THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274)

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De l'Évangile à la théologie

Thomas naquit près d'Aquino, à Roccasecca, au moment où, sur cette frontière de l'Empire et du domaine du pape, les mœurs et les conflits féodaux étaient mis en cause par l'émergence de besoins nouveaux, à la fois contredits et exploités par les pouvoirs en place. Thomas, qui avait reçu sa première éducation dans le monastère voisin du Mont-Cassin, à la fois puissance féodale et haut lieu de culture, fut ensuite envoyé à la nouvelle université de Naples, où sans doute il eut une première initiation à la science arabe et à la raison grecque. Mais, à dix-neuf ans, il entra dans les nouvelles équipes d'un ordre religieux récemment constitué (à Naples en 1231) et déjà en plein essor, celui des Frères prêcheurs, dont l'Espagnol Dominique de Guzman avait été, dans le midi de la France, puis à Bologne, le fondateur. Vocation apparemment banale, mais dont la signification est manifestée par l'opposition vive de sa famille, laquelle fit enlever Thomas sur la route qui le conduisait à Paris : non pas simple conflit affectif, mais rupture de l'adolescent avec son univers natal, pour s'engager, à l'encontre des structures traditionnelles, dans la cité nouvelle. Les universités, celle de Paris en tête, donnaient un lieu culturel aux générations qui, dans une urbanisation intense, peuplaient désormais les corporations de métier et les assemblées des communes. La vie de Thomas s'est jouée là : elle se déroule tout entière dans les universités, à Paris, à Cologne, à Rome, en Italie, selon le régime du métier de professeur, mais non sans l'emprise technique et spirituelle, voire politique, de ce temps.

La vocation religieuse de Thomas n'est donc pas un épiphénomène pieux sur une conjoncture humaine hétérogène : elle l'a engagé dans un mouvement de réveil évangélique qui, depuis cinquante ans, secouait l'édifice féodal de l'Église et, par un retour aux sou [...]


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«  THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274)  » est également traité dans :

SOMME DE THÉOLOGIE, Thomas d'Aquin - Fiche de lecture

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  • Charles CHAUVIN
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C'est vers la fin de sa courte vie que Thomas d'Aquin (1224 ou 1225-1274) a rédigé une Somme de théologie (Summa theologiae), à l'instar d'une vingtaine de théologiens qui composèrent au cours du xiie et du xiiie siècle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/somme-de-theologie/#i_3930

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Dans le chapitre « La tradition aristotélicienne »  : […] Le terme « acte » reprend le latin actus , qui traduit deux termes d'Aristote : energeia (« qui est en plein travail ») et entelecheia (« qui séjourne dans sa fin »). Ces deux mots du vocabulaire aristotélicien sont souvent confondus par les traducteurs, mais déjà parfois par Aristote lui-même. L'analyse du mouvement en trois te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_3930

ANALOGIE

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Dans le chapitre « Les domaines de l'analogie »  : […] Entées sur un complexe de textes hétérogènes, pénétrées d'influences contradictoires, travaillées par des problèmes partiellement étrangers à l'univers d'Aristote, les principales théories médiévales de l'analogie se sont édifiées soit dans un sens « avicennien », soit dans un sens « averroïste ». Le composant avicennien prédomine dans toutes les théories qui font de l'analogie un sous-ensemble de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_3930

ANTHROPOMORPHISME

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Dans le chapitre « Extension de la forme humaine à des domaines non humains »  : […] En son sens usuel, l'anthropomorphisme signifie l'utilisation d'attributs humains pour représenter ou expliquer ce qui est autre que l'homme. Il est clair que le procédé n'aura pas même signification ni même valeur suivant les diverses natures possibles de cet « autre chose que l'homme ». Mais point n'est besoin de quitter l'humanité pour voir se déployer le jeu de la pensée anthropomorphique ; il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropomorphisme/#i_3930

APOLOGÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
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Dans le chapitre « Du Moyen Âge à l'époque contemporaine »  : […] La démarche apologétique classique du christianisme avait été formulée par saint Anselme dans son Proslogion (1078) : fides quaerens intellectum . La foi recherche les motifs qui, sans prétendre démontrer ce qui demeure mystérieux pour la raison, permettent de croire, et fondent un « jugement de crédibilité ». Mais les motifs de crédibilité ne sont pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/apologetique/#i_3930

ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

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Dans le chapitre « L'« entrée » d'Aristote et ses vicissitudes »  : […] La première censure intervient en 1210, quand le concile de la province ecclésiastique de Sens interdit la lecture des « livres naturels d'Aristote ainsi que de ses commentaires, tant en public [ publice ] qu'en privé [ secreto ] sous peine d'excommunication » – les libri naturales , c'est-à-dire, on l'a vu, tant la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme-medieval/#i_3930

ART (Aspects esthétiques) - Le beau

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
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Dans le chapitre « Du Beau transcendantal »  : […] Cette relation entre le Beau et le Bien se renforce durant le Moyen Âge. La pensée médiévale est ainsi influencée à la fois par le néo-platonisme et par Aristote. Elle accentue le privilège du Beau-Bien intelligible au détriment de la dimension du vécu et de l'expérience de plaisir. Ce privilège tient aux nombreux penseurs du Moyen Âge qui font du Beau un des transcendantaux – ces propriétés qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-le-beau/#i_3930

ASÉITÉ

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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les conceptions de l'aséité sont relativement é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_3930

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Dans le chapitre « Les catégories théologiques »  : […] Nous avons dit que le mot « athéisme » est une appellation populaire qui ne s'est trouvée définie qu'indirectement par subsomption sous des catégories conceptuelles pourvues d'un statut canonique, officiel. La première de ces catégories juridico-théologiques est celle des crimes d'impiété. Le mot « religion », au sens institutionnel que nous lui donnons aujourd'hui, n'est pas tout à fait synonyme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atheisme/#i_3930

AUTORITÉ

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Dans le chapitre « Les premières conceptions de l'autorité »  : […] À l'origine, la philosophie politique de Platon (— 428-347) a apporté une contribution décisive en posant en des termes essentialistes une conception du pouvoir en rupture avec le contractualisme dominant des sophistes, de Protagoras (~490-420) à Lycophron, élève de Gorgias (~480-374). Pour ces derniers, l'autorité était largement entendue comme le produit artificiel d'un accord passé entre les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autorite/#i_3930

AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

  • Écrit par 
  • Henry CORBIN
  •  • 8 898 mots
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Dans le chapitre « L'augustinisme avicennisant »  : […] Comme on le sait, l'œuvre d'Albert le Grand fut recouverte, pendant des siècles, par l'œuvre de son élève le plus célèbre, saint  Thomas d'Aquin. Et précisément une grande part de l'activité de saint Thomas fut consacrée à la critique destructive d'une forme d'augustinisme qui conduisit Étienne Gilson à la découverte et à l'analyse mémorable du phénomène qu'il caractérisa comme « augustinisme avi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicenne/#i_3930

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
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Dans le chapitre « Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia »  »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont lié la recherche du bonheur à la moralité. D'où le nom d'eudémonisme (du terme grec eudaimonia , bonheur, prospérité ou félicité) donné à leur philosophie. La thèse centrale de l'eudémonisme a trait à la coïncidence de la poursuite du bonheur et de l'accès à la vertu. Les philosophes antiques l'ont défendue contre les objections communes qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_3930

BONAVENTURE saint (1217-1274)

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 294 mots

Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc (commentaire sans doute remanié plus tard) et comp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonaventure/#i_3930

BOUTANG PIERRE (1916-1998)

  • Écrit par 
  • Jean-François DUVERNOY
  •  • 711 mots

Né à Saint-Étienne le 20 septembre 1916, Pierre Boutang avait quarante-huit ans de moins que le maître qu'il s'était choisi dès son adolescence : Charles Maurras. En politique, domaine dans lequel l'adhésion implique une appartenance, c'est beaucoup ; d'autant plus que celle-ci n'était pas insignifiante : il s’agissait de l'Action française. Lorsque, en 1935, Pierre Boutang entre à l'École normal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boutang/#i_3930

