SYMÉTRIES, physique

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

De l'observation des symétries à la théorie des groupes

Dans un article titré « Sur la symétrie des phénomènes physiques » et publié par le Journal de physique en 1894, Pierre Curie affirme que « lorsque certaines causes produisent certains effets, les éléments de symétries des causes doivent se retrouver dans les effets produits ». Si cette hypothèse raisonnable est avérée, il appartient au chercheur de mettre au jour ces éléments de symétries que l'on pourrait qualifier de fondamentales à partir de l'observation de phénomènes naturels et de l'analyse d'expériences soigneusement contrôlées. La cristallographie a certainement été le premier domaine où, bien avant la remarque de Pierre Curie, les observations macroscopiques ont conduit les physiciens à comprendre quelles symétries régnaient à l'échelle microscopique. Les travaux des précurseurs que furent par exemple Robert Hooke et Christiaan Huygens au xviie siècle amenèrent les premières classifications scientifiques des réseaux cristallins réalisés par la nature, par René Just Haüy en 1781 et Auguste Bravais en 1843.

Les relations fécondes entre les mathématiques et la physique ont permis de mieux tirer parti de ces observations. Dans un premier temps, la compréhension du concept de symétrie en géométrie a permis d'être plus précis sur la notion d'état symétrique d'un système physique. Une figure (par exemple un certain nombre de points) est dite symétrique par rapport à une transformation (par exemple une rotation de 90 degrés autour d'un point) si elle est inchangée lorsque cette transformation a été appliquée à chacun de ses éléments. On dit alors que cette transformation est une symétrie de la figure géométrique. On remarquera que cette définition est un peu différente de l'usage courant du mot symétrique : « on voit notre symétrique dans un miroir » se traduit par « on voit le transformé de notre corps par une réflexion sur un plan » ; de plus, comme notre corps n'est pas inchangé dans cette transformation puisque ce qu [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 10 pages


Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

Classification


Autres références

«  SYMÉTRIES, physique  » est également traité dans :

SYMÉTRIE CP VIOLATION DE LA

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 395 mots

L'observation d'un mode de désintégration particulier d'un méson K neutre montre en 1964 qu'une symétrie liant matière et antimatière n'est pas respectée par la nature. Les années 1950 et 1960 étaient riches en découvertes de nouvelles particules élémentaires ; après les mésons π légers, qui semblaient jouer le rôl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violation-de-la-symetrie-cp/#i_12838

ANTIMATIÈRE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE, 
  • Jean-Marc RICHARD
  •  • 6 912 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Antiatomes »  : […] En septembre 1995, une équipe de physiciens allemands et italiens utilisant un des accélérateurs du Cern, le complexe européen de physique des particules situé près de Genève, réalisèrent la fabrication de quelques antiatomes à partir des antiparticules du proton et de l'électron. Le dispositif expérimental tirait avantage de l'anneau d'accumulation d'antiprotons de basse énergie (le L.E.A.R., Lo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antimatiere/#i_12838

BELL JOHN STEWART (1928-1990)

  • Écrit par 
  • Maurice JACOB
  •  • 806 mots

Le physicien théoricien britannique John Stewart Bell a marqué par ses travaux le domaine de la mécanique quantique. Né à Belfast le 28 juillet 1928, John Stewart Bell, d'origine modeste, doit travailler dès l'âge de seize ans comme assistant de laboratoire. Il gravit cependant assez vite tous les degrés universitaires, pour soutenir une thèse de doctorat en 1956. Sa carrière de chercheur, commenc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-stewart-bell/#i_12838

CHAMPS THÉORIE DES

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 4 478 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Théories de jauge et description des interactions nucléaires »  : […] Les premiers essais pour décrire les interactions nucléaires dans le cadre des théories quantiques des champs arguaient de la portée limitée des forces nucléaires comme une preuve que les champs échangés entre les protons et les neutrons d'un noyau atomique, par exemple, étaient quantifiés en des particules de masse intermédiaire entre celles des électrons et des protons ; ces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-des-champs/#i_12838

