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Cartésianisme et psychanalyse

Un premier point est essentiel : le sujet psychanalytique vient au jour en même temps que la science moderne et, plus exactement, au temps où l'impérialisme de celle-ci, se réfractant du côté de la logique, apprend à connaître ses bornes dans l'impossibilité d'une démonstration de consistance et l'indécidabilité formelle de ses énoncés. Le sujet psychanalytique, c'est celui que la science moderne s'est efforcée en vain de « suturer » et à partir duquel elle a pu se définir de cette impuissance même. Bref, c'est son « corrélat antinomique », comme l'écrit Lacan.

Mais revenons au sujet cartésien, surgi comme on le sait d'un rejet du Savoir : le sujet doutant exclut de lui quelque chose – tout le champ de l'inévident – pour parvenir à une certitude, dont on connaît pourtant le peu d'ampleur : même si le malin génie me trompe, je pense, donc je suis ; et « la proposition je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit ». Autrement dit, le sujet du cogito n'est que sous la condition contingente que je le pense. « Peut-être pourrait-il se faire si je cessais de penser, ajoute Descartes, que je cesserais en même temps d'être ou d'exister. »

Or, l'héritage que la psychanalyse retiendra du cartésianisme est bien celui-ci : le sujet ne saurait émerger qu'entre doute et certitude, ou encore, comme le dit Lacan, entre « savoir et vérité ». Il ne saurait être conçu d'emblée comme substance au sens ontologique du terme, pas plus qu'il ne saurait se réduire au simple substrat du phénomène affectif. Celui-ci, Freud le souligne, échappe en tant que tel au départage entre conscient et inconscient. L'objet commun de la psychanalys [...]

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CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
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DESCARTES (R.), en bref

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Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes fonde la philosophie moderne. Il est à la naissance du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/#i_3936

DIEU - La négation de Dieu

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DOR JOËL (1946-1999)

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ENFANCE (Les connaissances) - Enfant et psychanalyse

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ÉNIGME

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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L'énigme est protéiforme : charade, rébus, anagramme, chiffre, mystère, secret, trucage, devinette, maquillage, prestidigitation, trompe-l'œil, collage, problème, oracle, etc. Elle joue ainsi sur les registres les plus divers de la connaissance (image, symbole, signe, idée), en en faisant saillir, dès les réalités les plus banales et quotidiennes, des possibilités « sur-réelles » insoupçonnées. El […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enigme/#i_3936

ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 7 348 mots

Dans le chapitre « L'expérience esthétique »  : […] Une autre question surgit aussitôt : si l'objet esthétique est lié à une culture et à l'histoire, c'est parce qu'il est lié d'abord au sujet. Un sujet qui est lui-même historique, porteur et agent d'une culture, mais qui est aussi un sujet individuel ; disons : un sujet psychologique, car c'est ainsi que l'esthétique, avant l'avènement de la phénoménologie, puis des philosophies du système, l'a co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-esthetique-et-philosophie/#i_3936

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 5 714 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « pôle-je » »  : […] Au pôle-je , nous trouvons une liberté en première personne qui se pose elle-même. Ma liberté veut être. Mais, s'il est vrai que la liberté se pose par elle-même, elle ne se voit pas, elle ne se possède pas elle-même. Nous avons donc besoin de toute une suite de notions intermédiaires qui permettent à la liberté de se réfléchir, de prendre possession d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique/#i_3936

L'HERMÉNEUTIQUE DU SUJET (M. Foucault) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Frédéric GROS
  •  • 951 mots
  •  • 1 média

L'Herméneutique du sujet (Le Seuil-Gallimard, Paris, 2001) est la retranscription annotée du cours prononcé par Michel Foucault en 1982 au Collège de France. L'entreprise de publication des cours, commencée avec Il faut défendre la société (cours de 1976 publié en 1997) et Les Anormaux (cours de 1974 publié en 1999), se poursuiv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-hermeneutique-du-sujet/#i_3936

