TALMUD DE BABYLONE

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Les écoles des amoraim ou enseignants de Terre sainte et de Mésopotamie, où vit une forte population juive, commentent et complètent la Mishna, sécrétant une jurisprudence, la Gemara ou étude. Elles produisent vers 350 dans un climat politique difficile un vaste recueil, le Talmud dit de Jérusalem quoique élaboré à Tibériade, qui compile Mishna et Gemara suivant les traditions des académies du pays d'Israël. Le travail se poursuit plus sereinement dans les académies de Babylonie, sous domination sassanide, jusqu'à sa rédaction définitive par Rab Ashi (352-427), recteur de l'académie de Sura, qui classe les leçons et les débats de son école avec ceux de Nehardea, de Pumbedita et de Maḥoza. L'œuvre se poursuit encore pendant deux générations : Rabbina II, également recteur de Sura, la termine vers 500. Les successeurs des Amoraim dits sabora'im ou estimateurs, dont l'activité s'étend jusqu'au milieu du viie siècle, mettent la dernière main au Talmud de Babylone, noyau dur du judaïsme rabbinique.

—  Gérard NAHON

Écrit par :

  • : directeur d'études émérite à l'École pratique des hautes études (Ve section, sciences religieuses)

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Pour citer l’article

Gérard NAHON, « TALMUD DE BABYLONE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/talmud-de-babylone/