TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS, Ludwig WittgensteinFiche de lecture

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Le problème de la logique

« Le but de la philosophie est la clarification logique de la pensée. » Ouvrage déconcertant et d’une grande beauté, le Tractatus aborde en une soixantaine de pages les problèmes auxquels s’étaient heurtés Gottlob Frege et Bertrand Russell en s’engageant dans un programme destiné à fonder les mathématiques sur la logique. À la différence de Russell, Wittgenstein va montrer que les constantes logiques ne représentent rien, et chercher à établir le caractère tautologique des vérités logiques.

Le contenu de l’ouvrage s’articule autour de sept axes majeurs, selon un système de numérotation qui en décline la composition sur le mode de l’explicitation des propositions principales. La proposition et la conception du sens qui lui est liée en constituent le centre. Une proposition est un énoncé doué de sens, c’est-à-dire susceptible d’être vrai ou faux. Selon la doctrine du Tractatus, ce qui fait d’un énoncé qu’il est doué de sens, c’est qu’il est l’image (Bild) d’un fait (Tatsache). Le langage, à ce titre, est en relation avec le monde, mais de façon très particulière. Car ce que tous deux possèdent en commun, c’est leur forme : la forme logique. Celle-ci est ce que la proposition et le fait possèdent en commun, à la manière de la partition et de l’exécution d’une même œuvre musicale.

Selon cette conception du langage, la logique n’est pas de nature à fonder quoi que ce soit, et les seules propositions qui puissent être investies d’une signification positive sont celles des sciences de la nature.


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Pour citer l’article

Jean-Pierre COMETTI, « TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS, Ludwig Wittgenstein - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tractatus-logico-philosophicus/