SYPHILIS

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Syphilis : origine

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Évolution de la syphilis acquise non traitée

Évolution de la syphilis acquise non traitée
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La syphilis, ou vérole, est une maladie infectieuse due au tréponème de Schaudinn et Hoffmann.

C'est une maladie essentiellement contagieuse, transmissible en général par les rapports sexuels, beaucoup plus rarement par accident (piqûre), par voie sanguine (transfusion), ou par voie transplacentaire (mère à fœtus : syphilis congénitale). Elle est totalement différente de la blennorragie ou « chaude-pisse » (cf. m.s.t.).

C'est une maladie à évolution cyclique où l'on distingue, en cas d'absence de traitement :

– la syphilis récente, qui comprend la période d'incubation (25 jours en moyenne), les accidents classiques primaires (45 jours en moyenne), les accidents classiques secondaires (de 1 à 2 ans), la syphilis sérologique récente (du début de la contamination jusqu'à la troisième année) ;

– la syphilis latente, lorsque les lésions récentes ont disparu et que seule persiste la positivité de la sérologie ;

– la syphilis symptomatique tardive (phase tertiaire), survenant cinq, dix ou vingt ans plus tard chez trois malades sur quatre, qui peut se signaler sous forme de manifestations cutanées ou viscérales, notamment cardio-vasculaires ou nerveuses.

C'est encore une maladie imprévisible dans son évolution, capable de simuler de nombreuses autres affections, d'atteindre « tous les tissus, tous les organes » et de rester latente pendant des années.

C'est enfin une maladie bénigne si elle est traitée précocement, grave si elle est méconnue ou négligée.

Le caractère épidémiologique de la syphilis a entraîné pendant des siècles une certaine terreur. Avec la découverte de la pénicilline, certains l'ont crue exterminée. Or, d'après les statistiques de l'O.M.S., il existait en 1995 dans le monde 30 millions de syphilitiques et la permissivité en matière de pratiques sexuelles n'a pas contribué à réduire ce nombre depuis lors.

Cela exige donc une bonne connaissance des aspects cliniques, des conditions du diagnostic, de la responsabilité du malade devant sa maladie, puisqu'il s'agit d'une maladie sexuelle transmissible.

Origine

Deux grandes théories s'affrontent quant à l'origine de la syphilis :

– La théorie colombienne, ou américaine, affirme que la maladie, inconnue jusque-là en Europe, a été importée en mars 1493 par les marins de Christophe Colomb, au retour des Antilles (cf. tableau). Cette théorie a d'ardents défenseurs.

Syphilis : origine

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Origine de la syphilis suivant la théorie colombienne. 

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– La théorie uniciste estime, d'une part, que la tréponématose aurait existé dès la préhistoire, mais qu'on l'aurait confondue avec d'autres maladies, notamment la lèpre ; d'autre part, qu'il existe dans le monde des formes très différentes suivant les conditions climatiques, sociales, économiques ; la syphilis actuelle ne serait qu'une de ces formes. À côté de la syphilis actuelle, à transmission essentiellement vénérienne, on cite en effet des tréponématoses à transmission non vénérienne, tels la pinta (Amérique du Sud), le pian (Amérique centrale, Antilles, Afrique, Asie du Sud-Est), la syphilis endémique (climats chauds et secs).

En faveur de la théorie uniciste, on a fait appel à des arguments archéologiques. Rokhlin aurait identifié la syphilis sur des squelettes provenant de Russie centrale et datant de 2000 avant J.-C.

L. Christensen (1962) donne un avis contraire, puisque, après avoir étudié seize mille cinq cents crânes venant de toutes les parties du monde, il conclut que les lésions osseuses de la syphilis ne se manifestent qu'après l'année 1500 de notre ère.

Des dizaines de millions d'individus moururent de cette maladie en l'absence d'une thérapeutique vraiment efficace.

Il fallut attendre le xixe siècle pour que l'on prescrivît iode et iodure. C'est en 1910 qu'une préparation arsenicale administrée par voie intraveineuse transforma le pronostic de la maladie.

L'introduction, par l'école française, du bismuth en 1921 allait apporter un traitement de fond efficace. Les cures alternées d'arsenicaux et de bismuth donnaient près de 100 p. 100 de succès dans les cas de syphilis récente.

L'application, en 1943, par S. Mahoney, R. C. Arnold et A. H. Harris de la pénicilline dans le traitement de la syphilis a bouleversé tous les schémas thérapeutiques classiques et constitué une amélioration considérable du fait de sa meilleure tolérance et de sa haute valeur tréponémicide.

Diagnostic

Le diagnostic de la syphilis s'établit avant tout par la mise en évidence du tréponème et par les résultats des examens de sang.

