TRAUMATISME PSYCHIQUE

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Évolution de la notion de trauma

Ce concept s'est construit sur les champs de bataille des guerres de l'histoire et connaît actuellement une médiatisation qui a permis de prendre conscience que, lors d'un conflit, c'est toute une population qui est concernée et pas seulement les soldats. Par ailleurs, la prise en compte des catastrophes « civiles », telles que les tremblements de terre, les inondations ou les prises d'otages, s'est révélée très importante pour la recherche tout autant que les aspects thérapeutiques..

En 1889, Herman Oppenheim invente le terme de « névrose traumatique » à partir d'un présupposé étiopathogénique. L'action mécanique du choc est tenue responsable de l'affection. À la même époque, Jean-Martin Charcot considère que la conscience serait « hypnotisée » par l'effroi engendré lors de l'événement traumatique.

Sigmund Freud construit une théorie générale des névroses où le traumatisme est considéré comme un choc violent (physique ou non) avec effraction psychique, puis bouleversement interne et psychique. Cet événement apporte un surcroît d'excitation psychique que l'individu a du mal à assimiler et qui provoque des troubles durables. La méthode cathartique doit permettre d'exprimer la décharge émotionnelle et d'aboutir à la disparition du symptôme de conversion. Le traumatisme psychique trouverait donc son origine dans des événements (réels ou fantasmés) antérieurs à la manifestation pathologique et à très forte charge émotionnelle, ce qui a motivé le refoulement.

En 1918, Sandor Ferenczi rappelle que, pour la psychanalyse, les symptômes névrotiques sont des manifestations (ou des réactions) de désirs inconscients, et que les symptômes des névroses traumatiques auraient pour conséquence une sorte de [...]

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Pour citer l’article

Hélène THOMAS, « TRAUMATISME PSYCHIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/traumatisme-psychique/