UNIVERSEL

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] Cette dualité est déjà saisissable dans le célèbre Proœmium (Prologue) de la Métaphysique (A, 1 et 2), où Aristote analyse l'idée traditionnelle de la philosophie. S'il est clair que la philosophie est un savoir de type scientifique qui s'élève au-dessus de la sensation par l'intermédiaire de l'imagination, de la mémoire et de cette première forme de généralisation qu'est l'expérience, s'il est c […] Lire la suite

BURIDAN JEAN (1300 env.-apr. 1358)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
  •  • 454 mots

Recteur de l'université de Paris en 1328 et en 1340, commentateur d'Aristote et logicien. L'enseignement en logique de Jean Buridan ( Summulae logicae ) dépend de celui de Pierre d'Espagne et de celui d'Ockham. S'il reçoit du premier la distinction entre la « signification » d'un nom et sa « valeur de suppléance » ou de « substitution », il estime avec le second que toutes les parties d'une énonci […] Lire la suite

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Dans le chapitre « Les propriétés du concept »  : […] La tradition rationaliste établit une différence tranchée entre la connaissance intuitive et la connaissance conceptuelle, en lesquelles elle voit deux niveaux irréductibles de savoir. La tradition empiriste, en revanche, conçoit plutôt ces deux modes de connaissance comme des réalisations, selon des degrés différents, d'une seule et même modalité fondamentale. Que les concepts soient compris comm […] Lire la suite

HISTOIRE GLOBALE

  • Écrit par 
  • Pierre-Yves SAUNIER
  •  • 5 954 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L’objet de l’histoire globale  »  : […] La définition des types et des périmètres des sources repose sur des définitions fondamentales du récit et de l’analyse historique. De qui et de quoi écrit-on l’histoire selon les différentes acceptions de l’histoire globale ? Il y a ici un véritable antagonisme entre une histoire connectée proche des acteurs humains et de leur logique, et la Big History qui place le projecteur ailleurs que sur […] Lire la suite

INDIVIDU

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT
  •  • 4 626 mots

Dans le chapitre « La métaphore biologique »  : […] La critique n'est pas à faire de la démarche hégélienne, si du moins par critique on entend réfutation systématique et scientifique ; mais on peut décrire les procédés de construction philosophique qui permettent à Hegel de faire de l'individuation le ressort d'une similitude entre une totalité organique et une totalité sociale. Cela ne lui est nullement spécifique. Il faudrait pouvoir citer inté […] Lire la suite

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd »  : […] Le premier d'entre eux est Abū ‘Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā, l' Avicenne des Latins chez lesquels il exerça à partir du xii e  siècle une influence considérable. Né en 370/980, mort en 429/1037, Ibn Sīnā mena une vie agitée entre plusieurs cours princières du nord-est et du nord de l'Iran, fort d'un savoir encyclopédique très tôt acquis et connu surtout comme médecin : il est l'auteur d'un Canon de mé […] Lire la suite

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « Le principe d'universalité »  : […] Ce qu'est la liberté, non pas conçue comme une idée théorique, métaphysique, mais la liberté agissante, la volonté libre et la volonté de liberté, c'est donc le principe de l'universalité : la volonté libre est volonté d'universalité, puisqu'elle est la volonté de tout être humain qui se veut humain, elle est raison pratique (Kant). Le devoir est ainsi saisi, implicitement d'abord par toute consc […] Lire la suite

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « Problème des universaux et science des termes »  : […] Si, adoptant la voie classique, on entre dans le nominalisme médiéval par le problème des universaux, on se demandera comment ces universaux se présentent à un médiéval formé dans la tradition logique issue d'Aristote. Un passage fameux de l'introduction écrite par le philosophe néo-platonicien Porphyre au traité aristotélicien des catégories explique qu'il s'agit des genres et des espèces, par e […] Lire la suite

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( res ) singul […] Lire la suite

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Universalité »  : […] Le soupçon sophistique accompagne toute philosophie : la question de l'être a-t-elle un sens en dehors d'une aire linguistique, et plus précisément d'une syntaxe, celle de la langue grecque ancienne ? Indiscutablement, la philosophie « parle grec » ou a du moins commencé par parler grec. Sans doute est-elle née dans certaines conditions de langue et de culture, mais celles-ci ont depuis longtemps […] Lire la suite

PIERRE AURIOL (1280-1322)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
  •  • 671 mots

Théologien franciscain, né près de Gourdon, dans le Quercy. En 1304, Pierre Auriol étudie à l'université de Paris, où il suit peut-être l'enseignement de Jean Duns Scot. En 1312, il enseigne au studium generale des Frères mineurs de Bologne et, en 1314, à celui de Toulouse. Il est licencié en théologie en 1318. De 1318 à 1320, date de son élection à la charge de provincial d'Aquitaine, il enseign […] Lire la suite

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Autonomie et limites de la raison »  : […] Partout, il s'agit d'universalité, en science autant qu'en morale ; mais elle n'est pas partout de même rang. Il s'agit toujours d'autonomie de la raison, mais d'une autonomie qui n'est pas toujours de même étendue. Pris en lui-même, le discours de la science est universel et postule l'adhésion de tous ceux qui y prennent part ; mais il ne l'est qu'à cette condition : une autre universalité infin […] Lire la suite

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Histoire et intersubjectivité »  : […] Cette morale ne fut jamais achevée (nous disposons à présent de son ébauche, un volumineux ensemble de notes, publié à titre posthume sous l'intitulé Cahiers pour une morale ) . Si Sartre abandonna ce projet, c'est, dit-il, du fait d'avoir pris conscience, progressivement, que la façon dont il envisageait jusqu'alors la liberté était trop idéale et désincarnée – prenant trop peu en compte ce que […] Lire la suite

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le souci de l'intelligibilité »  : […] On peut assigner, avec René Thom, deux buts fondamentaux à la science : l' action ou la connaissance. « S'il est légitime de considérer la totalité des activités scientifiques comme un continuum, dit le mathématicien, il n'en demeure pas moins que ce continuum a pour ainsi dire deux pôles. Un pôle regarde la connaissance pure : comprendre le réel, tel est, en ce point le but fondamental de la scie […] Lire la suite

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des médiévaux dès le ix e  siècle, ceux-ci ont eu d'emblée quelque connaissance de l'un des […] Lire la suite