Mise en évidence du tréponème

L'agent responsable de la syphilis a été découvert en 1905 par le zoologiste F. R. Schaudinn et le syphiligraphe Hoffmann, de Hambourg ; ils lui donnèrent le nom de Treponema pallidum. Ce tréponème, appartenant à l'ordre des Spirochétales, peut être facilement révélé à l'aide d'un microscope à fond noir (anciennement appelé, à tort, ultramicroscope ou « ultra »), soit à partir de la sérosité d'une lésion syphilitique (grattage au vaccinostyle à la surface d'un chancre ou d'une autre lésion), soit à partir de la ponction ganglionnaire. Cette technique, relativement facile, permet un diagnostic immédiat, mais il faut connaître l'existence de tréponèmes saprophytes qui se trouvent dans la cavité buccale, (notamment chez les sujets porteurs d'infections dentaires).

Le T. pallidum, examiné vivant, est un organisme extrêmement mobile, long de 6 à 15 micromètres, présentant six à quinze spires, doué de mouvements en pas de vis (fig. 1). Il est très sensible à la dessiccation, aux antiseptiques légers, en particulier à l'eau savonneuse, aux crèmes et lotions aux antibiotiques. Il se reproduit toutes les trente heures environ par division en deux parties indépendantes et viables. Par ailleurs, ce tréponème peut être révélé après imprégnation argentique (méthode de Fontana), ou par réaction immunospécifique par immunofluorescence indirecte.

En cas de résultat négatif, il faut répéter les examens plusieurs jours de suite. On n'insistera jamais assez sur le danger des applications locales de crèmes ou de lotions aux antibiotiques qui peuvent entraîner la disparition momentanée des tréponèmes, d'où l'importance des réactions sérologiques.

Réactions sérologiques

T. pallidum, en principe, ne peut être mis en évidence qu'au cours des accidents de la syphilis récente, d'où l'intérêt de l'étude du sérum du malade ; cette étude constitue un élément fondamental du diagnostic.

En réponse à l'agression tréponémique, le système réticulo-endothélial synthétise des anticorps que l'examen sérologique devra déceler grâce aux réactions suivantes :

– Les réactions à antigène non tréponémique (cardiolipide). Ce sont des réactions d'agglutination (réaction V.D.R.L., ou venereal disease research laboratory, et réaction R.P.R. ou rapid plasma reagin). Elles mettent en évidence les réagines, anticorps qui apparaissent dix à quinze jours après le début du chancre, mais dont le taux initialement faible ne devient révélateur que vers le trentième jour. La réaction d'hémolyse ou B.W. (pour Bordet-Wassermann) est abandonnée. Ces réactions peuvent être faussement positives, soit transitoirement (quelques jours ou quelques semaines) au cours d'infections virales, parasitaires, grossesse, ou de manière chronique (maladies auto-immunes, paludisme, etc.) Dans de telles circonstances, en l'absence de tout antécédent de signes cliniques évidents en faveur d'une syphilis récente, il faut répéter les examens et faire appel aux réactions à antigènes tréponémiques.

– Les réactions à antigènes tréponémiques. Le test d'immunofluorescence (I.F. ou F.T.A., fluorescent treponemal antibody) qui met en évidence des anticorps d'apparition précoce, cinq à huit jours après le début du chancre, prend toute sa valeur en cas de lésion primaire atypique, ou lorsque des traitements locaux intempestifs ont été institués.

– La réaction d'hémagglutination passive (T.P.H.A., ou Treponema pallidum hemagglutination assay) se positive un peu plus tardivement : de quinze à vingt jours après le début de la lésion initiale. F.T.A. et T.P.H.A. peuvent persister longtemps à des titres bas après un traitement efficace mais pas assez précoce.

– Le test d'immobilisation des tréponèmes (test de Nelson), test de référence vu sa très grande spécificité, met en évidence des anticorps qui immobilisent, in vitro, des trépomènes vivants et mobiles. Ces « immobilisines » apparaissent plus tardivement que les autres réactions (de 20 à 30 jours après le début du chancre), sauf en cas de réinfection. La négativation de ce test après traitement est un bon test de l'efficacité de la thérapeutique. En cas de réactions positives, celles-ci doivent être quantifiées et répétées, afin de donner une idée précise sur la teneur du sérum en anticorps et par là même juger des résultats thérapeutiques et parfois attirer l'attention sur les réinfections ou les récidives.

– Les anticorps IgM. Les immunoglobulines IgM, première réponse immunitaire spécifique à l'infection tréponémique, peuvent apporter des éléments précieux au diagnostic de la syphilis. Présents dès l'apparition du chancre, ces anticorps peuvent persister à des taux variables au cours de l'infection syphilitique. Indicateurs d'une syphilis en évolution, ils disparaissent après traitement efficace. Chez la femme enceinte, les IgM ne franchissent pas la barrière placentaire. Leur présence chez le nouveau-né permet d'affirmer un diagnostic de syphilis congénitale. Leur absence n'exclut cependant pas une infection. Chez l'adulte, la présence d'IgM, à un stade tardif de la syphilis, peut faire redouter une évolution possible et indique la nécessité d'un nouveau traitement ainsi qu'une surveillance biologique et clinique accrue. La mise en évidence de ces anticorps doit être réalisée par deux méthodes : immunofluorescence (FTA-M) ou immunocapture-hémagglutination (S.P.H.A., ou solid phase hemagglutination assay), ou par technique E.L.I.S.A.-M.

