TECTONOPHYSIQUE

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Eurafrique : anomalies de Bouguer

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Archipel japonais : foyers sismiques

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Migration des pôles depuis le Précambrien

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Rotation de l'ensemble corso-sarde

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Géophysique appliquée à l'analyse des structures tectoniques

Les méthodes sismiques donnent les renseignements les plus précis, qu'il s'agisse de la sismique-réflexion ou de la sismique-réfraction ; certains procédés ont d'ailleurs largement amélioré ces méthodes, tel le procédé Flexotir mis au point par l'Institut français du pétrole pour les campagnes en mer. On obtient ainsi une image de la structure du sous-sol dans laquelle certains réflecteurs ou réfracteurs sont mis en évidence, que l'on interprète d'après les données connues à l'affleurement et qu'on traite à l'ordinateur.

Les méthodes de la sismique-réflexion ont connu de spectaculaires progrès. À la source du mouvement sismique artificiel, les explosions ont été remplacées par des vibrations de période et d'intensité connues (vibroséismes). À la réception des réflexions sismiques, le nombre de canaux est de plus en plus grand : à la sismique monotrace s'est substituée la sismique multitrace, à 24, 48, 96 (et plus) canaux, dont les signaux sont traités par ordinateur. Il en résulte des documents de plus en plus précis, pour la recherche pétrolière comme pour la recherche océanographique : stratigraphie et structure s'y lisent de plus en plus clairement.

Plus précisément encore, la sismique-réflexion a été l'objet de progrès décisifs par une écoute « longue » : d'origine pétrolière, la sismique-réflexion se limitait à une recherche relativement superficielle dans des limites de profondeurs atteignables par forage (moins de 10 km), ce qui excluait la partie profonde des bassins et le socle continental. Il revient à l'université Cornell (États-Unis) d'avoir lancé l'idée d'une écoute longue dans l'espace (la chaîne de récepteurs est allongée à partir de la zone de vibration sismique) et dans le temps (l'écoute est portée au-delà de 10 secondes). Ainsi est né, à la fin des années 1970, le programme Cocorp (Consortium for Continental Reflection Profiling), dont les résultats ont été spectaculaires : le premier d'entre eux montrait la totale allochtonie (charriage) de l [...]

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  • Marc DAIGNIÈRES, 
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Dans le chapitre « Définitions et identification de la lithosphère »  : […] En elle-même, la théorie de la tectonique des plaques n'apporte pas d'indication sur l'épaisseur des plaques mobiles, et c'est l'élaboration de modèles physiques, mécaniques et thermiques qui permet de préciser la structure en profondeur de la couche rigide entraînée dans les mouvements de dérive. La lithosphère peut être conceptualisée comme une entité mécanique à l'échelle de la tectonique des p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lithosphere/#i_45983

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Jean AUBOUIN, « TECTONOPHYSIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tectonophysique/