TISSUS VÉGÉTAUX

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Les techniques de l'histologie végétale

Historiquement, les premières observations de tissus de plantes sont très anciennes et remontent au xviie siècle. Elles sont pratiquement contemporaines de la construction des premiers microscopes. Les descriptions de R. Hooke dans sa célèbre Micrographia (1665), de A. Van Leeuwenhoek (1674), de M. Malpighi (1674), de N. Greew (1685) établirent des faits et introduisirent des termes encore utilisés actuellement (cellules, parois, parenchyme, vaisseaux, fibres...). Du point de vue de l'histoire des sciences, il est intéressant de signaler que les préparations originales de Leeuwenhoek ont été retrouvées récemment dans les archives de l'Académie royale de Londres. Parfaitement confectionnées, minces – moins de 20 μm d'épaisseur – et intactes, elles ont pu être, après plus de trois siècles, observées au microscope électronique à balayage ; elles témoignent de l'habileté et de la précision des premiers microscopistes.

Cellules végétales (illustration de 1665)

Photographie : Cellules végétales (illustration de 1665)

Photographie

Parue en 1665 dans Micrographia, cette illustration présente une écorce de chêne-liège vue au microscope par le scientifique Robert Hooke. Ces cellules avaient été en fait interprétées à tort par Hooke comme des sections de canaux où circulait la sève de l'arbre. 

Crédits : Bettmann/ Corbis

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La méthodologie de l'histologie végétale n'est pas fondamentalement différente de celle de l'histologie animale. La technique de base comporte en général une fixation des échantillons puis un durcissement ou une inclusion dans de la paraffine ou des substances plastiques, des coupes par microtomie puis des colorations soit topographiques lorsqu'on recherche une vue d'ensemble, soit spécifiques lorsqu'on veut caractériser électivement certaines structures.

Les possibilités de mise en évidence par voie chimique, physiques (microsondes à rayons X, microscopie à ultraviolets, etc.), par utilisation de traceurs radioactifs et autoradiographie, par tests enzymatiques spécifiques, etc. ont largement diversifié les moyens d'approche des tissus pour permettre des études non seulement morphologiques mais également fonctionnelles : c'est le but de branches spécialisées de l'histologie que sont l'histochimie et l'histophysiologie.

La différence principale entre [...]


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Cellules végétales (illustration de 1665)

Cellules végétales (illustration de 1665)
Crédits : Bettmann/ Corbis

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Repérage par vert d'iode des tissus lignifiés

Repérage par vert d'iode des tissus lignifiés
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Collenchyme : histogenèse

Collenchyme : histogenèse
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Différenciation

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Jean-Claude ROLAND, « TISSUS VÉGÉTAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tissus-vegetaux/