SUMER

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Civilisation et art

Même si le foyer sumérien était cantonné en un secteur assez restreint, son influence avait débordé bien au-delà des frontières d'une région. Des sculptures découvertes à Assur auraient pu sortir tout aussi bien d'Ur ; un gros vase en stéatite recueilli à Mari, orné de l'aigle léontocéphale, ferait songer irrésistiblement aux produits d'Obeid, tellement l'inspiration est identique, mais tout autant la technique d'exécution. L'art sumérien est un des plus grands du monde. Il est le témoignage le plus impressionnant laissé à l'humanité par le génie créateur d'un peuple fixé au berceau de la civilisation. Sans difficulté il peut rivaliser avec les productions de l'ancien Empire égyptien : même densité, même simplification de lignes. L'essentiel est l'élimination du superflu. Voilà ce qui prime pour ces artistes demeurés anonymes et qui n'auront pas hésité à demeurer des mois sinon peut-être des années devant un bloc de pierre pour y fixer le masque féminin de Warka ou en extraire la silhouette d'un des dynastes de Mari. Dans ce pays où la pierre était rare sinon inexistante, il fallait faire venir les matériaux de contrées lointaines. On utilisa abondamment le gypse, plus courant mais moins noble. Les sculpteurs ont triomphé de tous les obstacles. C'est finalement par centaines que l'on recense les statuettes déposées en ex-voto dans les chapelles des sanctuaires. À travers tout le IIIe millénaire, elles furent exécutées à la demande de donateurs plus ou moins fortunés, partant plus ou moins exigeants. Elles représentent les fidèles dans l'attitude de l'adoration, la plupart du temps debout, mains jointes, très rarement les divinités, tout au moins en ronde bosse. Des inscriptions permettent souvent les identifications : Lamgi-Mari, Iku-Shamagan (rois de Mari), Ebih-il, Idi-nârum, Nani, Salim, Gumbad, Meshigurru, Su-wada (hauts fonctionnaires de Mari), Ur-Nanshe (chantre du temple d'Ishtar à Mari), Lugal-kisalsi d'Uruk, Kurlil d'Obeid. Toutes ces statues sont de l'époque sumérienne présargonique : des rois, de [...]

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-4000 à -2000. Naissance de l'écriture

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Statuettes d'Eshnunna (env. 2775-2650 av.  J.-C.)

Statuettes d'Eshnunna (env. 2775-2650 av.  J.-C.)
Crédits : Courtesy of the Oriental Institute, the University of Chicago

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Lyre sumérienne, tombeau de Puabi, Ur

Lyre sumérienne, tombeau de Puabi, Ur
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Code des lois de Hammourabi

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Dans le chapitre « L'organisation politique »  : […] Depuis des siècles, la Mésopotamie était divisée en une foule d'États-cités, ayant chacun leur prince ou « vicaire » du dieu local. Ces chefs ne cessaient de se faire une guerre mesquine de contestations frontalières ; de temps en temps, l'un d'eux ayant vassalisé quelques villes voisines se proclamait roi. Plusieurs peuples (Sémites, Sumériens, Hourrites, Élamites) se mêlaient dans la grande vall […] Lire la suite

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ASSYRO-BABYLONIENNE LITTÉRATURE

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Vers 2300 avant notre ère, le roi sémite Sargon d'Akkad ravit aux Sumériens l'hégémonie sur l'ancienne Mésopotamie. Les scribes, pour la première fois, se mirent alors à écrire couramment en langue akkadienne. Ce fut le point de départ d'une abondante littérature qui, pendant dix-sept siècles, allait s'épanouir en Assyrie et en Babylonie, rayonner sur tout le monde civilisé du temps, et, après la […] Lire la suite

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Pour citer l’article

André PARROT, « SUMER », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/sumer/