de Théophile Gautier, s'impose dans ses eaux-fortes et ses lithographies comme l'interprète idéal des romantiques, de Victor Hugo à Alexandre Dumas, de Gérard de Nerval à Pétrus Borel. Les quatre frontispices commandés en 1832 par le libraire […] Lire la suite

RICHTER LUDWIG (1803-1884)

  • Écrit par 
  • Laura NOESSER
  •  • 693 mots

Peintre, graveur et dessinateur allemand. Né et mort à Dresde où il enseigne à l'Académie des beaux-arts, Ludwig Richter porte à sa perfection l'art de la gravure sur bois. Il profite de l'invention de l'Anglais Thomas Bewick qui, à la fin du xviii e siècle, avait mis au point la technique sur bois de bout qui permet de rendre les finesses du dessin. C'est à Richter, ainsi qu'à Adolph von Menzel […] Lire la suite