– Autres tests sérologiques : les tests E.L.I.S.A. (enzyme linked immunosorbent assay) ou E.I.A. (enzyme immuno assay). La présence d'anticorps spécifiques (IgM et/ou IgG) dans le sérum engendre une modification de la couleur du mélange réactionnel.

Le Western Blot et les réactions d'amplification génomiques par P.C.R. (polymerase chain reaction) permettent aux spécialistes de trancher les cas litigieux.

Les structures antigéniques des tréponèmes pathogènes sont très complexes et les parentés sont telles que la sérologie ne permet pas encore la distinction entre la syphilis et les autres tréponématoses (pian, béjel).

Schéma évolutif de la maladie

C'est par une excoriation cutanéo-muqueuse, en général lors d'un rapport sexuel, que le tréponème s'insère dans l'organisme. S'il se développe normalement, il déclenche l'apparition d'une syphilis récente, qui va suivre son destin classique d'évolution au grand jour (fig. 2). Mais le tréponème peut aussi évoluer de façon inapparente ; cette possibilité est, actuellement, de plus en plus fréquente, du fait de la prescription d'antibiotiques pour les maladies les plus banales. Cette infection, à évolution extrêmement lente, va se développer en plusieurs phases.

Évolution de la syphilis acquise non traitée

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Évolution de la syphilis acquise non traitée. 

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Période d'incubation

La période d'incubation, c'est-à-dire le nombre de jours entre le moment de la contamination et l'apparition du premier signe clinique, est silencieuse (de 2 à 5 semaines, en moyenne 25 jours). Toutefois, en présence de lésions préexistantes (herpès, balanite par exemple), l'examen au fond noir peut mettre en évidence des tréponèmes dès le septième jour. Il existe actuellement des cas où la période d'incubation est prolongée de quatre, cinq voire six semaines et même plus. Cette période est impossible à préciser, d'une part, quand il s'agit des femmes, chez lesquelles l'« accident initial », le chancre primaire, passe le plus souvent inaperçu, d'autre part, après des traitements intempestifs par des antibiotiques qui, en outre, peuvent modifier l'aspect du chancre et retarder la séroconversion. À ce stade de la maladie, les réactions sérologiques sont négatives.

Période primaire

La période classique primaire est représentée par le chancre et son adénopathie satellite. Le chancre siège au point d'inoculation ; il est constitué en cinq à six jours. Ses caractéristiques typiques sont : une petite érosion (exulcération) unique, arrondie ou ovalaire, à contours régulièrement tracés, de quelques millimètres à 1 à 2 centimètres de diamètre, indolore, siégeant sur une base indurée, s'accompagnant d'une adénopathie (augmentation de volume d'un ganglion) de voisinage.

En réalité, de nos jours, le chancre d'inoculation peut revêtir des aspects cliniques extrêmement divers, tel l'aspect multiple : 18 p. 100 des chancres génitaux (R. Degos) ; l'aspect ulcéreux : sur 2 300 cas de syphilis récente observés en sept ans par Degos, 25 p. 100 de chancres sont constitués par des ulcérations profondes (un aspect particulièrement fréquent chez les Africains) ; l'aspect inflammatoire : l'adénopathie satellite peut même perdre ses caractères classiques (ganglion unique non douloureux) pour être constituée de ganglions multiples et inflammatoires. Le chancre peut occuper une localisation atypique telle que le pubis (siège fréquent chez les Nord-Africains), le méat (intérieur ou périphérie), l'urètre (déclenchant dans ce cas une sécrétion purulente qui peut faire penser à tort à une blennorragie), ou la région anale.

Chez la femme, le chancre génital n'est pas dépisté dans 95 p. 100 des cas, d'où les difficultés de l'éradication de l'infection syphilitique.

Enfin, aussi bien chez l'homme que chez la femme, les chancres de l'amygdale, de la langue et des lèvres ne sont pas exceptionnels.

C'est à ce stade primaire qu'il importe de faire le diagnostic de la maladie en recherchant le tréponème au microscope à fond noir, à partir d'un prélèvement effectué directement sur le chancre. En cas de résultat négatif, il faut ponctionner le ganglion satellite pour rechercher les tréponèmes dans le suc ganglionnaire. Normalement traité, le chancre guérit en quelques jours. Le danger de la maladie provient du fait que, même non traité, le chancre disparaît spontanément en trente à quarante jours environ. Mais, à ce stade, les réactions sérologiques commencent à devenir positives.