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Dieu et l'intellect »  : […] L'intellect ( nous en grec) est ce qu'il y a en l'homme de divin, et la pensée du divin est tout entière dominée par la relation de l'intellect et de l'intelligible. C'est là une donnée de base de l'aristotélisme. Dieu est pensé comme l'excellence d'une vie parfaite, plaisir ininterrompu, pensée de la pensée. Il meut toutes choses en tant qu'objet d'amour. Mais, comme les di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_3930

DIEU - L'affirmation de Dieu

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
  •  • 7 959 mots

Dans le chapitre « Celui qui est »  : […] Les deux grands noms de la théologie latine du mystère de Dieu sont Augustin et Thomas d'Aquin. Alors que la théologie grecque partait directement de la considération des personnes divines, Augustin commencera par étudier la nature divine commune aux trois personnes. Cela aura une importance considérable pour la théologie ultérieure, en particulier celle de Thomas d'Aquin. Ce dernier étudie théol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-l-affirmation-de-dieu/#i_3930

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée la contingence de l'expérimenté. C'est ainsi que to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_3930

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot) »  : […] À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l' Ordinatio , parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle aide le théologien pouvait recevo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_3930

ESPRIT, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Universalis
  •  • 2 149 mots

Dans le chapitre « Le Moyen Âge et la Renaissance »  : […] Il est difficile de cerner la spécificité du concept d'esprit dans la philosophie médiévale. Le mot désigne une généralité qui concerne l'ensemble des opérations de la connaissance, une sorte de faculté de l'activité psychique, par opposition avec le corps (la matière). Si l'on veut se montrer précis sur le fonctionnement de cette faculté, on a alors l'intellect (agent ou possible), très célèbre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esprit-philosophie/#i_3930

GODEFROID DE FONTAINES (av. 1250-apr. 1305)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 640 mots

Né près de Liège, ce clerc séculier fut étudiant à l'université de Paris vers 1270 et assista à la grande querelle entre Thomas d'Aquin, Gérard d'Abbeville et Siger de Brabant. Puis il suivit les leçons d'Henri de Gand et défendit contre lui le thomisme. Régent de théologie à Paris de 1285 à 1304, il était titulaire de la prévôté de Saint-Séverin de Cologne, puis fut chanoine de Liège, Tournai et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/godefroid-de-fontaines/#i_3930

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_3930

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le divin infini »  : […] À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible ou intelligible. Il est infini, sans forme, au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_3930

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_3930

JUSTICE DISTRIBUTIVE

  • Écrit par 
  • Jean GAUDEMET
  •  • 810 mots

Cette justice ne consiste pas à « récompenser les bons et punir les méchants ». La notion fait intervenir l'idée d'une inégalité ou, plus exactement, d'une proportionnalité dans la « distribution » des biens, des récompenses ou des honneurs qui tient compte de la valeur de chacun. Particulièrement mise en évidence par Aristote, qui, reprenant l'analyse de la vertu de justice, à laquelle s'était at […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-distributive/#i_3930

LÉGITIMITÉ

  • Écrit par 
  • Paul BASTID
  •  • 4 455 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La légitimité dans la société politique »  : […] Si le système de la légitimité a été utilisé de la manière la plus effective et parfois la plus dangereuse pour ou contre les gouvernements, il ne faut pas oublier que la même idée, sur le plan religieux ou sur le plan rationnel, a été appliquée aux fondements mêmes de la société politique. Cette idée est apparue surtout au Moyen Âge sous l'influence de l'Église. Dans l'Antiquité le problème de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/legitimite/#i_3930

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Développement historique »  : […] Au début du xii e  siècle, on ne connaît guère encore que les premiers livres de l' Organon . Le principal promoteur de la logique est Abélard. Inspirée de Boèce et de Priscien, sa Dialectica , qui servira longtemps de manuel, dégage le rôle de la « copule », annonce la future théorie des « conséquences  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_3930

