THÉORIE

ABSTRACTION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 905 mots

Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux particula […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abstraction/#i_17336

ALTHUSSER LOUIS (1918-1990)

  • Écrit par 
  • Saül KARSZ, 
  • François MATHERON
  •  • 4 564 mots

Dans le chapitre « « Je ne suis pas marxiste » »  : […] Cette phrase de Marx, Althusser l'applique tout d'abord à son auteur : ce n'est pas parce qu'une œuvre est signée de Karl Marx qu'elle relève nécessairement du marxisme. Pour en décider, un travail d'analyse et d'argumentation se révèle indispensable, afin d'identifier le dispositif théorique et les visées politiques qu'on nomme le marxisme. Les é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-althusser/#i_17336

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le principe de causalité dans la physique classique »  : […] Schématiquement, c'est la forme de la trajectoire des astres (planètes, Soleil, étoiles) qui est le premier objet de la physique mathématique. Cette description du déplacement des planètes culmine dans l'œuvre de Ptolémée et, quatorze siècles plus tard, de Copernic. L'astronomie ne formule pas d'hypothèse sur la nature des astres ni sur les causes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_17336

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La phénoménologie »  : […] La phénoménologie s'est efforcée de surmonter l'opposition du réalisme et de l'idéalisme, en proposant une interprétation de la connaissance qui élimine l'idée de représentation. Le concept central de la phénoménologie est celui d' intentionnalité. La conscience n'est ni la pure présence à soi d'une intériorité capable de se donner de surcroît une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_17336

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Qu'est-ce que la critique littéraire ? »  : […] Ce double emploi est source de confusion. Ainsi la critique journalistique semble plus conforme à l'étymologie du mot, qui signifiait en grec tri, évaluation, jugement (du verbe kríno , juger ; kritikós , juge de la littérature, apparaît au iv e  siècle avant J.-C., comme distinct de grammatikós , grammairien). Dans la presse, on prononce des jugem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_17336

DUHEM PIERRE (1861-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 3 009 mots

Dans le chapitre « Le philosophe des sciences »  : […] Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte – notamment dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-duhem/#i_17336

ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

  • Écrit par 
  • Bernard GUERRIEN
  •  • 4 849 mots

Dans le chapitre « Science économique et science »  : […] L'expression « science économique » est habituellement utilisée pour désigner l'ensemble des théories économiques. Par « science », on entend généralement un ensemble de connaissances, ou de théories, sur lesquels existe un large consensus : elles sont considérées comme « vraies », pour l'essentiel (car vérifiées – ou, du moins, non falsifiées – pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-definition-et-nature-une-science-trop-humaine/#i_17336

ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

  • Écrit par 
  • Bernard GUERRIEN
  •  • 4 849 mots

La science économique est loin d'être une science exacte, tant les divisions des économistes sont notoires et tant leurs prévisions font l'objet de contestations et de révisions. Par ailleurs, si la science économique évolue, on ne peut guère la créditer de déc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-definition-et-nature-une-science-trop-humaine/#i_17336

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théorie et expérience »  : […] Le programme empiriste logique d'une réduction du langage de la science à des données observables rencontre des limites analogues. Alors que le positivisme classique (celui de Comte et de Mill) entendait réduire la science à l'énoncé de « lois des phénomènes », le positivisme viennois reformule le problème dans un cadre linguistique. Selon le cél […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_17336

GRAMMAIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 8 566 mots

Dans le chapitre « Grammaire et linguistique »  : […] La grammaire a très tôt affronté la question de son statut de science. En effet, même quand elle entend se borner à des fins essentiellement pratiques, elle souhaite présenter des règles claires et efficaces ; c'est ce qu'elle appelle traditionnellement la doctrine . Pour ce faire, il lui est toujours apparu qu'elle avait intérêt à se présenter com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire/#i_17336

LOI SOCIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 935 mots

Selon Raymond Boudon et François Bourricaud (1982), il « est exagéré de prétendre que la sociologie soit essentiellement une science nomothétique , visant à la mise en évidence de lois générales ». Cette prétention est liée à l'ambition de la sociologie à la généralité, celle-ci fût-elle conditionnelle, et « peut donc prendre la forme de la recher […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-sociologique/#i_17336

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie de la connaissance de Mach »  : […] Mach écrivait, dans la préface à L'Analyse des sensations  : « La même considération sous-tend mes écrits d'épistémologie de la physique et mes recherches en physiologie des sensations, celle que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la science. » C'est autour de cette exigence centrale que Mach a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_17336

