LA VICTORINE STUDIOS DE

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Rex Ingram et le rêve américain

En 1924, Rex Ingram, qui a « découvert » Rudolph Valentino, est un des trois plus grands réalisateurs d’Hollywood avec D. W. Griffith et Thomas Ince. Mais sa culture très « vieille Europe » l’oppose à Louis B. Mayer, « patron » de la Metro. Pour réaliser Mare Nostrum (1926) d’après Blasco Ibáñez, il exige d’aller en Méditerranée au lieu de filmer à Hollywood. Son choix se porte sur La Victorine qu’il modernise et agrandit, reconstituant Naples et le Vésuve en décors éclairés de spots puissants. Il s’imprègne de l’atmosphère qui nourrit son inspiration dans cinq autres films. Si Hollywood se lasse de son esthétique dispendieuse, La Victorine connaît grâce à lui son premier âge d’or. Léonce Perret y réalise en même temps des films spectaculaires (La Femme nue, Morgane la sirène, 1926-1927), ainsi qu’Alexandre Volkoff dans les somptueux décors de Lochakoff (Shéhérazade, 1928) ; d’autres exilés russes tournent avec Ivan Mosjoukine. L’avènement du cinéma parlant sera funeste à Rex Ingram. Quant à Sandberg, resté seul maître des studios, il a vendu La Victorine en 1927 à la Franco-Film. Prospères, les studios sont sonorisés et les films parlants s’enchaînent pendant les années 1930 au rythme d’une dizaine par an. Il s’agit pour la plupart de comédies et de policiers de série.

Mare Nostrum, R. Ingram

Photographie : Mare Nostrum, R. Ingram

Lorsqu'ils commencent à s'édifier, les studios de la Victorine ont pour ambition de créer un « Hollywood-sur-Méditerranée ». Ce rêve va connaître un début de réalisation avec le tournage de Mare Nostrum, de Rex Ingram (1926). Célèbre pour avoir découvert Rudolph Valentino qu'il a... 

Crédits : Archive PL /Alamy/ hemis.fr

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Écrit par :

  • : professeur honoraire d'histoire et esthétique du cinéma, département des arts du spectacle de l'université de Caen

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GAUMONT

  • Écrit par 
  • Daniel SAUVAGET
  •  • 980 mots

Le Français Léon Gaumont (1864-1946) est un industriel établi dans le matériel photographique lorsqu'il décide de financer les travaux de Georges Demen̈y sur l'image animée. Sa secrétaire, Alice Guy, passe à la réalisation dès 1896. Fabricant de matériel, Gaumont produit des films burlesques et des saynètes comiques, des petites fictions, qui alimentent un marché naissant, tandis que sont lancées […] Lire la suite

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Pour citer l’article

René PRÉDAL, « LA VICTORINE STUDIOS DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/studios-de-la-victorine/