Variations pour orchestre, opus 30, WEBERN (Anton von)

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Esthétique

Pour Webern, le timbre est un paramètre essentiel du son. Comme Schönberg, il est attaché à une écriture polyphonique et au principe de la variation, mais l'abandon de la tonalité et le rejet de la mélodie et de l'harmonie engendrent une musique athématique. Webern favorise la petite forme, «forme concentrée à un si haut degré qu'elle ne peut supporter un long développement dans le temps, par suite de la richesse des moyens employés et de la poétique qui les gouverne». (Pierre Boulez). Son goût pour la concision, l'économie des moyens et le dépouillement, de même que son intérêt pour le silence – qui adopte une valeur structurelle et expressive – sont une réaction contre les épanchements postromantiques.

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Écrit par :

  • : musicologue, analyste, chef de chœur diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, chargée de cours à Columbia University, New York (États-Unis)

Pour citer l’article

Juliette GARRIGUES, « Variations pour orchestre, opus 30, WEBERN (Anton von) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/variations-pour-orchestre-opus-30-webern-anton-von/