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 008 mots

Dans le chapitre « Différentes méthodes pour différentes sciences ? »  : […] Peut-on classer les sciences d'après leurs méthodes ? Ou bien d'après leur manière d'utiliser leurs méthodes ? La méthode représente-t-elle la même chose pour toutes les sciences ? Généralement, « méthode » a un sens vague, et la méthodologie n'est pas préceptive : comment prescrirait-on aux scientifiques ce qu'ils devraient faire, quand on n'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_17336

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le rapport de la théorie et de ses modèles »  : […] Les fonctions multiples des modèles qu'on vient d'évoquer expliquent certaines divergences de l'épistémologie au sujet de leur statut. La doctrine positiviste est portée à insister de préférence sur les aspects de l'artifice utile ou de l'instrument provisoire. Elle refuse, en effet, les interprétations réalistes de la connaissance : celle-ci est à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_17336

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « paradoxe du théorique » »  : […] Les entités théoriques de la science moderne posent un difficile problème, quant à leur statut de réalité, parce que ce sont des entités « construites » : entendons des entités qui n'ont de sens que dans le cadre d'une théorie , laquelle est bien autre chose qu'une généralisation des lois empiriques. Pour le positivisme logique, seuls les « obser […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_17336

PHYSIQUE - Physique et mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 7 176 mots

Dans le chapitre « La physique mathématique »  : […] On tentera maintenant de préciser le statut assez particulier de la « physique mathématique » en tant que branche spécialisée de la physique. On distinguera tout d'abord la physique théorique de la physique mathématique. La physique théorique dégage et applique les lois et crée et met en œuvre les concepts physiques sous la contrainte de la physiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-physique-et-mathematique/#i_17336

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Le terme de pratique (le mot praxis , courant en allemand, ne s'emploie en français que depuis peu) se rapporte d'abord à toute activité humaine et s'oppose à la théorie, alors considérée comme abstraite. Comme adjectif, il désigne ce qui est utile ou commode pour une action efficace et caractérise des hommes aussi bien que des procédés, des règle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_17336

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 3 341 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dispositifs de la preuve »  : […] La proposition et le fait empirique semblent être sans mesure commune. Aussi le bien-fondé principiel des descriptions doit-il être cherché dans un troisième terme, par exemple les formes a priori de la sensibilité et l'armature catégoriale selon la Critique de la raison pure . Il en va de même de la certification proprement dite, l'observation et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-epistemologie/#i_17336

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Expérience et théorie »  : […] Les méthodes expérimentales constituent donc, croyons-nous, une tactique scientifique parmi d'autres, et, quelles que soient nos options propres, nous n'avons cherché ici ni à les privilégier ni surtout à les soustraire à la discussion épistémologique. Nous avons essayé de montrer au contraire que chaque expérience construit à sa manière les faits […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_17336

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le souci de l'intelligibilité »  : […] On peut assigner, avec René Thom, deux buts fondamentaux à la science : l' action ou la connaissance. « S'il est légitime de considérer la totalité des activités scientifiques comme un continuum, dit le mathématicien, il n'en demeure pas moins que ce continuum a pour ainsi dire deux pôles. Un pôle regarde la connaissance pure : comprendre le réel, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_17336

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une crise de la signification »  : […] D'autre part, on peut considérer comme symptomatique d'une attitude philosophique de l'époque le travail d'un historien de la philosophie comme Martial Guéroult qui, selon un paradoxe qui n'est qu'apparent, a considéré les œuvres philosophiques du passé (Fichte, Descartes, Spinoza...) comme des textes clos sur eux-mêmes, soustraits aux déterminatio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_17336

SYSTÈME, épistémologie

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 4 154 mots

Dans le chapitre « La déductibilité »  : […] De façon générale, un discours de type théorique se présente comme une suite de propositions formulées dans un langage qui peut être entièrement artificiel (c'est-à-dire construit selon des règles précises, adoptées à l'avance) ou consister en une extension du langage naturel (obtenue en ajoutant à celui-ci des termes nouveaux, définis dans le co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systeme-epistemologie/#i_17336

THÉORIE (sociologie)

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 1 041 mots

La théorie se caractérise par des traits qui lui sont souvent attribués : la consistance des propositions principales unies par des liens systématiques, leur pertinence et leur adéquation au domaine considéré, leur fécondité, l’interprétation des régularités qui ne se réduit pas toujours à la découverte de lois, la formulation d’hypothèses, la con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-sociologie/#i_17336

THÉORIE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 785 mots

Chacun, ne serait-ce que par ouï-dire, connaît des théories scientifiques : théorie de la gravitation de Newton, théorie de la descendance avec modifications par la sélection naturelle de Darwin, théorie de la relativité restreinte d'Einstein, théorie quantique de Planck, théorie de l'information de Shannon, etc. Ces informations autorisent une pre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-sciences/#i_17336