TIGE, botanique

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Ramification

Si la tige demeure quelquefois entière, comme chez le stipe des Palmiers ou le chaume de la plupart des Graminées, ce cas reste relativement rare ; le plus souvent, la tige présente une ramification plus ou moins importante, donnant à l'appareil aérien de la plante une silhouette caractéristique.

La ramification de la tige comme celle de la racine est soit dichotomique soit latérale. Il n'est pas toujours facile de distinguer ces deux types ; cependant, le critère permettant de les séparer réside dans le fonctionnement du point végétatif.

Dans la dichotomie vraie, très répandue chez les Ptéridophytes, la ramification a son origine dans le dédoublement du sommet de la tige. Celui-ci se scinde en deux moitiés, chacune étant à l'origine d'une des deux ramifications de la fourche qui va se former, chacune retrouvant rapidement le diamètre de la tige qui s'est dichotomisée. Quant à la longueur de ces ramifications, elle est égale (ramification isotone) ou inégale (ramification anisotone).

Ramification dichotomique isotone et anisotone

Dessin : Ramification dichotomique isotone et anisotone

Ramification dichotomique, isotone (a) et anisotone (b), d'après Emberger (1960). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La ramification latérale d'une tige est le fait du développement de ses bourgeons axillaires. Dans ce cas, des axes latéraux se détachent à une certaine distance du sommet, grâce à la différenciation de nouveaux apex dans les bourgeons axillaires situés à l'aisselle des feuilles. Parmi ces bourgeons, les uns peuvent provisoirement ne pas débourrer (bourgeons dormants), les autres, en s'épanouissant, forment des rameaux de second ordre, qui à leur tour pourront porter des tiges de troisième ordre et ainsi de suite. Selon le nombre des bourgeons, on oppose les espèces polyblastiques abondamment ramifiées aux espèces monoblastiques incapables de se ramifier (Palmiers). En outre, des bourgeons adventifs apparus, soit sur la section d'une tige après cicatrisation, soit sur des racines, produisant respectivement des rejets ou des drageons, contribuent aussi à donner à une plante son allure générale.

La ramification de la tige des Spermaphytes présente essentiellement deux variantes. Elle est monopodiale quand le bourgeon terminal de la tige prin [...]

Ramification monopodiale et sympodiale

Dessin : Ramification monopodiale et sympodiale

Ramifications monopodiale (a) et sympodiale (b). Les chiffres indiquent l'ordre d'apparition des axes (Nultsch, 1969). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Grande ciguë (tige et feuilles)

Grande ciguë (tige et feuilles)
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Ramification dichotomique isotone et anisotone

Ramification dichotomique isotone et anisotone
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Ramification monopodiale et sympodiale

Ramification monopodiale et sympodiale
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Pour citer l’article

Delphine CARTIER, Didier LAVERGNE, « TIGE, botanique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tige-botanique/