TAXIES

Médias de l’article

Paul Bert

Paul Bert
Crédits : Hulton Getty

photographie

Larves photonégatives de Calotermes flavicollis

Larves photonégatives de Calotermes flavicollis
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Imagos de Calotermes : influence des rayons lumineux

Imagos de Calotermes : influence des rayons lumineux
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Calendra granaria : comportement phototaxique

Calendra granaria : comportement phototaxique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Tous les médias


La place des taxies dans l'étude moderne du comportement

L'éthologiste moderne cherche à lier à la fois l'étude du comportement des animaux dans leur milieu naturel de vie et l'analyse physico-chimique ou physiologique des phénomènes qu'il observe. Ainsi conduit vers la neuroéthologie, vers une endocrinologie ou vers une génétique du comportement, il ne peut plus tenir les taxies pour des réactions simples qu'il suffirait de combiner linéairement pour expliquer l'ensemble des réponses de l'animal aux facteurs écologiques.

Il doit considérer que les comportements taxiques résultent d'ailleurs de l'interaction de deux types de réponses à l'environnement ; on les nomme respectivement composante cinétique (cinèse fondamentale) et composante taxique.

La composante cinétique se traduit par l'ensemble des mouvements effectués par l'animal en fonction de son état général. Dans un environnement parfaitement isotrope vis-à-vis de tous les excitants possibles, l'animal est encore très souvent susceptible de se déplacer : des Insectes posés en chambre noire à température constante sur une table horizontale, sans stimulation chimique, décrivent des parcours complexes non orientés, expression de cette « cinèse fondamentale ». Mais si l'on augmente l'intensité d'un des facteurs sans modifier son isotropie (augmentation homogène de la température, par exemple), la vitesse du déplacement non orienté augmente. La composante cinétique est donc un mouvement de l'organisme qui :

– dépend de l'état d'équilibre métabolique de cet organisme ;

– se manifeste seule dans des conditions isotropes pour tous les agents d'excitations ;

– varie avec les conditions physiologiques de l'organisme ;

– se mesure par la vitesse « réelle » de déplacement, vitesse réelle qui est la mesure, rapportée au temps, de la longueur exacte du trajet effectué par l'animal.

La composante taxique apparaît après l'introduction d'une dissymétrie physico-chimique dans l'environnement. Celle-ci ne modifie pas les aspects[...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 10 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

Classification


Autres références

«  TAXIES  » est également traité dans :

ORIENTATION ANIMALE

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 611 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Comportements taxiques »  : […] pour amener la ligne de regard dans la direction du stimulus avec une précision accrue. Dans les comportements taxiques, la réaction intéresse toujours l'ensemble de l'organisme ; de plus, dans toute taxie véritable, la locomotion et l'orientation sont indissociables. Les recherches sur les taxies remontent aux anciens travaux de J. Loeb (1889) et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orientation-animale/#i_26761

VARIATION, biologie

  • Écrit par 
  • Jean GÉNERMONT
  •  • 9 370 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Peut-on distinguer l'inné de l'acquis ? »  : […] xixe siècle, des éléments simples du comportement animal furent mis en évidence, des réactions d'orientation, ou taxies, vis-à-vis d'un facteur physique ou chimique (lumière, température, concentration en oxygène, etc.). On connaissait par ailleurs des réflexes, comme celui du retrait, indépendant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/variation-biologie/#i_26761

Voir aussi

Pour citer l’article

Gaston RICHARD, « TAXIES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/taxies/