VÉRITÉ, logique

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

La réflexion sur la vérité a suscité bien des spéculations philosophiques. D'abord sur sa nature. Deux positions, l'une réaliste, l'autre idéaliste, s'opposent sur ce problème : d'un côté, la vérité se définit par l'adéquation de l'esprit à la chose, avec souvent l'entendement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_7

ANALYTIQUE PROPOSITION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 456 mots

Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle qu'une proposition analytique est vraie en vertu d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-analytique/#i_7

ANSELME DE CANTORBÉRY (1033/34-1109)

  • Écrit par 
  • Michel-Marie DUFEIL
  •  • 2 177 mots

Dans le chapitre « Un des premiers maîtres du dialogue entre la logique et la foi »  : […] Né à Aoste, d'un puissant lignage, Anselme est venu jeune à l'abbaye du Bec (Bec-Hellouin) en Normandie, dont l'abbé, Lanfranc, était son compatriote ; il y parcourut, selon la science et la foi de son temps, un cycle de fructueuses études sur la Bible, en logique et en patristique. Il y gravit les échelons des fonctions internes d'enseignement et de gouvernement. En 1063, pour sa trentaine, il es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anselme-de-cantorbery/

BOLZANO BERNARD (1781-1848)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 3 612 mots

Dans le chapitre « Théorie de la science »  : […] Le but de la théorie de la science est de décrire la constitution et la structure des systèmes scientifiques. Pour Bolzano, une science est un certain ensemble de vérités en soi, découpé dans la totalité des vérités selon des critères qui doivent répondre à la fois à une interrogation théorique, propre à cette science, et aux exigences de la pratique à laquelle elle se destine. L'ensemble des vér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-bolzano/#i_7

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Du langage ordinaire au langage philosophique »  : […] Que les mots philosophiques en général et le mot « croyance » en particulier comportent plusieurs significations s'explique aisément. D'abord, le langage philosophique, en dépit de son voisinage avec le langage des sciences et de l'attraction exercée par l'idéal d'univocité de ce langage, n'est jamais tout à fait coupé du langage ordinaire dont tous les mots usuels sont chargés de significations m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Expliquer et déduire »  : […] Au paradigme relationnel se rattache la conception nomologico-déductive de l'explication que l'on croit due à E. Goblot, mais qui est antérieure. En analysant une explication, on y découvre un ou plusieurs énoncés décrivant des conditions particulières, et un énoncé général, de forme implicative, qui est la loi. Ainsi : « Cette pierre est un corps, tous les corps tombent, donc cette pierre tombe.  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_7

DIALECTIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Marie GAUTIER
  •  • 1 605 mots

Dans le chapitre « Un art du dialogue »  : […] Pour Platon, la dialectique se caractérise par un jeu alterné de questions et de réponses qui conduit à découvrir la vérité. Elle relève à la fois d'un art du dialogue et d'une maïeutique des idées visant à atteindre le vrai, qui permet en retour de légitimer les éléments du monde sensible. C'est en ce sens qu'il est possible d'affirmer que la dialectique platonicienne correspond à un mouvement b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique-notion-de/

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La croyance chez Kant et chez Hume »  : […] Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2 e  éd.), Kant écrit : « Si toute connaissance débute avec l'expérience, cel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_7

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

La définition classique de la vérité et de l'erreur est celle d'Aristote : « Dire de ce qui est qu'il est, ou de ce qui n'est pas qu'il n'est pas, c'est dire vrai ; dire de ce qui n'est pas qu'il est ou de ce qui est qu'il n'est pas, c'est dire faux. » Cet énoncé, parfois jugé trop métaphysique, a retrouvé, dans les années 1930, grâce aux travaux de logiciens tels qu'Alfred Tarski, un regain de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_7

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme logique et la construction logique du monde »  : […] Le programme empiriste classique ne peut mener qu'au scepticisme, parce qu'il paraît incapable de fonder la connaissance, et en particulier la connaissance scientifique, sur l'expérience sensible : comment celle-ci, si elle est intrinsèquement subjective, peut-elle justifier une connaissance objective et universelle ? Et comment peut-on espérer dériver « empiriquement » les concepts des mathématiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/

FORMALISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 5 002 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Logique et mathématique »  : […] Cela ne signifie pas qu'il n'y ait aucun moyen de distinguer rigoureusement entre axiomes « logiques » et axiomes « mathématiques ». Cette distinction est une question d'interprétation du système formel, c'est-à-dire de construction d'un modèle, ensemble d'objets mathématiques qui peuvent être mis en correspondance avec les symboles et les formules du système. À la suite des travaux de l'école pol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme/#i_7

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « La logique et l'idéalisme »  : […] Il est probable que l'idéalisme se sépare du réalisme en accordant au jugement la primauté sur le concept. Ce sont les concepts qui ont d'abord la charge de l'import ontologique. Admettre que le jugement définit des concepts, ou que les concepts dérivent des jugements, équivaut à définir les concepts au moyen des relations ; alors ils dépendent directement de l'activité intellectuelle et linguist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_7

IDÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Joseph GABEL
  •  • 6 770 mots

Dans le chapitre « Idéologie et vérité »  : […] Reste la question importante des rapports entre idéologie et vérité (H. Lefebvre et F. Châtelet, Idéologie et Vérité ). Son étude complète demanderait un article spécial, mais le présent travail serait incomplet s'il n'en posait au moins les jalons. La distinction entre l'origine sociologique des connaissances et la détermination sociopolitique de la co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideologie/#i_7

KRIPKE SAUL (1940- )

  • Écrit par 
  • Scott SOAMES
  • , Universalis
  •  • 1 181 mots

Logicien et philosophe américain né le 13 novembre 1940 à Bay Shore, New York. Saul Aaron Kripke commence à travailler sur la sémantique de la logique modale dès le lycée (à Omaha, Nebraska). Il écrit à cette époque un article révolutionnaire, « A Completeness Theorem for Modal Logic », qui sera publié dans le Journal of Symbolic Logic en 1959, alors qu'il entre juste à Harv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saul-kripke/#i_7

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La question de la signification »  : […] Si le langage en constitue le centre, c'est en plusieurs sens qui ne peuvent être confondus. Pour une large part et jusqu'à la fin des années 1970, avec Saul Kripke, Hilary Putnam, puis David Lewis, la philosophie du langage a emprunté à Frege son approche de la signification en faisant de la logique et de l'analyse logique du langage un paradigme dominant. Cette orientation a toutefois débouché […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Bernard Bolzano »  : […] La logique de Bolzano, comme celle de ses prédécesseurs, est englobée dans une théorie de la science dont le but est d'explorer toutes les activités mises en œuvre dans la construction d'une science. Sa théorie de la science part donc de la logique formelle, exposée dans les deux premiers volumes de la Wissenschaftslehre (1837), suivie d'une théorie de la connaissance et abo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_7

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La notion logico-linguistique de modalité »  : […] Traditionnellement, logiciens et philosophes appellent modalité toute modification d'une proposition par une expression de nécessité, de possibilité, d'impossibilité ou de contingence. Syntaxiquement, les expressions modales sont des fonctions qui, attachées à des phrases, forment des phrases (ainsi « nécessairement » attaché à la phrase « 2 + 2 = 4 » forme la phrase « nécessairement 2 + 2 = 4 ») […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_7

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Syntaxe, sémantique, pragmatique »  : […] L'importance de cette « nouvelle logique » est telle, pour les néo-positivistes, que l'association du formalisme linguistique et de l'empirisme constitue l'une de ses novations fondamentales. L'un des représentants de cette attitude, Charles W. Morris, introduira une triple distinction, devenue classique, dans cette analyse du langage à laquelle il donnera le nom général de « sémiotique », théor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_7

PRAGMATIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 6 532 mots

Dans le chapitre « Tentatives d'unification »  : […] Le programme de Hansson (1974) s'efforce d'articuler trois degrés de la pragmatique, qui chacun prennent en compte un certain aspect du contexte de telle manière que la notion de contexte s'enrichisse progressivement. Au premier degré correspond l'étude des symboles indexicaux, c'est-à-dire des expressions systématiquement indéterminées dont le sens et la référence varient a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatique/#i_7

PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 4 590 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ? »  : […] Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 3 341 mots
  •  • 1 média

Une proposition est dite prouvée si, ayant été établie par une méthode reconnue, elle fait l'objet d'une croyance. Cette formulation permet de distinguer quatre versants dans la théorie de la preuve : 1 o  un élément sémantico-formel, la proposition qu'il s'agit de prouver ; 2 o  un dispositif objectif de mise à l'épreuve de la proposition ; 3 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-epistemologie/

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Être et pensée »  : […] En 1964, cependant, succède à l'élaboration d'un organon la restitution de la dialectique sous-jacente à la psychanalyse. Dans cette vue, l'analyse des opérations logiques dont se soutient le cogito porte au niveau d'une critique de l'ontologie la genèse précédemment développée du rapport du signifiant au sujet. Le sujet se constitue, en effet, de l'écl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_7

SOCRATE (469-399 av. J.-C.) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG
  •  • 2 725 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les certitudes de Socrate »  : […] Socrate répète qu'il ne sait rien, qu'il n'a rien à enseigner, qu'il n'a pas de disciples. Il n'a pourtant rien d'un sceptique. Faut-il voir dans son ignorance affichée la façade ironique d'un savoir caché, comme en ces statues de Silènes auxquelles le compare Alcibiade dans le Banquet platonicien, et qui s'entrouvraient pour laisser voir la figure d'un dieu ? On a autant de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socrate-et-ecoles-socratiques/

STRAWSON PETER FREDERICK (1919-2006)

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 2 337 mots

Dans le chapitre « Théorie « performative » de la vérité »  : […] Dire qu'un énoncé est vrai, ce n'est pas faire un énoncé sur un autre énoncé, mais accomplir un acte tel qu'accepter, admettre, confirmer, souligner le même énoncé, confesser, soutenir ou acquiescer à ce qui a été dit, selon les contextes. L'usage de « vrai » n'est pas de décrire mais d'exprimer un accord, un acquiescement, une concession... Cette analyse performative de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peter-frederick-strawson/#i_7

TARSKI ALFRED (1902-1983)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 1 076 mots

Dans le chapitre « Le concept de vérité »  : […] À partir du début des années trente, Tarski prit conscience du caractère étroit des méthodes syntaxiques qu'il avait suivies jusqu'alors, et il s'efforça de mettre au point des concepts sémantiques correspondant plus fidèlement aux notions utilisées dans le langage ordinaire – principalement le concept de vérité et celui de conséquence logique. Le premier est analysé dans sa célèbre étude sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-tarski/#i_7

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Dans le chapitre « La vérité est la totalité »  : […] L'être ne peut être vrai que s'il est totalité. Le vrai doit comprendre jusqu'aux erreurs qui, exclues, seraient « ailleurs » et réduiraient la totalité à une partie, c'est-à-dire à une abstraction. Contrairement à la conception criticiste du savoir, la pensée vraie est rupture avec l'immédiat du donné, avec l'intuitif. Celui-ci, toujours circonscrit dans ses « vues » (fussent-elles mises ensemble […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_7

VÉRITÉ VALEUR DE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 246 mots

Expression exclusivement technique, usitée en logique moderne. Les valeurs de vérité sont au nombre de deux : le vrai et le faux. Elles sont assignées aux propositions atomiques (de manière analogue à l'assignation de valeurs numériques aux expressions algébriques). La valeur de vérité des propositions composées ou moléculaires est directement fonction des valeurs de vérité des propositions atomiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeur-de-verite/#i_7

WITTGENSTEIN LUDWIG

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 4 202 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le système du « Tractatus » »  : […] Lorsqu'il écrit le Tractatus , Wittgenstein a rencontré le problème philosophique en réfléchissant sur la nature des énoncés scientifiques, et peut-être aussi en s'interrogeant sur le sens des écrits de Tolstoï. Le livre propose une réponse à la question : Que peut-on exprimer  ? Cette réponse est résumée dans la préface de l'auteur : « Ce qui peut être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-wittgenstein/#i_7