TECTONOPHYSIQUE

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Eurafrique : anomalies de Bouguer

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Archipel japonais : foyers sismiques

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Migration des pôles depuis le Précambrien

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Rotation de l'ensemble corso-sarde

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Géophysique appliquée à la mégatectonique

À l'échelle du globe, la géophysique donne des informations sur les rapports de continent à continent, de continent à océan, de continent à océan et ceintures orogéniques.

La notion de croûte océanique et de croûte continentale

Les premières données sont venues de la gravimétrie et de la sismologie. Les océans montrent une anomalie gravimétrique positive généralement forte (jusqu'à 200 mGal en correction de Bouguer). À la traversée des océans, les ondes sismiques longues, superficielles, cheminent plus rapidement ; les études sismiques en mer ont montré que les ondes P et S avaient aussi une vitesse plus grande dans une croûte océanique, épaisse d'environ 5 kilomètres et qui plonge, en s'épaississant, sous la croûte des continents à vitesse plus lente. Ainsi sont nées les notions de croûte continentale et de croûte océanique, de composition granitique moyenne pour la première, basaltique moyenne pour la seconde, en fonction de vitesses expérimentales reconnues, l'ensemble formant la croûte (ou « écorce ») terrestre limitée vers le bas par la discontinuité de Mohorovičić. La différence entre continent et océan vient du fait qu'au niveau des continents les deux croûtes sont superposées (en gros, 17 et 13 km d'épaisseur, soit 30 au total), tandis qu'au niveau des océans seule la croûte océanique, amincie (5 km en moyenne), est représentée.

Migration des pôles et mobilité continentale

Le paléomagnétisme apporta ensuite de nouvelles informations. Le principe consiste à retrouver, dans des roches d'un âge déterminé, l'orientation du champ magnétique au moment de leur formation, qu'il s'agisse de roches sédimentaires comportant des particules magnétiques qui se sont orientées dans le champ au moment de leur sédimentation, ou de roches magmatiques qui ont fossilisé le champ magnétique en se refroidissant (paléomagnétisme thermorémanent : cf. géomagnétisme). Deux conclusions principales se dégagent de ces études :

– au cours du temps, en un endroi [...]


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LITHOSPHÈRE

  • Écrit par 
  • Marc DAIGNIÈRES, 
  • Adolphe NICOLAS
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Dans le chapitre « Définitions et identification de la lithosphère »  : […] En elle-même, la théorie de la tectonique des plaques n'apporte pas d'indication sur l'épaisseur des plaques mobiles, et c'est l'élaboration de modèles physiques, mécaniques et thermiques qui permet de préciser la structure en profondeur de la couche rigide entraînée dans les mouvements de dérive. La lithosphère peut être conceptualisée comme une entité mécanique à l'échelle de la tectonique des p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lithosphere/#i_45983

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Pour citer l’article

Jean AUBOUIN, « TECTONOPHYSIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tectonophysique/