Période secondaire

La phase secondaire (où la sérologie est positive) correspond à la période de dissémination de l'affection. Les lésions sont alors multiples et différentes, curables si traitées, et « plus vexatoires que graves » (A. Fournier). Bénignes pour l'individu, ces lésions – extrêmement contagieuses – fourmillent de tréponèmes ; leur gravité sociale est immense.

Cette période, simulant un grand nombre d'affections, donne lieu à des erreurs de diagnostic. Il n'est donc pas inutile de rappeler ses signes cliniques :

– la roséole, premier signe de la syphilis secondaire, sous la forme d'une éruption, sur le tronc, de taches arrondies ou ovalaires, de couleur rose fleur de pêcher ; elle n'inquiète pas le malade qui incrimine une erreur de régime ou un médicament (somnifère, tranquillisant) ;

– les plaques muqueuses, lésions érosives siégeant surtout aux commissures labiales, au niveau des organes génitaux (sur la vulve en particulier), à l'anus ;

– les ganglions multiples, avec deux localisations évocatrices : la nuque et le coude au niveau des ganglions épitrochléens ;

– les syphilides pigmentées, surtout fréquentes chez la jeune femme, qui font suite à la roséole et siègent autour du cou ;

– l'alopécie diffuse, surtout nette derrière les oreilles, qui apparaît souvent quand s'étend la roséole ; en général, elle n'attire pas l'attention.

La seconde floraison de la syphilis secondaire se caractérise par des lésions infiltrées papuleuses, opposées aux roséoles essentiellement congestives de la première floraison. Dès le moindre doute, il faut rechercher localement les tréponèmes et faire une prise de sang. Sans traitement, les manifestations de cette période peuvent s'étaler sur deux ans.

Période tertiaire

La période tertiaire groupe classiquement les accidents qui surviennent à partir de la deuxième ou de la troisième année de la maladie, et jusqu'à dix, quinze ou vingt ans plus tard.

« Tous les tissus, tous les organes » peuvent être atteints. Les accidents les plus typiques sont cutanés, muqueux, osseux, viscéraux. La syphilis nerveuse reste une complication redoutable qui peut frapper les patients insuffisamment traités. Le tabès et la paralysie générale ont longtemps justifié la frayeur que la syphilis inspirait avant l'antibiothérapie. En France, la neurosyphilis n'a pas disparu et peut se présenter sous des formes frustes. Enfin, quelques rares accidents cardiaques (moins de 1,5 p. 100) sont dus à des aortites syphilitiques.

La distinction de ces différentes périodes est tout à fait théorique : il arrive parfois qu'en dehors d'une sérologie positive aucun incident ou accident ne soit signalé (syphilis sérologique ou syphilis latente d'emblée). C'est en ce sens que A. Fournier a parlé des « grands entractes de la syphilis ». Un bilan par des tests sérologiques quantitatifs, comparatifs et répétés, permettant d'apprécier le degré évolutif de la maladie apparaît donc comme une nécessité absolue.

La syphilis n'est pas héréditaire

La femme enceinte peut, par voie placentaire, transmettre des tréponèmes au fœtus à partir de la douzième semaine d'aménorrhée. Avant cette date, on estime que le tréponème ne peut franchir la membrane cellulaire des villosités choriales. Cependant, plus la syphilis maternelle est récente et proche de l'accouchement, plus le risque de contamination du fœtus est élevé, bien que le placenta ne soit pas forcément traversé, comme le prouvent certaines observations dans lesquelles, sur deux jumeaux, un seul naît syphilitique.

La syphilis du nouveau-né ne dépend en aucune façon de caractères héréditaires. L'expression syphilis congénitale (ou prénatale) a remplacé le terme hérédosyphilis. Elle désigne une maladie infectieuse acquise, due à la méconnaissance de la syphilis maternelle. Cette syphilis congénitale est actuellement rare en France du fait, d'une part, de la pratique systématique du dépistage sérologique obligatoire au troisième mois de la grossesse, d'autre part, des examens sérologiques prénuptiaux.

Chez le nouveau-né, l'infection syphilitique peut se manifester dès la naissance : il s'agit alors d'une syphilis congénitale précoce.

À côté de cette forme visible, il existe dans 30 p. 100 des cas environ une syphilis congénitale latente que l'on peut dévoiler par la mise en évidence de la syphilis chez la mère et une sérologie positive chez le nourrisson : présence d'anticorps fœtaux spécifiques de type IgM. Mais un nouveau-né sain, non syphilitique, peut présenter à la naissance des réactions sérologiques positives lorsqu'on examine le sang pris au cordon ; ces réactions peuvent rester positives durant trois à six mois. En effet, la mère, correctement traitée, peut garder des anticorps résiduels de type IgG, et ceux-ci sont capables de traverser le placenta. Cela entraîne parfois des discussions sur le plan thérapeutique. En cas de doute, on n'hésitera pas à traiter l'enfant par la pénicilline.

