TOSCAN, langue

ACCADEMIA DELLA CRUSCA

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 387 mots

Académie littéraire italienne fondée à Florence en 1582 dans le but de purifier le toscan, langue littéraire de la Renaissance italienne. En partie grâce aux efforts de ses membres, le toscan, tel notamment que Pétrarque et Boccace l'avaient employé, devint au xvi e et au xvii e siècle un modèle pour la littérature italienne, bien que la rigidité avec laquelle l'Académie appliquait ses critères […] Lire la suite

BEMBO PIETRO (1474-1547)

  • Écrit par 
  • Paul RENUCCI
  • , Universalis
  •  • 1 785 mots

Dans le chapitre « Défense et illustration de la langue italienne »  : […] De 1506 à 1511, Bembo demeura tantôt à Rome tantôt à Urbin, où brillait une cour raffinée autour du duc Guidobaldo et de son épouse Élisabeth de Gonzague. Il y fut l'ami de Baldassarre Castiglione et de Jean de Médicis, alors exilé de Florence. En 1512, il apporte, par une épître latine ( De imitatione ), une notable contribution au débat, ouvert une trentaine d'années plus tôt, sur les règles qui […] Lire la suite

BONAGIUNTA DE LUCQUES BONAGIUNTA ORBICCIANI dit (1215 env.-env. 1296)

  • Écrit par 
  • Claudette PERRUS
  •  • 278 mots

Le nom du poète lucquois Bonagiunta Orbicciani figure dans des actes officiels datés de 1242, de 1250 (il y est désigné comme « juge et notaire ») et de 1296. Il est déjà mort en 1300, date fictive que Dante assigne à son voyage d'outre-tombe ( La Divine Comédie ) au cours duquel il rencontre Bonagiunta au purgatoire parmi les gourmands. On le classe parmi les guittoniens, groupe de poètes qui, av […] Lire la suite

DOLCE LUDOVICO (1508-1568)

  • Écrit par 
  • Marc LE CANNU
  •  • 560 mots

On doit à l'écrivain Ludovico Dolce, Vénitien formé à Padoue, une abondante production de traductions du latin, de commentaires (en particulier ceux du Décaméron et du Roland furieux ), de poèmes épiques, de comédies ( La Fabrizia , 1545 ; Il Ragazzo , 1541) qui, bien que dérivées des modèles de Plaute et de Térence, trahissent l'influence de l'Arétin. Mais le nom de Dolce demeure surtout attaché […] Lire la suite

ITALIE - Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Dominique FERNANDEZ, 
  • Pierre LAROCHE, 
  • Angélique LEVI, 
  • Jean-Paul MANGANARO, 
  • Philippe RENARD, 
  • Jean-Noël SCHIFANO
  •  • 29 122 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Les « professionnels » de la littérature »  : […] Le souvenir de la Rome antique et de ses splendeurs a été fatal pour la littérature italienne. Depuis la chute de l'Empire romain jusqu'à l'écroulement du fascisme, la péninsule a été la proie tantôt d'invasions étrangères, tantôt de guerres civiles, et si les infortunes de la patrie ont inspiré quelques-uns de leurs plus beaux accents aux principaux écrivains italiens, ils ont constamment puisé p […] Lire la suite

ROLAND FURIEUX, L'Arioste - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pascaline NICOU
  •  • 998 mots

Dans le chapitre « Humanisme et fantastique »  : […] Le Roland furieux reprend l'action du Roland amoureux (1494), roman inachevé de Boiardo, là où celui-ci l'avait interrompue. Il s'inspire donc d'un certain nombre d'inventions narratives et stylistiques de son prédécesseur, par exemple la pluralité des tons. Mais l'Arioste confère à ses personnages une plus grande densité psychologique et écrit son poème en toscan, sous l'influence de l'humanis […] Lire la suite

ROMANES LANGUES

  • Écrit par 
  • Gustav INEICHEN
  •  • 2 930 mots

Dans le chapitre « L'italo-roman »  : […] En raison de son étendue, du centre à la périphérie de la Romania, la « botte » italienne englobe des parlers extrêmement variés. Détachée par une ligne qui va de La Spezia à Rimini, l'Italie du Nord (à l'exception de la Vénétie) est orientée linguistiquement vers la Gaule (dialectes dits gallo-italiens). On considère à part l'italien du Centre avec le toscan qui, au point de vue de la typologie, […] Lire la suite