TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS (TOC)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le traitement des TOC

Les TOC peuvent être considérablement réduits, dans des proportions allant de 30 à 80 % en termes d’intensité, avec des moyens thérapeutiques qui ont prouvé leur efficacité et sont aujourd’hui codifiés au niveau international. Les approches chirurgicales introduites depuis la fin du xxe siècle, notamment la stimulation cérébrale profonde (SCP) à haute fréquence, permettraient même dans certains cas de supprimer complètement les TOC, au prix cependant d’un appareil de stimulation lourd à supporter sur le long terme. Au-delà de cet aspect thérapeutique, les approches par SCP permettent de mieux comprendre la physiopathologie de ce trouble complexe et ouvrent des perspectives fortes vers des approches thérapeutiques par stimulation cérébrale non invasive.

Le traitement des TOC repose principalement sur un traitement médicamenteux à base d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) et sur les thérapies comportementales et cognitives (TCC). Les approches thérapeutiques par stimulation cérébrale invasive ou non invasive sont désormais considérées comme les vecteurs d’un avenir thérapeutique déterminants dans le traitement du TOC. La psychochirurgie n’est toutefois indiquée que dans les formes sévères pour lesquelles elle permet, dans environ 60 % des cas, une amélioration considérable.

Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

L’efficacité thérapeutique des IRS, médicaments appartenant à la classe des antidépresseurs, pour soigner les obsessions n’est pas liée à leur effet antidépresseur ; les patients qui souffrent de TOC nécessitent des doses plus importantes que dans les cas de dépression. Ces molécules agissent avec un délai d’action sur les symptômes obsessionnels plus long (de l’ordre de 8 à 12 semaines) que celui habituellement requis pour les symptômes dépressifs (de l’ordre de 3 à 6 semaines). Pour certains patients, l’effet thérapeutique est tel qu’il peut conduire à une diminution de 60 à 70 % de l’intensité des TOC. Dans des TOC d’intensit [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages

Écrit par :

  • : professeur des Universités, praticien hospitalier

Classification

Autres références

«  TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS (TOC)  » est également traité dans :

PSYCHOLOGIE CLINIQUE DES TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 1 060 mots

Les obsessions et les rituels sont décrits depuis très longtemps : par exemple, la scrupulosité morbide – qui peut s’apparenter à la rumination obsessionnelle – rapportée par les moines, en médecine les « monomanies raisonnantes » d’Esquirol ou encore la folie du doute notée par Legrand du Saulle évoquent des caractéristiques du trouble obsessionnel compulsif. Cependant, il revient à Pierre Janet […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Bruno MILLET, « TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS (TOC) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/troubles-obsessionnels-compulsifs-toc/