CHIMIE THÉORIQUE

  • Écrit par 
  • Lionel SALEM, 
  • François VOLATRON
  •  • 4 284 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Le rôle de la symétrie dans le contrôle des réactions chimiques »  : […] C'est principalement aux savants américains Woodward (prix Nobel 1965) et Hoffmann (prix Nobel 1981) ainsi qu'au chimiste japonais Fukui (prix Nobel 1981) qu'incombe la découverte du rôle joué par la symétrie des fonctions d'onde dans le contrôle des chemins de réaction. Il s'agit, dans le cas présent, de la symétrie spatiale des orbitales moléculaires. Woodward et Hoffmann ont considéré la réacti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-theorique/#i_12838

CRONIN JAMES WATSON (1931-2016)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 368 mots

Fils d'un professeur de latin et de grec à l'université méthodiste de Dallas, James Watson Cronin est né le 29 septembre 1931 à Chicago. Il fit ses études supérieures à l'université de Chicago et y soutint sa thèse en 1955. Il rejoignit alors le groupe de physiciens travaillant auprès d'un nouvel accélérateur, le cosmotron de Brookhaven dans l'île de Long Island près de New York. Peu après la déco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-watson-cronin/#i_12838

FITCH VAL LOGSDON (1923-2015)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 360 mots

Né le 10 mars 1923 dans un ranch du Nebraska, Val Logsdon Fitch fut, durant la Seconde Guerre mondiale, envoyé comme militaire-technicien au laboratoire de Los Alamos, où il devint un expérimentateur expert en côtoyant les grands physiciens attachés au projet Manhattan. Il compléta ses études universitaires après la guerre à l'université McGill de Montréal (Canada), puis soutint sa thèse en 1954 s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/val-logsdon-fitch/#i_12838

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Défauts des milieux ordonnés »  : […] Un thème intimement lié aux modèles morphodynamiques et aux transitions de phases est celui des défauts que peuvent présenter les milieux ordonnés. Ceux-ci proviennent du fait que les symétries locales prescrites par le principe de minimisation de l'énergie ne sont pas compatibles avec les contraintes topologiques imposées par les conditions de bord (par exemple lorsqu'on passe d'une phase liquide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_12838

HIGGS BOSON DE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 2 571 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le modèle standard des interactions fondamentales »  : […] La compréhension actuelle des forces fondamentales (si l'on excepte la gravitation qui échappe à cette description) repose sur trois piliers : la mécanique quantique qui associe onde et particule comme deux aspects d'un même objet physique, la théorie des champs qui explicite la propagation et les interactions de ces objets, les groupes de symétrie qui contraignent la description mathématique des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boson-de-higgs/#i_12838

INTERACTIONS (physique) - Interaction électrofaible

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 2 109 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La théorie électrofaible »  : […] La théorie moderne des interactions faibles, proposée en 1967 par Steven Weinberg et Abdus Salam , les décrit comme dues à l'échange de « bosons intermédiaires » appelés W + , W et Z 0 (fig. ). Aux courants chargés du modèle de Fermi, cette théorie ajoute des « courants faibles neutres » aptes à créer une paire ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interactions-physique-interaction-electrofaible/#i_12838

INTERACTIONS (physique) - Interaction nucléaire forte

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 1 945 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La chromodynamique quantique »  : […] Les développements théoriques novateurs des années 1967-1972 permettent d'accéder à la compréhension moderne de l'interaction nucléaire forte. Dans le cadre de la chromodynamique, théorie quantique des champs construite à partir du modèle qu'est l'électrodynamique quantique, l'interaction nucléaire forte est la manifestation de quelques processus élémentaires mettant en jeu les quarks et les gluo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interactions-physique-interaction-nucleaire-forte/#i_12838

INTERACTIONS (physique) - Unification des forces

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 1 612 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les théories de jauge  »  : […] En 1918, la mathématicienne allemande Emmy Noether démontre que l'invariance d'une théorie physique par rapport à une transformation continue se traduit par l'existence d'une quantité conservée. Hermann Weyl applique cette idée à l’électromagnétisme et à une transformation qui dilate l'échelle des longueurs, qu’il appelle « transformation de jauge ». Dans le cadre de la nouvelle mécanique quant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interactions-physique-unification-des-forces/#i_12838