IDENTIFICATION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 375 mots

Dans l'acception psychologique de la notion, la forme d'identité la plus directement accessible est celle qu'a dégagée, en rupture avec la tradition cartésienne, la critique de la substantialité du moi. « Le soi ( Self ), écrit Locke, est cette chose pensante consciente (de quelle substance elle est formée, spirituelle ou matérielle, simple ou composée, il n'importe) qui est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identification/#i_3936

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nature et dimensions de l'identité personnelle »  : […] Prise au sens littéral de similitude absolue , l'identité personnelle ( je suis je ) n'existe pas ! L'identité interpersonnelle ( je suis un autre ) n'existe pas non plus, même dans le cas de jumeaux vrais. L'identité collective est également impossible, les membres d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/#i_3936

IMAGINAIRE ET IMAGINATION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 12 540 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sédimentation sociale de l'imaginaire »  : […] La tâche est relativement aisée, puisqu'on dispose désormais dans cette vue d'un fil directeur. Partons en effet du rêve. Il se caractérise par la suspension de la position de l'ego, sujet de l'énonciation, et par son éclatement en une multiplicité d'acteurs imaginaires qui sont les protagonistes du rêve. La même raison qui fait que sont convertis en inscriptions plastiques les signifiants dont e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imaginaire-et-imagination/#i_3936

INDIVIDU

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT
  •  • 4 626 mots

Dans le chapitre « Fantasme et individuation »  : […] D'autres changements affectent la problématique de l'individualité. L'opposition entre le tout et la partie trouve sans doute sa forme la plus occultante dans l'opposition entre le collectif et l'individuel, qui définit l'un par l'autre de façon magique . Claude Lévi-Strauss donne d'excellents exemples de cette circularité par laquelle un shaman donne corps au groupe qui l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individu/#i_3936

INDIVIDU & SOCIÉTÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 4 488 mots

Dans le chapitre « Désir et sujet »  : […] L'ordre biologique est à définir à partir de la symbolisation qu'il rend possible – symbolisation qui l'annule lui-même et le transpose. Ce n'est donc pas dans le discours du positivisme qu'il doit être traduit, mais dans un discours où il recevra son statut de manque. Ainsi compris, l'ordre biologique a un destin comparable à celui qu'a, dans la théorie psychanalytique, la pulsion. Celle-ci, dont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individu-et-societe/#i_3936

INTERACTION, sciences humaines

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la genèse phénoménologique à la psychanalyse de l'interaction »  : […] Qu'il y ait correspondance de la représentation sociale de l'interaction à la constitution phénoménologique d'autrui, telle que la présente en un texte fameux la cinquième Méditation cartésienne de Husserl, ressort de la constitution du concept évoquée, d'après Ormond, par le Traité de Park et Burgess. Rappelons en effet que pour Ormond l'interaction […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interaction-sciences-humaines/#i_3936

INTERDIT

  • Écrit par 
  • Claude RABANT, 
  • Pierre SMITH
  •  • 6 123 mots
  •  • 1 média

Dans toute société, dans toute culture, on peut repérer de très nombreux interdits portant sur des domaines fort divers. Ce sont notamment les interdits juridiques, moraux, sociaux, sanitaires, linguistiques ou rituels. À ce niveau très général, les interdits ne sont le plus souvent, dans chacun de ces domaines, que l'envers de règles positives dont ils ne peuvent être séparés de manière à const […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interdit/#i_3936

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 557 mots
  •  • 1 média

Intérêt pour la vie ou désintérêt de la vie, intérêt amoureux ou caractère intéressé, intérêt pour la musique, pour la politique ou pour le genre humain – dans le foisonnement des acceptions de l'intérêt, une première orientation nous vient de par son emploi au sens de « dommage » dans la langue des xiii e et xiv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_3936

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « L'intériorité des classiques et la philosophie antique »  : […] Les doctrines classiques de l'intériorité réalisent un double progrès par rapport à la pensée antique. D'une part, philosophie d'un Cogito en première personne, elles mettent l'accent sur cette notion fondamentale qu'il ne suffira pas de dire idéaliste pour la disqualifier, à savoir qu'il n'y a d'esprit que personnel ou que toute pensée est pensée de quelqu'un. Cela est vrai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_3936

INTERSUBJECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 435 mots

Terme qui s'est répandu à la suite des recherches de Husserl sur la constitution de l' alter ego et des recherches de Heidegger sur la coexistence, sur l'être-avec-autrui. Les sociologues, notamment Gurvitch, ont secondé les philosophes en étudiant les valeurs de communauté, celles qui procèdent du nous. Pratiquement, ce sont les personnalistes et les existentialistes, phén […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intersubjectivite/#i_3936

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « De l'intuition opératoire à l'intuition productive »  : […] La critique kantienne, qui est à l'origine de la plupart des épistémologies modernes, maintient le rôle fondamental de l'intuition, mais lui donne un sens tout nouveau. En vertu du principe de l' idéalisme transcendantal, qui est une philosophie du sujet, cette notion perd son caractère réceptif ou contemplatif ; elle relève de l'acte ou de l'objet comme produit d'un acte. La doctrine de l'intui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_3936

JUSNATURALISME

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 664 mots

Dans le chapitre « Les présupposés du jusnaturalisme »  : […] De quelque manière qu'il enracine le droit dans la nature humaine, le jusnaturalisme est l'expression juridique du mouvement humaniste qui apparaît à la Renaissance. Délaissant l'harmonie ontologique d'un cosmos hiérarchisé et finalisé aussi bien que les mystères insondables de la Création divine, la pensée moderne a, selon l'expression de Leo Strauss, « installé l'homme tout à fait chez soi en ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusnaturalisme/#i_3936

LACAN JACQUES (1901-1981)

  • Écrit par 
  • Patrick GUYOMARD
  •  • 6 767 mots

Dans le chapitre « L'algorithme et le signifiant »  : […] Lacan emprunte à Ferdinand de Saussure le terme de « signifiant », en le subvertissant à peu près complètement. L'homologie des structures devait le mener à théoriser celle de l'inconscient à partir de l'algorithme saussurien ( signifiant/signifié ), dans la mesure où il était lui-même un élément de la structure du langage. Saussure inscrit le signifiant en regard du signifié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-lacan/#i_3936

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le modèle du système sans sujet »  : […] Si la langue est un système sans « sujet », il faut remettre en question le primat du sujet que la philosophie occidentale affirme depuis Descartes, Kant et Fichte et que la phénoménologie husserlienne a réactivé sous le signe de la conscience intentionnelle, de la réduction et de la constitution. Loin de constituer le sens, le sujet est lui-même institué par le langage. Comme la société, l'homme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_3936

LIBIDO

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 11 318 mots

Dans le chapitre « Le sexe de la libido à la lumière de la castration »  : […] La notion platonicienne de l'Éros repose sur le mythe de l'unité de l'androgyne primordial. De même est-ce d'un mythe que Jacques Lacan partait au congrès de Bonneval de 1960, marquant sa conception de la libido de cette touche de fantaisie que Freud tenait pour indispensable à tout progrès de sa métapsychologie : mythe de l'œuf « qui peut-être s'indique comme refoulé à la suite de Platon dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libido/#i_3936

LINGUISTIQUE ET PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 7 201 mots

Dans le chapitre « Les langues comme observatoire de l'inconscient »  : […] Qu'il s'agisse de forme ou de substance, Freud recourt souvent aux données de langue pour garantir la psychanalyse, conçue comme une science empirique. En effet, du point de vue de Freud (rappelons qu'il est contemporain de Mach), tout concept de la psychanalyse peut et doit être considéré comme le sténogramme d'un certain nombre de propositions empiriques élémentaires, traitant de données d' obse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-psychanalyse/#i_3936

LITTÉRATURE & PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Jean BELLEMIN-NOEL
  •  • 7 689 mots

