TARDIGRADES

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Morphologie et anatomie

Le corps, à symétrie bilatérale, est allongé, avec une face dorsale convexe et une face ventrale aplatie ; quatre paires de « pieds » terminés par des griffes sont disposées sur la ligne latéro-ventrale. La disposition de la quatrième paire lui confère une action freinatrice, alors que les trois premières paires assurent la progression. Les griffes, par leur variété, constituent des caractères taxinomiques. À cette morphologie commune s'ajoutent d'autres caractères permettant de séparer trois types de tardigrades : les eutardigrades, formes nues, sans cuirasse, sans appendices, incolores ou peu pigmentées, les hétérotardigrades, rouges ou orangés, portant une cuirasse qui résulte d'un épaississement de la cuticule chitinoïde en plaques imbriquées et sculptées, et les mésotardigrades (avec la seule espèce Thermozobium esakii) ; le corps porte, en outre, des appendices variés (papilles, cirres, poches sensorielles, piquants, filaments).

Hétérotardigrade et Eutardigrade

Dessin : Hétérotardigrade et Eutardigrade

Dessin

Un Hétérotardigrade (a) et un Eutardigrade (b) 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La musculature se compose de fibres lisses. La cavité générale, assez spacieuse, renferme le liquide cœlomique incolore, avec des vacuoles en suspension. Le système nerveux métamérisé est du type arthropodien ; il comprend un gros cerveau, un ganglion sous-œsophagien et une chaîne ventrale composée de quatre ganglions. Des nerfs innervent les diverses régions. Deux petites taches oculaires pigmentées se trouvent sur le cerveau. Le tube digestif présente une bouche, un tube buccal avec deux stylets perforants et une paire de glandes buccales, un bulbe buccal à cavité réduite, un œsophage, un intestin moyen, un rectum et enfin l'anus ; trois glandes de Malpighi existent chez les eutardigrades. Les sexes sont séparés, sauf chez certaines espèces du genre Hypsibius, qui sont hermaphrodites ; les mâles sont parfois rares ou inconnus. L'appareil génital se compose d'une seule gonade (testicule ou ovaire) située au-dessus du tube digestif. Deux canaux déférents aboutissent au pore mâle ventral. L'ovaire se prolonge par un oviducte qui conduit au pore femelle dont la place varie selon le groupe.

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie nationale de Metz, directrice honoraire à l'École pratique des hautes études, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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«  TARDIGRADES  » est également traité dans :

REVIVISCENCE

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 221 mots

Propriété manifestée par certains organismes ou certaines graines de pouvoir, après avoir été desséchés, reprendre une activité à la suite d'une réhydratation. Van Leeuwenhoek a découvert le premier ce phénomène chez des animalcules, en 1704. Actuellement, il est signalé chez les nématodes, les rotifères, les tardigrades, pour le règne animal, et aussi chez de nombreux végétaux (mousses, par exemp […] Lire la suite

Pour citer l’article

Andrée TÉTRY, « TARDIGRADES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tardigrades/