La syphilis congénitale peut aussi se manifester tardivement, qu'il s'agisse d'une syphilis latente révélée à l'occasion d'une enquête familiale ou d'un sérodiagnostic des tréponématoses (40 p. 100), ou bien d'une syphilis révélée par un accident évolutif (60 p. 100).

En conclusion, la base de la prophylaxie de la syphilis congénitale réside dans ladétection et le traitement de la syphilis de la mère avant le quatrième mois de la grossesse. Un examen sérologique du sang du cordon à la naissance doit être systématiquement pratiqué pour rechercher l'existence d'IgM spécifique. Mais cela n'exclut pas l'existence d'une syphilis materno-fœtale aiguë très récente. D'où l'importance du suivi clinique et sérologique mère/enfant. Sauf en cas de lésions cicatricielles, le traitement par la pénicilline donne d'excellents résultats. On se méfiera particulièrement d'une possibilité de réaction d'Herxheimer due à la destruction brutale des tréponèmes sous l'influence de traitement (fièvre, maux de tête, etc.). Enfin, malgré sa rareté actuelle, la syphilis congénitale constitue une affection redoutable.

C'est à tort qu'on a rattaché à la syphilis congénitale des malformations, osseuses notamment, et des maladies mentales qui sont dues à d'autres facteurs, soit eux-mêmes infectieux (rubéole), soit hormonaux, soit métaboliques.

Syphilis et infection VIH

La syphilis et l'infection due au virus VIH sont deux maladies protéiformes qui peuvent interagir à différents niveaux. Étant donné les modifications des défenses immunitaires du sujet infecté par le virus de l'immunodéficience humaine, ces interactions sont fonction du degré d'immunosuppression du sujet infecté par le virus et du stade de l'infection à Treponema pallidum.

Tout se voit donc dans cette co-infection. Par les aspects cliniques, on peut observer une modification de l'histoire naturelle de la syphilis : lésions atypiques, accélération et aggravation de la maladie, atteintes neurologiques, oculaires plus fréquentes... Par les aspects sérologiques, les réponses aux tests sérologiques peuvent être modifiées selon le stade de l'infection VIH ; synthèse accrue de réagines au début de l'infection, réduction de la synthèse d'anticorps sériques particulièrement vers les stades tardifs de l'infection VIH...

Le traitement standard par la benzathine pénicilline semble être mis en échec lors d'une infection VIH associée, entraînant, de ce fait, l'apparition précoce de manifestations habituellement tardives (atteintes neurologiques, oculaires, etc.). Quant aux réponses sérologiques post-thérapeutiques, on a pu constater une décroissance plus lente du taux des anticorps chez les sujets présentant une syphilis primaire que chez ceux qui étaient traités pour une syphilis secondaire.

Problèmes épidémiologiques

Nombreux sont les facteurs susceptibles d'agir sur le comportement humain dans un contexte parcouru de diverses tendances déstabilisantes : contraintes économiques, industrialisation, abandon des structures et des valeurs traditionnelles, mouvements de population, problèmes ethniques et politiques sont autant de variables dont l'association augmente la vulnérabilité des populations, et particulièrement les jeunes générations.

L'enquête épidémiologique sur ces maladies (base de toute lutte) se trouve de ce fait confrontée à d'énormes difficultés : mouvements temporaires ou permanents de population rendent très difficiles les recherches pour trouver l'agent contaminateur ; de plus, l'incidence varie selon les populations, les pays, les régions, les périodes de l'année, etc. Une étude réalisée aux États-Unis a montré que seulement 50 p. 100 des cas sont effectivement rapportés.

On a relié jadis la recrudescence des cas de syphilis au mouvement des armées en campagne. Ce sont des mouvements de masse beaucoup plus considérables qui ont pris le relais du déplacement des troupes à l'heure du tourisme mondial et des migrations : l'importance des voyages, la rapidité des transports aériens, les rencontres épisodiques pendant les vacances, la situation mouvante des travailleurs entraînent des difficultés extrêmes pour trouver et traiter le contaminateur. L'enquête épidémiologique, base de toute lutte, s'avère souvent impossible.

Après l'apparition du sida, on a pu constater une certaine modification dans les habitudes sexuelles de certaines populations à risques (homosexuelles, notamment). Cependant, prostitution, précocité des rapports sexuels, toxicomanie constituent de grandes sources de contamination. Une étude réalisée aux États-Unis a montré que la syphilis touchait préférentiellement les prostituées et les toxicomanes, consommateurs de crack (dérivé inhalable de la cocaïne). Cet état des choses doit inciter à faire mieux connaître les maladies transmises par voie sexuelle, notamment la syphilis, et à lutter contre l'inconscience dont font souvent preuve les personnes atteintes alors qu'elles omettent d'avertir leurs partenaires. En vue de combattre, en France, ces deux attitudes, l'institut Alfred-Fournier (Paris) a pour vocation l'information du public et met à sa disposition des documents spécialisés.

