TRIANGLE D'OR (Paris)

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L'avenue George-V ou la lente érosion de la fonction résidentielle

Avenue George-V, les familles et les affaires cohabitent aujourd'hui encore. Givenchy ne s'y installe qu'en 1959 et Yves Saint Laurent y ouvre une boutique de prêt-à-porter et des bureaux en 1974 : le mouvement s'amorce lentement. Les hôtels particuliers de familles de la noblesse subsistent, par exemple au numéro 9, où habitèrent les marquis de Ganay. C'est aujourd'hui le siège de l'assemblée des chambres d'agriculture. Les immeubles qui jouxtent cette demeure sont occupés par les ambassades de Chine et d'Espagne. À côté ou en face, les immeubles encore résidentiels sont beaucoup plus nombreux que sur les autres avenues qui forment le Triangle d'or.

D'autres commerces de luxe tentent de s'implanter sur cette avenue en pleine évolution. Ainsi au numéro 46, le Carré d'or, sorte de galerie marchande conçue pour offrir une vitrine aux joailliers de la place Vendôme en ces terres de l'ouest extrême, a connu un départ difficile, peut-être en raison de la trop grande proximité des Champs-Élysées et de l'hétérogénéité sociale qui les caractérise. Aujourd'hui les boutiques sont fermées pour la plupart et un revendeur de téléphones portables s'est installé.

L'avenue George-V met ainsi en évidence un effritement en cours du tissu résidentiel, grignoté par les affaires et le luxe, alors que les autres avenues du triangle sont arrivées à une situation où le résidentiel n'est plus que résiduel.


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Monique PINÇON-CHARLOT, Michel PINÇON, « TRIANGLE D'OR (Paris) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/triangle-d-or/