VICTORIA ou VITTORIA TOMÁS LUIS DE (1548 env.-1611)

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Un Espagnol en Italie

C'est à Ávila, où il est né, que Victoria est enfant de chœur à la cathédrale, y apprenant vraisemblablement le contrepoint en chantant la polyphonie de ce temps. Il part pour Rome parfaire ses études de théologie et de musique ; en 1565, il est admis au Collegium germanicum où il reste jusqu'en 1568 ou 1569. Il est l'élève de Palestrina et peut-être, selon l'opinion d'Higinio Anglés, de Jacobus de Kerle, maître de chapelle du cardinal Otto Truchsess von Waldburg, à qui il dédie son premier livre de motets (1572). Palestrina le fascine tellement qu'il copie jusqu'à son costume et sa coiffure. En 1569, Victoria est organiste et maître de chapelle de Sancta Maria di Monserrato ; de 1573 à 1578, il succède à Palestrina au Séminaire romain, comme maître de chapelle, fonction qu'il exerce aussi à Saint-Apollinaire. En 1575, il est ordonné prêtre et, quatre ans plus tard, il entre au service de l'impératrice Marie, fille de Charles Quint et veuve de Maximilien II d'Autriche ; il la sert durant vingt-quatre ans. Il est aussi chapelain de San Girolamo della Caritá, avant son retour à Madrid en 1587. En 1592, il fait un second voyage à Rome, mais reprend ses fonctions en 1596 auprès de l'impératrice qui s'est retirée au couvent des Royales-Déchaussées de Madrid. Quand elle meurt, Victoria écrit une messe de requiem (1603), et il reste simple organiste du couvent jusqu'à la fin de sa vie.


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Écrit par :

  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien

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ESPAGNE (Arts et culture) - La musique

  • Écrit par 
  • Luis CAMPODÓNICO, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 5 635 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Des « cantigas » au Siècle d'or »  : […] Tout comme le romancero sera, dès le xiv e  siècle, le point de départ d'une poésie née dans le peuple et aboutissant au verbe lumineux des poètes du Siècle d'or (Garcilaso de la Vega, saint Jean de la Croix, Luis de Góngora y Argote, Lope de Vega, Francisco Gómez de Quevedo y Villegas), contemporains du Greco (1541-1614) et de Zurbarán (1598-1664), les cantigas auront été l'antécédent lointain […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espagne-arts-et-culture-la-musique/#i_11811

Pour citer l’article

Pierre-Paul LACAS, « VICTORIA ou VITTORIA TOMÁS LUIS DE (1548 env.-1611) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/victoria-vittoria/