Thérapeutique

Dès confirmation bactériologique ou sérologique du diagnostic, il faut instituer immédiatement un traitement énergique. Les schémas thérapeutiques doivent assurer des taux tréponémicides pendant une durée prolongée (15 jours au minimum). La pénicilline constitue toujours l'antibiotique de choix. Ses formes retard sont préconisées. Elle constitue la meilleure arme prophylactique : son action sur les tréponèmes permet de briser la chaîne de contamination et de traiter le ou les partenaires sexuels. De toute façon, quel que soit le traitement, de 10 à 20 p. 100 des syphilis récentes séropositives resteront telles ; leur avenir semble le même que celui des syphilis qui se sont négativées. Avant de prescrire tout traitement, il faut s'assurer que le malade ne souffre pas d'une intolérance à la pénicilline ; en cas d'allergie avérée à la pénicilline, on aura recours à un traitement long (de 20 à 30 jours), soit par les cyclines, soit par les macrolides (chez la femme enceinte).

En cas de syphilis sérologique ou de syphilis latente, et dans tous les cas où il est impossible de préciser la date de contamination, on prescrira plusieurs cures de pénicilline.

En cas de syphilis symptomatique tardive, on sera parfois amené à faire de longues cures de pénicilline, en même temps que des thérapeutiques particulières à chaque cas.

On contrôlera l'efficacité du traitement par des tests sérologiques périodiques. En cas de syphilis récente, ce contrôle se fera six semaines, trois mois, six mois, un an après la fin du traitement. Dans les cas où les réactions sérologiques restent positives, on essayera par des tests quantitatifs périodiques de vérifier si la maladie évolue ou non.

Recherches actuelles

Le même malade peut contracter la syphilis plusieurs fois dans sa vie. En général, on pense que les réinfections ne s'observent qu'après la guérison clinique et sérologique, donc après disparition d'une protection immunitaire, d'ailleurs mal définie. Cette notion d'immunité tréponémique est à la base de tentatives en cours, spécialement aux États-Unis, pour identifier et étudier les divers antigènes tréponémiques susceptibles de permettre la mise au point d'un vaccin contre la syphilis.

Les travaux de P. Collart et de M. Poitevin (1981) – mettant en évidence des tréponèmes dans des prélèvements ganglionnaires de liquide céphalo-rachidien, et d'humeur aqueuse provenant de malades atteints de syphilis symptomatique, tardive ou latente, tardivement traitée – devraient rendre prudent avant d'affirmer la guérison : « La permanence de la positivité sérologique traduit la persistance du tréponème pâle dans l'organisme à l'état de commensalité ; mais dans des conditions biologiques que l'on ne connaît pas, ces germes seraient susceptibles de récupérer leur virulence et de redevenir pathogènes pour l'hôte qui les abrite. »

La syphilis n'est pas une maladie honteuse ; il faut la considérer comme une maladie infectieuse, peu grave, facilement guérissable, sans incidence sur la descendance si un traitement précoce et correct a été institué. Mais elle peut devenir extrêmement sérieuse si elle n'a été ni révélée ni traitée.

La vaccinothérapie ne semble pas pouvoir être réalisée dans un avenir proche. Ce sont donc encore les mesures prophylactiques collectives qui semblent être les armes les plus efficaces dans la lutte contre cette maladie, à savoir : la connaissance des aspects actuels de la syphilis, et surtout la nécessité de prescrire des traitements synchronisés, immédiatement efficaces, dans le but de rompre le plus rapidement possible les chaînes de contamination et d'obtenir une protection contre les complications lointaines de la syphilis ; la soumission aux tests sérologiques imposés à différentes étapes de la vie (mariage, examen prénatal, etc.) et aux tests systématiques de contrôle après traitement ; enfin, de ne reprendre une vie sexuelle normale qu'après la certitude de la non-contagion.

