TCHIANG KAI-CHEK ou JIANG JIESHI [TSIANG KIA-CHE] (1887-1975)

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Les débuts d'un révolutionnaire

Tchiang Kai-chek, de son nom officiel Chiang Chung-cheng, naît le 31 octobre 1887 dans une famille de commerçants et de paysans assez aisée de Fenghua, dans la province côtière du Zhejiang. Se destinant à la carrière des armes, il entre en 1906 à l'Académie militaire de Baoding, dans le Hebei, puis se forme à l'Académie militaire de Tōkyō de 1907 à 1911. À partir de 1909, il sert ainsi dans l'armée japonaise, dont il admire et adopte les idéaux spartiates. Il subit cependant davantage l'influence des jeunes compatriotes du Tongmenghui (Parti de la Ligne jurée) qu'il rencontre à Tōkyō. Projetant de débarrasser la Chine de la dynastie mandchoue des Qing, ces derniers convertissent Tchiang Kai-chek aux valeurs républicaines et font de lui un révolutionnaire.

Ayant eu vent des insurrections révolutionnaires qui éclatent dans son pays natal, Tchiang Kai-chek regagne la Chine en 1911 et prend part aux combats sporadiques qui finiront par chasser les Qing. Il s'engage alors aux côtés des républicains et autres révolutionnaires chinois qui, de 1913 à 1916, tentent de renverser le nouveau président et empereur en puissance, Yuan Shikai.

Puis, pendant deux ans (1916-1917), Tchiang Kai-chek réside à Shanghai, où il semble faire partie de la Bande verte (Qingbang), une société secrète impliquée dans des manœuvres financières. En 1918, il fait son retour dans la vie publique au côté de Sun Yat-sen, le chef du Parti nationaliste, ou Guomindang (G.M.D.). Ainsi commence une association étroite entre les deux hommes qui permet à Tchiang Kai-chek d'exercer un pouvoir grandissant. Sun est avant tout soucieux de réunifier la Chine, divisée entre des potentats en guerre depuis la chute de Yuan Shikai. Après avoir arraché le pouvoir aux Qing, les révolutionnaires l'ont en effet perdu au profit des seigneurs de la guerre chinois. À moins de vaincre ces derniers, leur lutte se sera avérée inutile.

Sun Yat-sen s'attelle alors à réorganiser le Guomindang selon les lignes soviétiques. Tc [...]

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Tchiang Kai-chek dans les rues de Canton

Tchiang Kai-chek dans les rues de Canton
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Tchang Kai-chek en 1939

Tchang Kai-chek en 1939
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Taïwan et Tchiang Kai-chek

Taïwan et Tchiang Kai-chek
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Tchiang kai-chek en 1960

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Pour citer l’article

« TCHIANG KAI-CHEK ou JIANG JIESHI [TSIANG KIA-CHE] (1887-1975) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tchiang-jiang/