THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

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Une architecture moderne

Le Théâtre des Champs-Élysées regroupe initialement deux salles : le Grand Théâtre, doté de 1905 places, est dédié au concert, à l’opéra, à la danse et au récital ; la Comédie des Champs-Élysées, salle plus petite située à l’angle de l’immeuble, est vouée, quant à elle, au théâtre d’essai.

Le bâtiment est un manifeste de la modernité de l’époque. Après avoir envisagé de le construire en acier, Astruc se tourne vers l’architecte belge Henry Van de Velde, qui sollicite à son tour les entrepreneurs Gustave et Auguste Perret, promoteurs de la construction en béton, pour la réalisation de son projet. Van de Velde sera bientôt évincé par la contre-proposition des deux frères. Ils en feront le premier théâtre construit entièrement en béton armé, selon le principe poteaux-poutres, utilisé ici avec une élégance rare, et adopteront pour cette salle à l’italienne un plan parfaitement circulaire. Le répertoire de sculptures de la façade de marbre blanc est confié à Antoine Bourdelle. À l’intérieur, la coupole de la grande salle est peinte par Maurice Denis, le lustre de verre est signé par la maison Baguès, les vasques d’éclairage des foyers de la Comédie sont l’œuvre de René Lalique, et les murs des différentes salles et salons sont ornés de fresques d’Édouard Vuillard, de Jacqueline Marval, d’Henri Lebasque et de Kerr-Xavier Roussel. Ce dernier signe aussi le rideau de scène de la Comédie.

En 1923, la galerie Montaigne, un atelier d’art ouvert à la peinture qui jouxte le théâtre, est transformée, sur des plans de Louis Jouvet, en une troisième salle de l’ensemble : le Studio des Champs-Élysées. Cette nouvelle salle, inaugurée l’année suivante, est consacrée à un théâtre de renouveau.

Le bâtiment est classé monument historique dès 1957, et sera restauré [...]


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Pierre FLINOIS, « THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-des-champs-elysees/