ISOSPIN

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 254 mots

Nombre quantique attaché à une symétrie interne des particules élémentaires, dont la représentation mathématique est identique à celle de la symétrie par rotation. La notion d'isospin fort, introduite en 1933 par Werner Heisenberg (1901-1976), traduit le fait que le proton et le neutron peuvent être compris comme deux états d'une particule unique : le nucléon. Par analogie avec les rotations dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isospin/#i_12838

ISOTROPIE & ANISOTROPIE

  • Écrit par 
  • Viorel SERGIESCO
  •  • 738 mots

Au sens général du terme, une grandeur physique (macroscopique ou microscopique) est anisotrope, ou isotrope, selon qu'elle dépend ou non de la direction suivant laquelle on la mesure. Ainsi, la densité d'un corps homogène ou la fonction de distribution des vitesses à l'équilibre thermodynamique sont des grandeurs isotropes, tandis que cette même fonction de distribution en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isotropie-et-anisotropie/#i_12838

KOBAYASHI MAKOTO (1944- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 411 mots

Le physicien théoricien japonais Makoto Kobayashi a reçu le prix Nobel de physique en 2008 « pour la découverte de l'origine de la symétrie brisée qui prédit l'existence d'au moins trois familles de quarks dans la nature ». Kobayashi naît le 7 avril 1944 à Nagoya (Japon) ; son père, médecin, meurt peu après la Seconde Guerre mondiale. Il effectue ses études supérieures à l'université de Nagoya ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kobayashi/#i_12838

LEE TSUNG-DAO (1926- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 340 mots
  •  • 1 média

Né le 24 novembre 1926 à Shanghai (Chine), Lee Tsung-Dao était le fils d'un homme d'affaires. La guerre sino-japonaise de 1937-1945 lui fit quitter l'université Kweichow dans la province du Zhejiang, pour rejoindre celle de Kunming, dans le Yunnan, où il rencontra Yang Chen-Ning, dont il sera longtemps l'ami et le collaborateur. Une bourse du gouvernement chinois lui permit de terminer ses études […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-tsung-dao-1926/#i_12838

MASKAWA TOSHIHIDE (1940- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 426 mots

Né le 7 février 1940 à Nagoya (Japon), le physicien théoricien japonais Toshihide Maskawa a reçu le prix Nobel de physique en 2008 « pour la découverte de l'origine de la symétrie brisée qui prédit l'existence d'au moins trois familles de quarks dans la nature ». Issu d'une famille de commerçants spécialisés dans le négoce du sucre, il se passionne très jeune pour les sciences et fait ses études […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maskawa/#i_12838

MASSE, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, 
  • Bernard PIRE
  •  • 4 054 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Masse et interactions »  : […] Nous savons que la matière est composée d'atomes, eux-mêmes composés d'électrons et d'un noyau constitué de particules plus fondamentales : les quarks et gluons, qui forment les nucléons, regroupés dans le noyau. L'affirmation que la masse d'un corps quelconque est fournie par celle de ses constituants, même en tenant compte pour être plus précis du défaut de masse évoqué plus haut, semble complèt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/masse-physique/#i_12838

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéalisation de l'espace cristallin ; un détour heuristique vers les structures moléculaires »  : […] De longue date, la distinction et l'identification des minéraux se faisait d'après leurs attributs organoleptiques ; le repérage de formes caractéristiques n'était que l'un des arguments d'une diagnose mal assurée dans la hiérarchie des critères. Cependant, à la fin du xviii e  siècle, sur la voie de la reconnaissance d'espèces minérales (et non p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_12838

MATIÈRE (physique) - Transitions de phase

  • Écrit par 
  • Nino BOCCARA
  •  • 6 909 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Recherche des paramètres d'ordre »  : […] Pour pouvoir définir un paramètre d'ordre, il faut que, lors de la transition, le passage d'une phase à l'autre s'accompagne de la perte de certains éléments de symétrie. Dans le cas déjà cité de la transition paramagnétique-ferromagnétique, l'aimantation joue le rôle de paramètre d'ordre. Pour les alliages, dans la phase désordonnée, certains sites de la structure sont équivalents. Permuter entr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere-physique-transitions-de-phase/#i_12838

HIGGS MÉCANISME DE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 376 mots
  •  • 2 médias

