U.L.M. (ultralégers motorisés)

Les U.L.M. (ultralégers motorisés) sont nés en Californie au milieu des années 1970 et apparus en France en 1979. Leur origine est explicitée dans la première partie de leur nom : les ultralégers. La grande légèreté permise par les matériaux modernes a favorisé, dans les années 1970-1975, le développement et l'expérimentation des planeurs ultralégers (P.U.L.), dits deltaplanes ou ailes delta, grands cerfs-volants sous lesquels s'attache le pilote de vol libre.

Une des contraintes liées à sa pratique est la nécessité de disposer d'une pente suffisante pour le décollage. Pour s'en affranchir les pratiquants ont recherché diverses solutions. L'une d'entre elles a été d'accrocher à l'aile un petit moteur (deux temps en général), permettant de décoller et de prendre une altitude suffisante avant d'effectuer un vol plané : l'U.L.M. était né.

L'idée sera vite reprise par d'autres amateurs, ne venant pas du vol libre, mais plutôt de l'aviation légère ou d'un milieu non aéronautique, et espérant trouver dans l'U.L.M. la possibilité de satisfaire leur désir de voler à des coûts moindres que ceux de l'aviation légère classique. Pour ces nouveaux adeptes, le but n'est plus de couper le moteur pour ensuite planer, mais de le conserver en fonctionnement du décollage à l'atterrissage, qui, courts, peuvent donc se pratiquer sur des terrains d'accès plus facile.

Ces différences d'approche se retrouvent matérialisées par deux grandes familles d'U.L.M. : les U.L.M. « pendulaires », deltaplanes sous lesquels sont accrochés des chariots portant le groupe motopropulseur, le siège du pilote et le train d'atterrissage (comme les P.U.L., ces U.L.M. pendulaires se pilotent par déplacement du centre de gravité du pilote par rapport au centre de poussée de l'aile) ; les U.L.M. « deux axes » (profondeur et roulis) ou « trois axes » (profondeur, roulis, lacet), véritables petits avions, ultralégers, dirigés par action du pilote sur des gouvernes aérodynamiques.

De nombreuses demandes et expériences existent aussi dans des domaines d'activité autres que le sport et le loisir : le travail agricole, où l'U.L.M. est un bon intermédiaire entre le tracteur et l'avion ou l'hélicoptère ; la surveillance (exploitation, lignes électriques, par exemple) ; la photo aérienne ; le remorquage de banderoles ; le tractage de P.U.L., ce qui permet à l'U.L.M. de revenir à sa vocation première.

—  Michel FRYBOURG

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Dans le chapitre «  De 1945 à 1981 »  : […] entre autres, de faire apparaître des machines de moins en moins lourdes, faites de matériaux solides et munies de petits moteurs fiables permettant l'heure de vol à 30 francs (1981). Ce sont les U.L.M. (ultra-légers motorisés). Les constructeurs amateurs s'en donnent à cœur joie en empruntant leurs moteurs aux voitures et même aux tronçonneuses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aviation-histoire-de-l-aviation/#i_89223

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Michel FRYBOURG, « U.L.M. (ultralégers motorisés) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ultralegers-motorises/