VÉRONÈSE (1528-1588)

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La Belle Nani, Véronèse

La Belle Nani, Véronèse
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Le Repas chez Lévi, Véronèse

Le Repas chez Lévi, Véronèse
Crédits : Bridgeman Images

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Les Noces de Cana, Véronèse

Les Noces de Cana, Véronèse
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L'Enlèvement d'Europe, Véronèse

L'Enlèvement d'Europe, Véronèse
Crédits : Bridgeman Images

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La formation

Fils d'un spezapreda (tailleur de pierre-sculpteur) de Vérone, Paolo Caliari, dit Véronèse, est placé, dès l'âge de dix ans, pour y apprendre la peinture, chez Antonio Badile, mais il se plaît également, suivant l'exemple paternel, à faire des modèles en terre. Avide de connaître toutes les tendances qui vont de la tradition héritée de Mantegna à la génération véronaise du début du xvie siècle, déjà représentée de diverses manières à Venise, il fréquente Gianfrancesco Caroto et Torbido, qui travaillent dans le style de Giorgione, Antonio Badile, coloriste classique mais original et Domenico Brusasorzi, compositeur fantasque ; il s'intéresse également aux suggestions « froides » des maîtres de Brescia, de Romanino à Savoldo et à Moretto, dont il voit des peintures dans les églises de la ville. Soudain, pourtant, il adopte une attitude d'indépendance, tout en restant fidèle, en vertu des liens anciens, à la pureté cérébrale de certaines gammes de couleurs propres au vieil héritage gothique, qui était bien représenté à Vérone.

Il est certain que la mystérieuse formation de Paolo s'explique en grande partie par la situation particulière de cette ville dans la géographie artistique de l'époque : proche de Mantoue et de Parme, ainsi que des routes conduisant à Venise, Vérone était par là ouverte aux trouvailles les plus inédites du maniérisme. Paolo fit probablement quelques voyages à Mantoue, qui lui procurèrent le moyen de connaître directement les œuvres de Giulio Romano à la Reggia et au palais du Te. Il n'y trouva pas seulement une incitation explicite à suivre le « romanisme » monumental, dans le sillage de Michel-Ange ou du dernier Raphaël, mais surtout, semble-t-il, l'occasion de revenir au sens architectural de l'espace, figures et couleurs s'ordonnant alors à l'intéri [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art moderne, faculté des Belles-Lettres, université de Venise

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Pour citer l’article

Terisio PIGNATTI, « VÉRONÈSE (1528-1588) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/veronese/