—  Michel POITEVIN, André SIBOULET

Bibliographie

P. Collart & M. Poitevin, Actualités physio-biologiques sur la syphilis, monographie, in Semaine des hôpitaux, vol. LVII, Paris, 1981

G. L. Daguet, S. Talhari, J. Maleville, M. Poitevin & A. Basset, « Les Tréponématoses endémiques non vénériennes et leurs rapports avec la syphilis », in Cahier santé, no 1, 1991

H. J. Engelkens, J. J. Van den Sluis & E. Stolz, « Syphilis in the AIDS era », in Fg. Dermatol., vol. XXX, no 4, 1991

E. W. Hook III & C. M. Marra, « Acquired Syphilis in adults », in New Engl. J. Med., vol. CCCXXVI, no 16, 1992

C. Lejeune & M. Robin, « Syphilis materno-fœtale et néonatale », in Archives françaises de pédiatrie, no 43, 1986

M. Poitevin, Étude, in vivo, de la sensibilité de « Treponema pallidum » aux antibiotiques, thèse, Paris, 1984 ; « Quels Antibiotiques aujourd'hui ? », in Vie médicale, no 19, 1987

M. Poitevin, P. Collart & M. Bolgert, « Syphilis », in 1986. Journal of Clinical Neuro-Ophtalmology, vol. VII, no 1, 1987.

Écrit par :

  • : docteur ès sciences naturelles, ancien chef de l'unité de biologie des tréponématoses, Institut Alfred-Fournier, centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé
  • : chef de consultation à l'hôpital Saint-Louis, ancien directeur de l'Institut Alfred-Fournier

Classification


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  •  • 435 mots
  •  • 1 média

Désignation traditionnelle de certaines ulcérations cutanées ou muqueuses qui accompagnent l'inoculation de certains microbes : tréponème de la syphilis, bacille de Ducrey, bacille de Koch . Le chancre syphilitique survient trois semaines après la contagion. Sur les muqueuses, il est classiquement indolore ; arrondi, de niveau avec la muqueuse, propre, vernissé, il repose sur une base indurée. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chancres/#i_2967

EHRLICH PAUL (1854-1915)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 682 mots
  •  • 1 média

Savant allemand , prix Nobel de médecine (1908), qui a largement contribué à la naissance ou au développement de nombreuses disciplines biologiques telles que l'hématologie, l'immunologie, la chimiothérapie, la pharmacologie et la cancérologie. Né en Silésie, neveu d'un fabricant de matières colorantes, Paul Ehrlich mène des études médicales à Breslau, à Strasbourg, à Leipzig et les termine à Bres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-ehrlich/#i_2967

ÉPIDÉMIES

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET, 
  • Georges DUBY, 
  • Gabriel GACHELIN, 
  • Jean-Louis MIÈGE
  • , Universalis
  •  • 16 519 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « En Europe »  : […] Dans l'Europe des xvi e et xviii e  siècles se trouvent ainsi en présence maladies anciennes et maladies nouvelles. La grande épidémie reste celle de peste. Sans doute les témoins ont-ils tendance à définir ainsi chaque mortalité infectieuse exceptionnelle, et toutes les épidémies ne sont-elles p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epidemies/#i_2967

FRACASTORO GIROLAMO (1478-1553)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET, 
  • Adelin Charles FIORATO
  •  • 667 mots

Médecin, humaniste et poète véronais, Fracastoro est l'une des figures les plus représentatives du gentilhomme savant de la Renaissance. Après des études à l'université de Padoue, où il a pour condisciple Copernic et comme maîtres l'anatomiste Achillini et le philosophe Pomponazzi, il y enseigne à son tour la logique. Il séjourne pendant plusieurs années auprès du général vénitien Alviano, et parf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/girolamo-fracastoro/#i_2967

GOMMES, pathologie

  • Écrit par 
  • Pierre de GRACIANSKY
  •  • 504 mots

Lésions inflammatoires de l'hypoderme, circonscrites, de nature infectieuse, et tendant à s'ulcérer, les gommes évoluent en quatre stades : crudité , avec nodule solide, nettement limité ; ramollissement de la lésion qui s'accroît, devient fluctuante en son centre et adhère à la peau ; ulcération et fistulisation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gommes-pathologie/#i_2967

GUERRE MONDIALE (PREMIÈRE) - La santé aux armées

  • Écrit par 
  • Anne RASMUSSEN
  •  • 4 532 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Maladies : les fléaux sociaux »  : […] Ce n’est pas des grandes épidémies de guerre que vient la principale menace pour la santé des troupes, mais des deux « fléaux sociaux » familiers à la société française du début du xx e  siècle, tuberculose et syphilis. À partir de 1916, les services de santé se montrent très alarmistes devant l’explosion de ces deux pathologies qui n’étaient pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-mondiale-premiere-la-sante-aux-armees/#i_2967

LANDSTEINER KARL (1868-1943)

  • Écrit par 
  • Paul SPEISER
  •  • 910 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Syphilis »  : […] Landsteiner démontre que l'on peut utiliser comme antigène, pour la réaction de Wassermann, non seulement des extraits d'organes syphilitiques, mais aussi un extrait de cœur bovin. Il trouve une nouvelle méthode microscopique (éclairage sur fond noir) pour prouver que le Treponema pallidum est bien l'agent de la syphilis. Il démontre que les gommes syphilitiques sont aussi i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-landsteiner/#i_2967

