SYLLABE

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
  •  • 2 760 mots

Dans le chapitre « L'emboîtement des éléments du « logos » »  : […] Cette pédagogie, dont l'efficacité peut à juste titre être mise en doute, reflète à sa façon une intuition fondamentale et sans cesse réaffirmée de la pensée grammaticale des Grecs : le discours – logos – se constitue par assemblage – sunthesis , suntaxis – d'éléments ( stoikheia ) selon un processus hiérarchisé en niveaux. Deux citations, séparées par environ six siècles, illustrent bien la per […] […] Lire la suite

MÉSOPOTAMIE L'écriture cunéiforme

  • Écrit par 
  • Daniel ARNAUD
  •  • 3 079 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le système classique »  : […] Héritier d'une histoire millénaire, le système classique est complexe et pis : incohérent. Aucune réfection, même partielle, n'y mit de l'ordre. Les signes y sont désormais régulièrement distribués horizontalement, à partir de la gauche, sans ligatures, sans espaces entre les mots, sans ponctuation, sans soulignement possible et sans alinéa. Tous sont de taille identique ; des traits distinguent, […] […] Lire la suite

MÉTRIQUE

  • Écrit par 
  • Benoît de CORNULIER
  •  • 6 930 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métrique syllabique simple : le vers français classique »  : […] L'expression Léandre le sot , qui peut, isolée ou placée dans un roman, être de la prose non rimée, est un vers, et rime, dans le sizain cité ci-dessus. Ce vers n'est donc pas plus vers en soi, que sa rime en -ot n'est rime en soi. De même que la qualité de rime de sot n'existe, ici, que par l'équivalence contextuelle des fins de lignes en sot et en saut , de même la qualité de vers de Léandre […] […] Lire la suite

ORTHOGRAPHE

  • Écrit par 
  • Liselotte BIEDERMANN-PASQUES, 
  • Fabrice JEJCIC
  •  • 4 616 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Règles générales de syllabation et place des accents aigu ou grave »  : […] a) Syllabe phonique fermée : pas d'accent, sur le type mer Une syllabe phonique est dite fermée lorsqu'elle est terminée par une consonne prononcée : par exemple, cher , (la) mer , lec-ture , etc. Dans cette position la voyelle E tend à s'ouvrir : /ɛ/, et n'est pas notée par un accent. b) Syllabe phonique ouverte : e noté d'un accent, sur le type thé Une syllabe phonique est dite ouverte lorsqu' […] […] Lire la suite

PROSODIE

  • Écrit par 
  • Pauline WELBY
  •  • 946 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La prosodie au niveau du mot »  : […] La prosodie est impliquée dans des unités linguistiques de tailles différentes qui vont de la syllabe (pour la plus petite) au discours (pour la plus grande). Ainsi, dans les langues à tons telles que le chinois, le zoulou ou le thaï, la même séquence de segments peut avoir un sens différent selon le patron mélodique qui lui est associé (par ex., en thaï, pa [ton à F0 moyenne] signifie « lancer  […] […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE DU LANGAGE ORAL

  • Écrit par 
  • Elsa SPINELLI
  •  • 4 407 mots

Dans le chapitre « Unités prélexicales  »  : […] Du point de vue de l’auditeur qui doit comprendre le message, le passage du signal acoustique aux représentations mentales se fait tout aussi rapidement et automatiquement. Tout d’abord, ce signal doit être converti en unités linguistiques de base (phonèmes ou syllabes), qui servent de médiation pour accéder au lexique mental. Quant à la nature de ces unités, on envisage souvent le phonème puisqu’ […] […] Lire la suite

RYTHME, musique

  • Écrit par 
  • Nicole LACHARTRE
  •  • 5 571 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Rythme du son, rythme du verbe »  : […] Toute l'histoire de la musique chantée met en évidence l'interférence du rythme musical et du rythme de la langue parlée. Selon les lieux et selon les époques, la musique suit le rythme de la parole ou, au contraire, impose son propre rythme sans tenir beaucoup compte de celui du texte. Ces deux éventualités coexistent dans l'opéra, où l'air avec ses ornements subordonne le texte à la ligne mélodi […] […] Lire la suite

VERS

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU
  •  • 1 735 mots

Contrairement au vers latin, divisé en mesures, le système du vers français s'appuie d'abord sur la syllabe. Cette versification est ainsi soumise depuis le xvii e  siècle, avec Malherbe notamment, à un ensemble de règles. La délimitation de la syllabe se heurte notamment au problème du - e en fin de mot. Celui-ci s'élide devant une voyelle, mais se prononce devant une consonne : « Leur hain e p […] […] Lire la suite

VERSIFICATION

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 1 209 mots

Dans les langues où la longueur de la syllabe est pertinente (soit par la nature de la voyelle, soit par sa position, c'est-à-dire son environnement consonantique de droite), les vers sont construits et identifiés d'après un nombre relativement fixe de pieds (séquence rythmée de syllabes longues, notées ▂, et de syllabes courtes, notées ⌣). Les vers de six pieds sont dits hexamètres, et sont surto […] […] Lire la suite