CÉNOMANIENNE TRANSGRESSION

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

France au Cénomanien supérieur

France au Cénomanien supérieur
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Afrique de l'Ouest

Afrique de l'Ouest
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Australie, 1

Australie, 1
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Australie, 2

Australie, 2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Tous les médias


Une tentative d'explication

Sur l'ensemble des continents, la grande marée mésocrétacée fut un événement considérable qui demande une explication générale.

On peut ramener à deux idées les différentes tentatives historiques d'interprétation des grandes transgressions. – Ce sont les continents et les fonds océaniques qui, par leurs mouvements respectifs, provoquent ces déplacements des côtes. E. Haug, en 1900, généralisa cette théorie qui acquit la valeur d'une loi : toute transgression sur une plate-forme continentale résulte d'une régression sur les géosynclinaux. – C'est le niveau de la mer qui s'élève par rapport à l'ensemble des continents. E. Suess fut, en 1890, le premier à évoquer ces oscillations propres de la surface des océans : il les nomma mouvements eustatiques, mais n'en chercha pas les causes.

Il convient d'abord de se demander dans quelle mesure des déformations tectoniques peuvent faire varier le niveau des mers.

Dans le temps d'une orogenèse, aucun fait ne permet d'admettre une variation sensible du volume global de la Terre ni de celui des eaux. Si ces deux prémices sont adoptés, seule la modification du volume des terres émergées peut modifier le niveau des mers : un orogène ne peut modifier ce niveau que s'il participe à un accroissement du volume continental, ce qui ne saurait se produire avant son émersion.

Si l'on adopte cette perspective, la « loi de Haug » pourrait se vérifier localement, dans la mesure où certains panneaux de l'écorce terrestre réagissent régionalement par subsidence à une montée des fonds océaniques, mais le postulat précédent implique que l'émersion d'une chaîne importante ne peut qu'entraîner un abaissement du niveau des mers : des transgressions locales s'opposeraient, dans le même temps, à une régression générale. Les faits contredisent d'ailleurs la loi de Haug, puisque la transgression mésocrétacée intéresse les cordillères et les sillons autant que les plates-formes.

Ce qui est important, c'est que cette transgression se situe dans une longue période de calme orogénique (« orogénique » est pris dans son sens strict de [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages




Écrit par :

  • : professeur à la faculté des sciences de l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie, directeur du laboratoire de géologie de l'École normale supérieure de Paris
  • : professeur à la faculté des sciences, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification


Autres références

«  CÉNOMANIENNE TRANSGRESSION  » est également traité dans :

AFRIQUE (Structure et milieu) - Géologie

  • Écrit par 
  • Anne FAURE-MURET
  •  • 18 698 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Le domaine saharien »  : […] Au début des temps mésozoïques s'instaure un nouveau dispositif structural qui est oblique par rapport aux limites établies durant les temps paléozoïques. L'histoire commence avec le Trias, qui est carbonaté marin dans le Sud tunisien et en Tripolitaine. Sur le domaine saharien, il est sous le faciès gréseux rouge continental ou laguno-marin avec un développement important de grands bassins évapo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/afrique-structure-et-milieu-geologie/#i_47046

Voir aussi

ÉROSION    EUSTATISME    NIVEAU DES MERS    OROGENÈSE

Pour citer l’article

André JAUZEIN, Charles POMEROL, « CÉNOMANIENNE TRANSGRESSION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/transgression-cenomanienne/