SURINAME

Médias de l’article

Suriname : carte physique

Suriname : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Suriname : drapeau

Suriname : drapeau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

drapeau

Campagne électorale au Suriname, mai 1996

Campagne électorale au Suriname, mai 1996
Crédits : PA Photos

photographie


Nom officielRépublique du Suriname (SR)
Chef de l'ÉtatDési Bouterse (depuis le 12 août 2010)
CapitaleParamaribo
Langue officiellenéerlandais
Unité monétairedollar du Suriname (SRD)
Population567 000 (estim. 2016)
Superficie (km2)163 820
Dans l’atlas toutes les données

Capitalisme et colonisation

Abolition de l'esclavage et mutations économiques

L'abolition de l'esclavage le 1er juillet 1863 sonnait le glas d'un mode de production fondé sur le système des plantations. La réorganisation économique et sociale s'opéra sur de nouvelles bases avec le passage au travail salarié et la création en 1865 de la Surinaamsche Bank à Paramaribo. L'industrialisation des Pays-Bas au cours de la période 1870-1914 eut des répercussions aux colonies sur le plan de la demande en matières premières et sur l'établissement de marchés associés au développement de la consommation. Les capitaux néerlandais préférèrent s'investir en Indonésie plutôt qu'au Suriname, malgré l'attrait passager de l'or et de la gomme balata. Manquant d'infrastructure industrielle et d'informations relatives au potentiel minier, la colonie guyanaise était infiniment moins attirante que l'Indonésie riche en matières premières (pétrole, fer, charbon, étain) et en produits divers (riz, thé, tabac, indigo, épices). L'effort pour intéresser les capitaux étrangers au développement du Suriname, confirmé par la création en 1826 d'un organisme local d'investissements privés (Ondernemersraad), se heurta surtout à la sourde opposition de la puissance coloniale.

La concentration des forces productives et un apport massif de travailleurs engagés venus d'Asie firent baisser les coûts de production du sucre. Stimulée par une bureaucratie coloniale qui contrôlait la distribution des terres, une agriculture de subsistance put se développer, ce qui entraîna l'apparition vers 1900 d'une petite bourgeoisie terrienne. Pendant la Première Guerre mondiale se développèrent les cultures du riz, du cacao, du café et, vers 1930, l'exportation du riz puis du thé.

La réorganisation politique à laquelle il fut procédé en 1865 suscita la mise au point d'une réglementation gouvernementale qui resta en vigueur jusqu'en 1936. Les modifications économiques et sociales incitèrent les Pays-Bas à proposer des mesur[...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 10 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

  • : professeur d'histoire, directeur du Centre de recherches Caraïbes-Amériques

Classification


Autres références

«  SURINAME  » est également traité dans :

SURINAME, chronologie contemporaine

  • Écrit par 
  • Universalis

Tous les événements politiques (élections, conflits, accords, …) et les faits économiques et sociaux qui ont marqué l’histoire contemporaine du pays jusqu’à aujourd’hui. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/chronologie/suriname/#i_35847

GUYANE

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉZY
  •  • 2 342 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'intérieur des terres, les confins guyanais de la France »  : […] Les deux fleuves Oyapock (303 km), à l'est, et Maroni (520 km) à l'ouest, entretiennent autant de liens avec leurs voisins transfrontaliers (Suriname et Brésil) qu'avec la préfecture de Cayenne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guyane/#i_35847

GUYANES BOUCLIER DES

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉZY
  •  • 5 374 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Esclavage et plantations : « le nègre de Surinam » »  : […] Au Suriname, la colonie était groupée autour de la ville de Paramaribo, dont le luxe insolent (maisons en bois de deux à quatre étages, palais du gouverneur), à la fin du xviiie siècle, contrastait violemment avec l'atonie de Cayenne et devint bientôt légendaire. Son port recevait six vaisseaux par an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouclier-des-guyanes/#i_35847

PARAMARIBO

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 320 mots

Capitale, plus grande ville et premier port du Suriname, Paramaribo est située au bord du fleuve Suriname, à une quinzaine de kilomètres de la côte atlantique. Elle fut construite sur le site d'un village amérindien, sur lequel des Français vinrent s'installer vers 1640, avant que lord Willoughby de Parham y implantât une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paramaribo/#i_35847

PRÉCOLOMBIENS - Amérique du Sud

  • Écrit par 
  • Jean-François BOUCHARD, 
  • André DELPUECH, 
  • Danièle LAVALLÉE, 
  • Dominique LEGOUPIL, 
  • Stéphen ROSTAIN
  • , Universalis
  •  • 23 164 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Le bassin de l'Orénoque et les Guyanes »  : […] L'un des plus grands monticules résidentiels de la côte des Guyanes est Hertenrits au Suriname. D'un diamètre de 200 à 320 mètres, il a été édifié avec l'argile environnante apportée sous forme de blocs plus ou moins carrés. Par comparaison, on a estimé qu'environ 14 000 charges d'un camion de taille moyenne auraient été nécessaires pour l'édifier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/precolombiens-amerique-du-sud/#i_35847

Voir aussi

Pour citer l’article

Oruno D. LARA, « SURINAME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/suriname/