Dans le chapitre « Le surplomb de l'auteur »  : […] On ne s'attardera pas ici sur la fraternité qui unit en profondeur la culture littéraire avec la découverte et la mise en place de l'inconscient. Non seulement Freud était un connaisseur et un amateur des ouvrages les plus variés, qui consacrait une grande part de ses loisirs à la lecture quand il n'était pas en voyage sur le pourtour de la Méditerranée pour admirer les productions de l'art gréco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-et-psychanalyse/#i_3936

MAHLER MARGARET (1897-1985)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 1 139 mots

Psychanalyste américaine d'origine autrichienne, Margaret Mahler compte parmi les plus grands théoriciens du développement du très jeune enfant. Née à Sopron (actuellement en Hongrie), elle s'installa comme pédiatre à Vienne, où elle poursuivit son analyse avec Helen Deutsch et fréquenta le cercle des disciples et des proches de Freud. Lors de l'Anschluss, elle gagna New York, où elle s'établit co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/margaret-mahler/#i_3936

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Expérience de l'être-là et « sentir » »  : […] Un tel primat de l'inspiration phénoménologique dans l'œuvre de Merleau-Ponty ne veut point dire que celui-ci ne prenne vis-à-vis de Husserl aucune distance. Il s'en faut même de beaucoup puisqu'on ne trouve chez lui ni le moi transcendantal, auquel il reproche de rendre le philosophe et la philosophie oublieux de leurs origines, ni le célèbre « spectateur impartial », qui métamorphose indûment l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_3936

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 356 mots

Dans le chapitre « Deux extensions remarquables : Jakobson et Lacan »  : […] C'est en un sens une conception analogue que semble avoir Roman Jakobson, mais il donne au terme une extension qui d'un coup efface les frontières relativement restreintes à l'intérieur desquelles il demeurait maintenu. Tant que ces distinctions et définitions sont produites à l'intérieur de la rhétorique classique conçue comme art de persuader, leur extension demeure limitée. Si, en revanche, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphore/#i_3936

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme »  : […] Le discrédit de la métaphysique au xviii e  siècle a revêtu bien des aspects. Il prend parfois celui du scepticisme ou de l'agnosticisme : les problèmes posés par la métaphysique sont alors tenus pour insolubles et, en tout cas, comme étant au-dessus des pouvoirs de la raison humaine. Un certain esprit scientiste se développe d'autre part : on att […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_3936

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « La promotion philosophique du moi »  : […] Il faudra Augustin l'Africain pour passionner la conscience, Augustin le rhéteur pour la faire vibrer, la rendre importante, pathétique, « autobiographique », pour exacerber sa sensibilité et son angoisse (encore que, relativement au petit nombre des élus, à la masse de perdition, la prédestination augustinienne soit une manière – assez sombre – de relayer le rationalisme antique, de réensemencer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_3936

MONTAIGNE MICHEL EYQUEM DE (1533-1592)

  • Écrit par 
  • Fausta GARAVINI
  •  • 8 169 mots

Dans le chapitre « Le sujet en questions »  : […] Façonné ainsi par son activité de magistrat, l'homme qui, en 1571, démissionne de sa charge pour se faire écrivain ne peut que s'écrire de manière problématique, c'est-à-dire se poser en sujet écrivant, anticipant les recherches actuelles sur l'écriture. Les Essais disent le malaise d'un moi placé entre l'exigence de se fixer dans le livre et l'imposs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/montaigne-michel-eyquem-de/#i_3936

MOTIVATION

  • Écrit par 
  • Gaston RICHARD, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 5 062 mots

Dans le chapitre « Évanescence du sujet motivé et problème de méthode »  : […] La subversion du sujet apparaîtrait donc totale, si une fonction du moi n'était pas dévolue à l'orchestration actuelle entre besoins pulsionnels contradictoires et exigence mortelle du surmoi. Mais le moi, représentant essentiel du monde extérieur, s'avère déterminé lui-même par ce qu'il a vécu, c'est-à-dire par l'accidentel. Cependant, caractérisé par le pouvoir de « tenir les choses à distance » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motivation/#i_3936

