TRAITÉ THÉOLOGICO-POLITIQUE, Baruch SpinozaFiche de lecture

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Le pacte social

Dans le champ politique, les hommes ont donné le pouvoir au souverain par un contrat originaire, afin qu'il les protège contre la nature, contre les autres hommes et contre leurs propres passions ; mais ces passions survivent au pacte, et l'État ne peut donc subsister que s'il ne se contente pas de ce revêtement juridique mais range de son côté des armes plus fortes : les intérêts et les passions elles-mêmes. Une fois reconnue cette vérité passionnelle du contrat, il reste à établir que le souverain, dans son propre intérêt, doit limiter le pouvoir des Églises (comme chez Hobbes) mais accorder la plus grande liberté aux individus (au contraire de chez Hobbes) : car si les Églises ont trop d'autonomie, elles peuvent facilement soulever les foules ; et au contraire si les individus sont contraints outre mesure, ils sont poussés à la révolte. Ainsi, la liberté de philosopher ne va pas sans le contrôle de ses ennemis. Pour le démontrer, il aura fallu traverser les sphères de la théologie, de l'exégèse, du droit et de la politique, sans compter les références à l'histoire et l'analyse du fonctionnement des affects humains.

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Pierre-François MOREAU, « TRAITÉ THÉOLOGICO-POLITIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-theologico-politique/