TONUS MUSCULAIRE

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Représentation semi-schématique d'un fuseau neuromusculaire

Représentation semi-schématique d'un fuseau neuromusculaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Boucle gamma

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Les facteurs du tonus musculaire

L'hétérogénéité du tissu musculaire strié

Une observation extérieure de la «  contraction tonique » d'un muscle fait ressortir un certain nombre de caractéristiques qui n'avaient pas manqué de frapper les premiers observateurs. Elle leur était apparue en effet comme un phénomène soutenu, lent et à faible consommation énergétique, s'opposant ainsi à la « contraction phasique rapide », grande consommatrice d'énergie dans un temps relativement très court. Cette opposition avait incité dès la fin du xixe siècle certains physiologistes, tel Botazzi, à attribuer à des éléments structuraux différents de la fibre musculaire la responsabilité du caractère phasique ou tonique de sa contraction.

Cette hypothèse est, bien sûr, aujourd'hui totalement abandonnée, mais, si le tonus est une propriété commune à tous les muscles, il n'en est pas moins vrai que le fonctionnement de certains d'entre eux est de type plutôt « tonique », alors que pour d'autres il est plutôt « phasique », cette distinction reposant sur les proportions relatives de fibres de type différent dans chaque muscle.

Dès 1873, Ranvier avait montré que, chez le lapin, les muscles de couleur pâle (muscles blancs) avaient une contraction rapide et fatigable, alors que ceux de teinte foncée (muscles rouges) se contractaient plus lentement et de façon plus soutenue. Les recherches ultérieures allaient établir que cette distinction avait pour support toute une série de différences dans les propriétés structurales, biochimiques, mécaniques des fibres musculaires rouges et blanches. Elles montraient aussi que dans d'autres espèces de mammifères que le lapin, et en particulier chez les primates et l'homme, aucun muscle n'était totalement phasique ou tonique, mais que chacun contenait des fibres de l'un ou de l'autre type en proportions variables.

On admet, à la suite des travaux de Edström et Kugelberg, que les fibres musculaires striées peuvent finalement se répartir en [...]

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Écrit par :

  • : professeur de psychophysiologie à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Paul LAGET, « TONUS MUSCULAIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tonus-musculaire/