LEVADITI CONSTANTIN (1874-1953)

  • Écrit par 
  • Jean LEVADITI
  •  • 503 mots

Né à Galati (Roumanie), Constantin Levaditi, médecin français, est d'abord, en 1896, interne des hôpitaux à Bucarest et se consacre à des recherches expérimentales. Après avoir été préparateur du professeur Babes à Bucarest, il est nommé à Paris préparateur du professeur Charrin au Collège de France. Avant d'entrer à l'Institut Pasteur, où se déroulera toute sa carrière, un séjour à Francfort-sur- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constantin-levaditi/#i_2967

M.S.T. (maladies sexuellement transmissibles)

  • Écrit par 
  • Michel POITEVIN, 
  • André SIBOULET
  •  • 3 629 mots

Dans le chapitre « Traitement »  : […] Le choix du traitement dépendant étroitement des facteurs épidémiologiques, on prescrit un type de thérapeutique d'efficacité extrêmement rapide, seul moyen de briser les chaînes de contamination, d'où la pratique des « traitements minute ». Ces traitements consistent à administrer en une seule fois des antibiotiques soit par voie buccale, soit par voie parentérale (injection intramusculaire) ; d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladies-sexuellement-transmissibles/#i_2967

ODONTOSTOMATOLOGIE

  • Écrit par 
  • Michel BENOIST, 
  • Frédéric CHABOLLE, 
  • Michel DECHAUME, 
  • Bernard MEYER, 
  • Jacques ROUOT
  •  • 11 327 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Maladies infectieuses »  : […] La syphilis acquise donne des manifestations stomatologiques au cours des trois périodes de son évolution. À la période primaire, le chancre se rencontre dans la cavité buccale, siégeant par ordre de fréquence sur les lèvres, la langue, les gencives. À la période secondaire, à côté des lésions muqueuses peut s'observer une syphilis secondaire des maxillaires ou des lésions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/odontostomatologie/#i_2967

PARALYSIE GÉNÉRALE

  • Écrit par 
  • François BOURNÉRIAS
  •  • 173 mots

La paralysie générale (P.G.), rare actuellement, est une des manifestations neurologiques de la syphilis à la phase tardive (ou tertiaire) de son évolution. Elle apparaît dix à vingt ans après l'infection primaire par le tréponème. Ses symptômes, qu'il faut distinguer de ceux de la paralysie au sens actuel du terme, révèlent une marche vers la démence, accompagnée ou non de troubles psychopathique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paralysie-generale/#i_2967

PIAN

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 174 mots

Maladie infectieuse tropicale sévissant en Afrique, en Amérique (y compris les Antilles) et en Océanie, le pian est causé par Treponema pertenue . Ce germe est très voisin du tréponème de la syphilis, par sa morphologie et par ses caractères antigéniques, si bien qu'une immunité croisée entre pian et syphilis protège les victimes de l'une de ces maladies contre l'autre. Mais, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pian/#i_2967

SYPHILIDES

  • Écrit par 
  • Pierre de GRACIANSKY
  •  • 240 mots

Il est traditionnel d'appeler syphilides certaines manifestations cutanéo-muqueuses des diverses périodes de la syphilis. Les syphilides pigmentées font suite à la roséole, laissant au cou notamment le fameux « collier de Vénus ». Dans la phase secondaire de la syphilis, des papules lenticulaires infiltrées sont disséminées sur tout le corps, mais sont surtout caractéristiques aux paumes et aux pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syphilides/#i_2967

TABÈS

  • Écrit par 
  • François BOURNÉRIAS
  •  • 240 mots

Complication actuellement rare de la syphilis nerveuse au stade tertiaire de son évolution. Les lésions siègent au niveau des racines postérieures et des cordons postérieurs de la moelle. Le tabes dorsalis , ou tabès, se manifeste par des douleurs fulgurantes dans les membres associées à des troubles sensitifs qui affectent surtout la sensibilité profonde et sont responsables […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tabes/#i_2967

ULCÉRATIONS

  • Écrit par 
  • Pierre de GRACIANSKY
  •  • 904 mots

Perte de substance cutanée suffisamment profonde pour entraîner une cicatrice indélébile. Qu'elle fasse suite à une autre lésion dermatologique (bulle, pustule, gomme, nodule, tumeur) ou qu'elle apparaisse d'emblée, ses causes sont très variées. Les ulcérations artificielles relèvent de manipulations de produits caustiques au cours de l'activité professionnelle du patient. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ulcerations/#i_2967

Voir aussi

ANTICORPS    RÉACTION DE BORDET-WASSERMANN    DÉPISTAGE médecine    IgM    TEST DE NELSON    PÉNICILLINE    SÉROLOGIE    TRÉPONÈMES    VIH ou HIV

Pour citer l’article

Michel POITEVIN, André SIBOULET, « SYPHILIS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/syphilis/