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 080 mots

Dans le chapitre « L'effet de la nomination sur la subjectivité »  : […] Pour situer l'apport de la psychanalyse à notre compréhension de ce qu'est un nom, on pourrait procéder en deux temps : décrire, d'abord, ce que, faute d'une meilleure expression, on se contentera d'appeler une « logique de l'inconscient », à l'œuvre dans les croyances invincibles et dont nul n'est tout à fait exempt, ces croyances étant parfois rapportées en des versions plus discursives par les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom/#i_3936

NOSTALGIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 5 257 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un processus psychologique »  : […] C'est en effet le même terme de nostalgie ( Sehnsucht ) que reprend Freud pour désigner également une aspiration intense issue le plus souvent de satisfactions passées auxquelles le sujet n'a pu totalement renoncer, telles par exemple les satisfactions sexuelles qui sont attachées aux zones érogènes infantiles et que le sujet a dû abandonner au profit de la seule satisfa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nostalgie/#i_3936

ŒUVRE D'ART

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 7 918 mots

Dans le chapitre « La science »  : […] Le premier de ces arguments est inspiré par la science. Comme le relève Claude Lévi-Strauss, le parti pris des sciences humaines de « dissoudre le sujet » est aujourd'hui général, et c'est à partir de là qu'on peut comprendre la dissolution de l'œuvre. Dissoudre le sujet, cela peut s'entendre de bien des façons. Par exemple, si l'on identifie le sujet à l'individu organique, cela peut signifier q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oeuvre-d-art/#i_3936

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote et la métaphysique »  : […] L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance ( ousia , étance) sensible. Une ontologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_3936

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Fichte »  : […] Fichte et son disciple puis adversaire Schelling sont les inventeurs, dans une forme encore enrobée de gangue métaphysique, de catégories essentielles dont il est impossible de ne pas percevoir le destin historique lointain, compte tenu des transpositions indispensables, dans la genèse de certains des instruments de la pensée métapsychologique de Freud, ainsi que, d'ailleurs, de la psychologie mod […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_3936

PERSONNALISME

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 2 383 mots

Dans le chapitre « Le retour au sujet personnel »  : […] La dernière poussée, décisive, se situe vers 1925 ; et elle s'est soutenue jusqu'aux années cinquante avant de céder à de nouveaux impersonnalismes. Elle fut une réaction autant contre le climat philosophique ambiant que contre le style de civilisation qui tendait à prévaloir. En effet, à la suite du sensualisme, de l'associationnisme anglais, de l'atomisme psychologique selon Taine, des organicis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/personnalisme/#i_3936

PHALLUS

  • Écrit par 
  • Claude CONTÉ, 
  • Maurice OLENDER, 
  • Moustapha SAFOUAN
  •  • 5 741 mots

Dans le chapitre « Le phallus dans la théorie psychanalytique »  : […] Se distinguant du terme «  pénis », qui désigne l'organe sexuel mâle dans sa réalité anatomique, le terme de phallus s'est imposé dans la théorie psychanalytique pour connoter une fonction symbolique dont la mise en place est essentielle à la juste position du sujet humain quant au désir et dont les avatars sont du ressort des différents types de névroses et de perversions. La fonction phallique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phallus/#i_3936

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « La phénoménologie après Husserl »  : […] En vertu de son caractère arborescent et inachevé, l'œuvre de Husserl ne pouvait que donner lieu à une postérité complexe. La structure de l'œuvre du maître excluait l'orthodoxie. Il n'en reste pas moins qu'il y a une unité des pensées que l'on qualifie de « phénoménologies » – par-delà le souci de fidélité aux phénomènes fréquemment invoqué – et que cette unité se comprend à partir de Husserl : t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_3936

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Différence et sens »  : […] Le lent effritement des modèles marxistes et freudiens après 1968 amène la philosophie spéculative française à privilégier de nouvelles références, d'origine allemande encore : Friedrich Nietzsche, pour sa critique de la vérité métaphysique à partir de la puissance affirmative de la vie, Edmund Husserl, pour sa méthode phénoménologique d'analyse des intentionnalités de conscience, Martin Heidegger […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_3936