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Substance et apparence ; la transsubstantiation »  : […] La fameuse motion « sauver les phénomènes », qui prescrit de découvrir sous la confusion des apparences quelque ordre intelligible, et invite à désigner sous la diversité du sensible des instances explicatives en ce qu'elles perdurent, cette motion stigmatise, depuis l'Antiquité, les exigences théoriques des physiologues, puis celles des physiciens. Or il nous faut souligner ici la tournure singu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_3930

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métaphysique et théologie chez saint Thomas »  : […] Pourtant, les philosophes du Moyen Âge sont loin d'accueillir unanimement la preuve ontologique : en particulier, l'argument de saint Anselme est rejeté par saint Thomas. Par la preuve ontologique, en effet, l'esprit humain semble s'installer d'emblée dans l'être, se passant non seulement du recours à la révélation, mais encore de l'expérience du monde. La raison thomiste se montre plus modeste. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_3930

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de l'information »  : […] Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xix e  siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des représentants de la biol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_3930

MOYEN ÂGE - La littérature latine savante

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 268 mots

Dans le chapitre « Le XIIIe siècle »  : […] À ce moment, la culture latine paraît en recul. La scolastique se forge un langage qui semble négliger quelque peu les vertus de la littérature. Cependant, la littérature latine (classique ou médiévale) fait l'objet d'imitations ou de transpositions en langue vulgaire. Nous avons parlé du Roman de la rose . Bien avant lui paraît l' Ovide moralisé . D'aut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-litterature-latine-savante/#i_3930

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Pansémiotique et théologie »  : […] Qu'il soit de logique ou de grammaire, de physique ou de métaphysique, le savoir médiéval est une « pansémiotique » (U. Eco). C'est là la conséquence d'une pratique langagière du monde, mais c'est aussi la marque et l'essence même d'un projet théologique spécifique. Telle que la conçoivent les médiévaux, la théologie a évidemment Dieu pour objet principal ; mais elle a aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_3930

NOMS & ATTRIBUTS DIVINS

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 429 mots

Le problème des noms divins dans la pensée chrétienne revient à poser la question suivante : comment concevoir que s'appliquent à l'absolue simplicité de Dieu, découlant de sa définition, les perfections multiples qu'on lui attribue en vue d'expliciter, à l'usage de l'homme, son essence, ainsi que les noms que la tradition, scripturaire et patristique, lui donne ? Le contexte mythique vécu de la B […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-et-attributs-divins/#i_3930

ORTHODOXE ÉGLISE

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Bernard DUPUY, 
  • Jean GOUILLARD
  •  • 23 318 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « « Devenir Esprit » »  : […] Dans l'Église, le Dieu vivant déverse ses énergies sur les créatures par l'intérieur d'elles-mêmes et les déifie à la mesure de leur libre amour, un amour inséparable de l'ascèse, de la prière, du service et d'une connaissance de tout l'être, la « sensation de Dieu ». Peu à peu, l'homme « devient Esprit » (Jean, iii , 6), non par une dématérialisation, mais par une illumi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-orthodoxe/#i_3930

PÉCHÉ ORIGINEL

  • Écrit par 
  • André-Marie DUBARLE, 
  • André DUMAS
  •  • 6 925 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Thomas d'Aquin et Luther »  : […] Saint Thomas d'Aquin (1226-1274), qui recueille la conception augustinienne du péché originel, devenue traditionnelle, est aussi un adepte de la philosophie d'Aristote. Il a donc une vue nouvelle de la nature humaine ; en particulier, il partage l'idée que la volonté ne possède qu'un pouvoir limité et non pas absolu sur la sensibilité, les facultés du désir et de la crainte. Ainsi la condition att […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peche-originel/#i_3930

PROSTITUTION AU MOYEN ÂGE

  • Écrit par 
  • Amélie MAUGÈRE
  •  • 2 352 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La justification des cités pour organiser la prostitution »  : […] La doctrine religieuse autour de la prostitution s’assouplit progressivement : les églises acceptent les aumônes des prostituées car leur activité est avant tout un métier et, selon Thomas d’Aquin (1224 ou 1225-1274), l’activité sexuelle rémunérée est une pratique moins infamante que la fornication libre, fruit de la spontanéité des pulsions. Les autorités municipales ont pu puiser dans cet argum […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-au-moyen-age/#i_3930

