TARDIGRADES

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Physiologie

Les tardigrades sont généralement végétariens ; les stylets perforent les cellules dont le contenu est aspiré ; quelques espèces sont carnivores et mangent des rotifères ou d'autres tardigrades.

La respiration s'effectue uniquement à travers la paroi du corps ; au manque d'oxygène répondent une immobilisation et un gonflement, réactions adaptatives à l'asphyxie ; l'immobilisation diminue les oxydations et le gonflement accroît la surface respiratoire.

Il n'existe pas de véritable circulation. Les glandes salivaires, les glandes rectales de Malpighi assurent l'excrétion.

La fécondation et la ponte offrent deux aspects : dans un premier cas, le sperme est injecté dans l'ancienne cuticule, où les œufs à coque lisse et membrane vitelline mince seront pondus au moment de la mue, et alors fécondés. Dans un second cas, la fécondation interne précède la ponte ; la coque de l'œuf, épineuse ou ornée, s'édifie après la fécondation.

Selon la température, le développement dure de cinq jours à un mois. Les jeunes diffèrent plus ou moins de l'adulte et subissent plusieurs mues. La durée de vie normale (18 à 20 mois) peut être considérablement accrue (60 années et plus) si des périodes de vie active alternent avec de courtes périodes de vie inactive.

Trois mécanismes rendent possible ce comportement très particulier : la résistance à l'asphyxie, l'anabiose ou dessèchement, l'enkystement. On a déjà signalé que la résistance à l'asphyxie résulte de l'immobilité et du gonflement du corps. La résistance au dessèchement est grande. On sait depuis longtemps que quelques gouttes d'eau provoquent la reviviscence ; un Macrobiotus à sec depuis six ans et demi commence à bouger quatre heures après l'addition d'eau ; si l'animal subit un froid intense (— 272,9 0C pendant 8 h 30 min) ou une forte chaleur (36 0C pendant 30 min, et même 150 0C), la reviviscence est encore possible. Enfin, l'enkystement s'observe surtout chez les espèces aquatiques ou muscicoles ; comme au moment de la mue, le tardigrade se rétracte dans son ancienne cuticule et [...]

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie nationale de Metz, directrice honoraire à l'École pratique des hautes études, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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REVIVISCENCE

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 221 mots

Propriété manifestée par certains organismes ou certaines graines de pouvoir, après avoir été desséchés, reprendre une activité à la suite d'une réhydratation. Van Leeuwenhoek a découvert le premier ce phénomène chez des animalcules, en 1704. Actuellement, il est signalé chez les nématodes, les rotifères, les tardigrades, pour le règne animal, et aussi chez de nombreux végétaux (mousses, par exemp […] Lire la suite

Pour citer l’article

Andrée TÉTRY, « TARDIGRADES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tardigrades/