POÉSIE

  • Écrit par 
  • Michel COLLOT, 
  • Dominique VIART
  •  • 9 390 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Monde »  : […] Ces figures ne sont pas un simple ornement, mais l'instrument d'une configuration de l'expérience humaine. La métaphore fait image, elle donne à voir, elle propose une vision du monde, caractérisée elle aussi par une équivalence généralisée entre le langage, l'homme et l'univers. Ainsi le rythme du vers épouse, pour la plupart des traditions poétiques, celui de la vie universelle : « souffle rythm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie/#i_3936

PROJECTION, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 1 771 mots

Dans le chapitre « Projection et identification »  : […] La projection est aussi un mécanisme fondamental du développement de la personnalité de l'enfant ; elle est, en effet, le mouvement inverse, symétrique et complémentaire de l'identification, car s'identifier, c'est non seulement intérioriser l'image d'autrui, mais aussi projeter sa propre image sur celle du modèle. À l'origine, au stade oral primitif, c'est l'incorporation qui s'oppose au rejet. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/projection-psychanalyse/#i_3936

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Phénoménologie et logique »  : […] Quel est donc le statut de cette vérité historique sur laquelle est entré le sujet dans les phases successives de son développement ? Relève-t-elle d'une logique ? À quel titre cette logique serait-elle appelée à régir la théorie de la pratique psychanalytique ? Quelles incidences enfin la critique de la raison psychanalytique peut-elle avoir dans le registre de la pratique ? Si Lacan a su aborde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_3936

PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 14 034 mots

Dans le chapitre « De la psychanalyse du jeune enfant à Lacan »  : […] La notion de couple de termes a été largement utilisée par les représentants de la psychanalyse du très jeune enfant – tout d'abord pour décrire la relation duelle d'un type particulier entre l'enfant et le partenaire nourricier. Elle concerne aussi le mécanisme spécifique du clivage, dans ses diverses variétés selon les auteurs. Par ailleurs, ceux-ci font un usage diversifié, selon leurs perspect […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse-et-concept-d-opposition/#i_3936

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Psychologie clinique et psychanalyse »  : […] C'est par rapport à cette problématique que l'on se bornera maintenant à situer la psychanalyse. Issue d'une pratique psychiatrique qui, à propos de l'hystérie notamment, a cherché minutieusement sa voie par une démarche proprement expérimentale, c'est-à-dire hypothético-déductive, la psychanalyse a pris rapidement, grâce au génie de Freud, la forme d'une théorie constituée, avec ses techniques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_3936

RESPONSABILITÉ

  • Écrit par 
  • Jacques HENRIOT
  •  • 2 319 mots

La notion de responsabilité prend place à la double jonction de l'éthique et du métaphysique, d'une part, de l'éthique et de l'anthropologique, de l'autre. En proclamant la responsabilité du sujet nouménal sans autre preuve que la douteuse évidence d'une « loi morale » dont histoire et psychologie incitent à penser qu'elle n'est, en réalité, que le produit d'une évolution, le métaphysicien se mont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/responsabilite/#i_3936

SEXUALITÉ, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Claude CONTÉ, 
  • Moustapha SAFOUAN
  •  • 4 976 mots

Chacun sait aujourd'hui que la psychanalyse a inscrit le rapport à la sexualité au centre de l'expérience humaine et de sa problématique. Disons plus exactement : c'est en tant qu'elle est foncièrement conflictuelle que la sexualité s'inscrit au cœur de la vie psychique, laquelle se trouve elle-même reconnue comme conflictuelle de sa nature même. Si, en effet, ce que Freud repère dans sa pratique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sexualite-psychanalyse/#i_3936

SOLLERS PHILIPPE (1936- )

  • Écrit par 
  • Daniel OSTER
  •  • 1 106 mots
  •  • 1 média

Philippe Sollers est né à Bordeaux le 28 novembre 1936. Hanté par une question somme toute traditionnelle : Qui suis-je ?, il apparaît, dès son premier texte, Le Défi jusqu'à Paradis et au Portrait du joueur , comme un des écrivains contemporains les plus prolifiques quant à la réponse. De l'esthétisme valéryen à l'engagement au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-sollers/#i_3936