ROGER MARSTON (mort en 1303)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 410 mots

Franciscain, disciple de saint Bonaventure et de Jean Peckham, farouche défenseur de l'augustinisme contre saint Thomas d'Aquin. Roger Marston fit ses études à Paris, en 1270 environ, et enseigna à Oxford, puis à Cambridge. De 1292 à 1298, il fut ministre de la province franciscaine d'Angleterre. On a de lui, outre un De anima , des Quaestiones disputatae […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-marston/#i_3930

SIGER DE BRABANT (entre 1235 et 1240-entre 1281 et 1284)

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 349 mots

Maître de la faculté des arts (lettres et philosophie) de Paris dans la seconde moitié du xiii e  siècle. Né en Brabant (wallon sans doute), il devient chanoine de Saint-Paul à Liège. Après avoir étudié dès 1255 à Paris, où il obtient la maîtrise vers 1260-1265, Siger domine le groupe des aristotélisants hétérodoxes et apparaît comme l'auteur des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/siger-de-brabant/#i_3930

SOMME THÉOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilbert GIANNONI
  •  • 995 mots

Au cœur du Moyen Âge latin, la somme théologique marque le triomphe de l'esprit de synthèse pour l'exploration organique des propositions de la foi. Cette confiance traduit une nouvelle vision du monde ( ordinata collectio creaturarum ) selon laquelle l'harmonie, l'ordre scellent les épousailles de la raison et de la religion. Il ne s'agit pas d'une génération spontanée. Déjà […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/somme-theologique/#i_3930

SPIRITUALISME

  • Écrit par 
  • Dominique JANICAUD
  •  • 2 202 mots

Dans le chapitre « De la scolastique à Descartes »  : […] Le spiritualisme moderne devrait se reconnaître plus facilement dans la scolastique que dans les synthèses théologiques antérieures, encore trop platonisantes. Le thomiste, comme le spiritualiste, se veut à la fois réaliste et ouvert à la dimension surnaturelle : ils considèrent tous deux que le cogito cartésien a introduit une coupure excessive entre la pensée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spiritualisme/#i_3930

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Saint Thomas d'Aquin »  : […] C'est le Moyen Âge, trahissant Aristote, qui allait faire de la théorie de la substance une dogmatique et une piété. On le voit particulièrement bien chez Thomas d'Aquin (même s'il eût été utile de se référer à Avicenne et à Averroès, à Suarez et à Siger de Brabant). Pour saint Thomas, en effet, la substance est bien définie comme ce qui subsiste par soi, mais cette doctrine traditionnelle est des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_3930

SUPERSTITION

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 5 378 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le mot et son histoire : de l'Antiquité au Moyen Âge »  : […] En latin, le substantif superstitio désigne tantôt la superstition, tantôt le culte et la religion, tantôt enfin la divination ; de même, l'épithète superstitiosus signifie soit « superstitieux », soit « devin ». Dans son étude sur « Religion et superstition », Émile Benveniste a prouvé, semble-t-il, que le sens étymologique de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/superstition/#i_3930

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théologie comme science de la foi »  : […] Sans préjuger l'extrême diversité des discours théologiques, on préférera donc réserver le terme de théologie à un discours de la foi ayant l'ambition de constituer un savoir systématique de type scientifique. Mais peut-on parler de science à propos de la théologie ? Cette question évoque évidemment le projet de la théologie comme science selon saint Thomas, lequel, grâce à la théorie de la subal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_3930

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Corps doctrinal à la fois philosophique et théologique que caractérisent une forte cohérence et des perspectives critiques, le thomisme s'est rapidement imposé à l'attention. Du vivant même de son auteur, l'accueil et les oppositions ne lui ont pas manqué. Le thomisme est pourtant une entreprise irénique par son double souci de rejeter le dogmatisme hors du domaine où règne la raison et de présent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_3930

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-philosophie/#i_3930

Pour citer l’article

Marie-Dominique CHENU, « THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-d-aquin/