En 1964, les physiciens belges Robert Brout et François Englert, d'une part, et leur collègue écossais Peter Higgs , d'autre part, introduisent le concept de symétrie de jauge spontanément brisée. Dans deux articles aux titres quasi identiques « Symétrie brisée et la masse des mésons vecteurs de jauge  » et « Symétries brisées, particules de masse nulle et champs de jauge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanisme-de-higgs/#i_12838

MÉSOMORPHE ÉTAT

  • Écrit par 
  • Jacques SIMON
  •  • 3 041 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Cristaux liquides lyotropes »  : […] Les états mésomorphes obtenus par le mélange de certaines substances avec des solvants sont appelés cristaux liquides lyotropes . Ces cristaux liquides comprennent toujours deux constituants : un dérivé mésogène et un solvant (généralement de l'eau). Le solvant n'a pas simplement pour effet de « diluer » la phase cristalline liquide, il participe à l'organisation du matériau. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etat-mesomorphe/#i_12838

NAMBU YOICHIRO (1921-2015)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 383 mots

Physicien théoricien des interactions fondamentales et des particules élémentaires, Prix Nobel de physique en 2008, Yoichiro Nambu est né le 18 janvier 1921 à Tōkyō et a grandi dans la ville de Fukui, située à 300 kilomètres environ à l'ouest de la capitale japonaise. Après des études universitaires à l'université de Tōkyō, il travaille à partir de 1942 sur les radars dans un laboratoire militai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nambu/#i_12838

NEUTRON

  • Écrit par 
  • Bernard SILVESTRE-BRAC
  •  • 2 268 mots

Dans le chapitre « Propriétés du neutron »  : […] La nouvelle particule suscite l'enthousiasme durant les années qui suivent sa découverte ; les physiciens veulent en cerner toutes les propriétés. Elle est sensible à toutes les interactions de la nature. Pour diverses raisons, il devient patent que le neutron est une particule à part entière et non un état lié p-e. La physique nucléaire démarre sur des bases saines, mais demande bien sûr une meil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutron/#i_12838

PARITÉ, physique

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 164 mots

Transformation qui change toutes les coordonnées spatiales en leurs opposées. Les interactions gravitationnelles, électromagnétiques et nucléaires fortes sont invariantes par parité. Les interactions faibles violent de façon maximale cette symétrie. Cette caractéristique proposée en 1956 par les physiciens chinois Tsung Dao Lee et Chen Ning Yang fut vérifiée quelques mois plus tard par l'observat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parite-physique/#i_12838

PIÉZO-ÉLECTRICITÉ

  • Écrit par 
  • Pierre VOVELLE
  •  • 4 735 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Quartz »  : […] Le quartz est une forme cristalline de la silice (SiO 2 ) dont d'autres formes cristallines existent en abondance (silex, agate, calcédoine, etc.). On le trouve sous forme naturelle exploitable au Brésil, à Madagascar et en ex-U.R.S.S.. Sa forme cristalline courante est dite « forme α ». Chauffée à 573  0 C, elle se transforme en « forme β », pratiquement non piézo-électr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/piezo-electricite/#i_12838

PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2016

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 1 084 mots
  •  • 3 médias

Le prix Nobel de physique 2016 distingue les travaux de trois théoriciens , pour la description de nouveaux états quantiques de la matière et des transitions de phase qui mènent à ces états. Les trois physiciens, David J. Thouless (né à Bearsden, en Écosse, en 1934 et mort à Cambridge, en Angleterre, en 2019) , John Michael Kosterlitz (né à Aberdeen, en Écosse, en 1942) et F. Duncan M. Haldane (n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physique-2016/#i_12838

QUASI-CRISTAUX

  • Écrit par 
  • Marc AUDIER, 
  • Michel DUNEAU
  •  • 3 079 mots
  •  • 4 médias

Le terme quasi-cristal désigne un état particulier de la matière condensée découvert de façon fortuite, en 1984, dans un alliage métallique d'aluminium et de manganèse par D. Shechtman, I. Blech, D. Gratias et J. Cahn. L' originalité de cet état tient à sa structure atomique, c'est-à-dire à un arrangement particulier des atomes dans l'espace. En effet, les premières observations, réalisées en micr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quasi-cristaux/#i_12838

