SYNAPSES

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Cytologie

Le terme de synapse, physiologique à l'origine, a rapidement été utilisé pour désigner également les structures au sein desquelles se réalise la transmission. En raison de la similitude des caractéristiques fonctionnelles, beaucoup d'auteurs l'emploient pour désigner les connexions entre neurones (synapses interneuronales) ou entre neurone moteur et fibre musculaire striée (synapses neuromusculaires), terme auquel les physiologistes préfèrent celui de jonctions neuromusculaires s'agissant des structures encore appelées plaques motrices. Personnellement, cela nous paraît un élément de clarification de réserver le terme de jonctions à des connexions morphologiquement moins bien définies, comme celles entre les nerfs neurovégétatifs et les fibres musculaires lisses par exemple, ou à des connexions ayant des caractéristiques fonctionnelles différentes de celles des synapses, comme certaines jonctions électrotoniques à fonctionnement bidirectionnel par exemple.

Au point de vue cytologique, la notion de synapse est complémentaire de celle de neurone. Pour ceux qui, jusqu'à un passé récent, ne reconnaissaient pas l'individualité anatomique du neurone (cf. système nerveux  - Le tissu nerveux), la notion de synapse était sans objet, bien que certains aient cru tourner les difficultés avec la physiologie en imaginant des structures douées de propriétés physiologiques spéciales reliant continûment des unités fonctionnelles différentes (ex. : l'appareil périterminal de Boeke entre fibre nerveuse et muscle strié).

Les synapses à transmission chimique différant des synapses électriques autant par leur morphologie que par leur mécanisme de fonctionnement, on envisagera ces deux grands types successivement.

Synapses à transmission chimique

Synapses interneuronales

Dès le début du siècle, les méthodes de coloration élective du tissu nerveux ont permis de définir la forme générale des synapses interneuronales d'après celle de la partie présynaptique. Le type de beaucoup le plus répandu est le bouton terminal, qui se présente dans les imprégnations neurofibrillaires comme un ann [...]

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Différenciation présynaptique

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Fibre neurovégétative périphérique

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Brillance du rayonnement synchrotron

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des sciences de Paris
  • : agrégé de l'Université
  • : docteur ès sciences naturelles, agrégé de physiologie-biochimie, maître de recherche à l'I.N.S.E.R.M.
  • : professeur honoraire à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Alfred FESSARD, Patrice GUYENET, Michel HAMON, Jacques TAXI, « SYNAPSES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/synapses/