SOUFFRANCE

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 420 mots

Dans le chapitre « Statut métaphysique de la souffrance »  : […] Si la souffrance se développe d'abord dans la direction d'une compréhension des indices qu'elle dégage et dans celle d'une recherche de sa causalité ultime, on pourrait la définir comme l'expression du mouvement d'individuation en tant qu'il a pour corollaire un processus d'exclusion. De fait, tout se passe comme si l'irruption de l'autre dans notre vie psychique – ou l'absence de cette irruption […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/souffrance/#i_3936

STRATÉGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 846 mots

La notion de stratégie, enchaînement ordonné de « choix » conscients, guidés par le calcul rationnel ou par des motivations éthiques et affectives, est associée à la tradition intellectualiste et subjectiviste qui, de René Descartes à Jean-Paul Sartre, a dominé la philosophie occidentale. Dans La Distinction (1979), Pierre Bourdieu reconnaît à Sartre « le mérite d’avoir don […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/strategie-sociale/#i_3936

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le sujet en question »  : […] Ce privilège accordé au symbolique conduit à la reprise critique du thème du transcendantal issu de Kant et de Husserl, à travers la mise en cause du sujet. Ce que les philosophes croient pouvoir reconnaître à travers la mutation des sciences humaines depuis le début du siècle, c'est la possibilité – apparue indépendamment du pouvoir d'auto-imposition traditionnel de la philosophie – de poser à no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_3936

SURMOI

  • Écrit par 
  • Jean-Michel VAPPEREAU
  •  • 5 137 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Morale et « Idéal du moi » »  : […] Le surmoi nous oblige à nous mettre à jour au regard du problème moral. Car, avec cette notion, il s'agit bien de l'aspect oral de l'âme, de l'âme orale. On peut entendre, par là, la voix de la conscience dans les hauteurs et sa corrélation avec la primitive pulsion orale intéressée par la mamelle et les cris. Si l'on entre plus avant dans l'univers de la faute, on doit admettre que la naturalisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/surmoi/#i_3936

TEXTE THÉORIE DU

  • Écrit par 
  • Roland BARTHES
  •  • 7 503 mots

Dans le chapitre « Pratiques signifiantes »  : […] Le texte est une pratique signifiante, privilégiée par la sémiologie parce que le travail par quoi se produit la rencontre du sujet et de la langue y est exemplaire : c'est la « fonction » du texte que de « théâtraliser » en quelque sorte ce travail. Qu'est-ce qu'une pratique signifiante  ? C'est d'abord un système signifiant différencié, tributaire d'une typologie des signif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-du-texte/#i_3936

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La possibilité du langage religieux »  : […] Au niveau d'abstraction où se pose la question du sens des propositions religieuses, le langage religieux apparaît comme un système de significations ordonné à l'existence d'une réalité singulière ou de plusieurs : ses difficultés lui viennent de ce que ses concepts opératoires déterminent cette existence a priori, nécessairement en dehors de toute expérience soumise aux conditions spatio-temporel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_3936

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

La notion de valeur est souvent utilisée au pluriel. Il semble en effet difficile de considérer comme de même nature l'impression esthétique qui nous fait trouver un tableau saisissant, le respect pour une décision politique courageuse, l'approbation d'un acte charitable, l'admiration pour une performance intellectuelle, le jugement portant sur le rendement d'une machine, ou encore une estimation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_3936

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et rapport à autrui »  : […] Une approche philosophique très différente consiste à envisager la violence du point de vue du rapport à autrui et de l'intersubjectivité. Hegel dans la Phénoménologie de l'esprit (B-IV-A) a ouvert la voie à ces analyses avec sa dialectique du maître et de l'esclave. Dans la mesure où toute conscience dans son désir tend à réifier autrui, la violence est inévitable. Il ne pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_3936

Voir aussi

Pour citer l’article

Baldine SAINT GIRONS, « SUJET », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sujet/