RAMAN EFFET

  • Écrit par 
  • Michel DELHAYE
  •  • 6 453 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Symétrie des vibrations et théorie des groupes »  : […] Si les variations du moment électrique et de la polarisabilité paraissent intuitivement accessibles pour des molécules di- ou triatomiques, il n'en est pas de même pour des édifices polyatomiques à grand nombre d'atomes, les plus intéressants de nos jours en chimie ou en biologie. Une méthode très élégante permet de tourner cette difficulté, en se fondant uniquement sur les propriétés de symétrie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/effet-raman/#i_12838

SCHÖNFLIES ARTHUR MORITZ (1853-1928)

  • Écrit par 
  • Zdenek JOHAN
  •  • 431 mots

Mathématicien et cristallographe allemand, né le 17 avril 1853 à Landsberg an der Warthe (aujourd'hui Gorzow en Pologne). Après avoir étudié les mathématiques à l'université de Berlin de 1870 à 1875, Arthur Schönflies, élève de Kummer, obtient en 1877 le grade de docteur en philosophie. Il enseigne comme professeur de lycée tout d'abord à Berlin, et pendant les années 1880-1884 au lycée de Colmar. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-moritz-schonflies/#i_12838

SPIN ou MOMENT CINÉTIQUE ou ANGULAIRE INTRINSÈQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 5 385 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Spin et relativités »  : […] Le spin, s'il est, comme tout moment angulaire quantique, étroitement lié au groupe des rotations spatiales, prend un sens encore plus spécifique et plus profond dans un cadre spatio-temporel plus large. Les rotations ne forment en effet qu'un sous-groupe d'un ensemble plus large : le groupe de toutes les symétries cinématiques, c'est-à-dire toutes les transformations spatio-temporelles laissant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spin/#i_12838

STÉRÉOCHIMIE - Stéréochimie organique

  • Écrit par 
  • Henri B. KAGAN, 
  • Charles PRÉVOST
  •  • 14 210 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Auxiliaire chiral Z* lié au substrat prochiral »  : […] Celui-ci peut être temporairement lié au substrat prochiral RR′CX 2 ou RR′C=Y, par l'intermédiaire d'un groupe fonctionnel présent dans R ou R′, par exemple ; on aboutit ainsi au composé Z*−R(R′CX 2 ) ou Z*−R(R′C=Y). Dans ces conditions, il y a disparition du plan de symétrie du carbone tétraédrique de RR′CX 2 ou de RR′C=Y (plan de la double liaison), la molécule étant devenue chirale. Les deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stereochimie-stereochimie-organique/#i_12838

THERMODYNAMIQUE - Processus irréversibles non linéaires

  • Écrit par 
  • Agnès BABLOYANTZ, 
  • Paul GLANSDORFF, 
  • Albert GOLDBETER, 
  • Grégoire NICOLIS, 
  • Ilya PRIGOGINE
  •  • 9 748 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Transitions de non-équilibre ; bifurcations et fluctuations »  : […] Dans un grand nombre de situations d'intérêt physique, il arrive que l'évolution d'un système soit régie par des lois non linéaires . Nous allons illustrer cette éventualité par un exemple chimique qui fait intervenir le phénomène de la catalyse . Considérons la décomposition de l'éther par pyrolyse en phase gazeuse. Dans des conditions usuelles, ce proc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thermodynamique-processus-irreversibles-non-lineaires/#i_12838

YANG CHEN-NING (1922- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 533 mots
  •  • 1 média

Chen-Ning Yang est né le 22 septembre 1922 à Hofei (Chine). Fils d'un professeur de mathématiques, il passa sa jeunesse sur le campus de l'université Tsinghua puis, l'université ayant été déplacée pendant la guerre sino-japonaise de 1937-1945 à Kunming, dans le Yunnan, où il rencontra Lee Tsung-Dao, qui devint son ami et collaborateur pour de nombreuses années. Il obtint une bourse de l'université […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yang-chen-ning-1922/#i_12838

Voir aussi

Pour citer l’article

Bernard PIRE, « SYMÉTRIES, physique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/symetries-physique/