STROBOSCOPIE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Technique permettant la visualisation de phénomènes périodiques matériels trop rapides pour être suivis par l'œil. Elle utilise une lampe émettant, à la fréquence f voisine de celle du phénomène F, des éclairs de durée beaucoup plus courte que la période du phénomène à étudier (afin que le mouvement observé soit insensible pendant la durée des éclairs). Entre deux éclairs, la pièce en mouvement accomplit ainsi un cycle et se retrouve très proche de la position qu'elle avait lors de l'éclair précédent.

Si f = kF (k entier), on verra k images fixes de la pièce. En général, on n'emploie pas des fréquences égales, mais on prend pour l'éclairage un sous-multiple de la fréquence du mouvement.

Si F > f, on verra le mouvement se dérouler dans son sens réel avec une fréquence égale à la différence des fréquences.

Si F < f, on verra le mouvement se dérouler en sens inverse de son sens réel. C'est ce qui se passe au cinéma lorsqu'on voit les roues de voitures tourner à l'envers (l'éclair d'échantillonnage est alors remplacé par la prise de vue).

—  Pierre MOYEN

Écrit par :

Classification


Autres références

«  STROBOSCOPIE  » est également traité dans :

EDGERTON HAROLD (1903-1990)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 319 mots

Ingénieur électricien et photographe américain né le 6 avril 1903 à Fremont (Nebraska), mort le 4 janvier 1990 à Cambridge (Massachusetts). Harold Eugene Edgerton obtient sa licence en génie électrique à l'université du Nebraska en 1925, puis sa maîtrise (1927) et son doctorat (1931) au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.) de Boston. Dès 1928, il enseigne au M.I.T. et y est nommé profess […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harold-edgerton/#i_20492

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les précurseurs »  : […] En 1830, le physicien belge Joseph Plateau construisit un dispositif qu'il destinait à l'étude des lois de la vision. Cet appareil, appelé «  phénakistiscope », était constitué de deux disques parallèles. L'un, divisé en secteurs, portait les images successives d'un personnage en mouvement ; l'autre, percé de fentes radiales, permettait de voir le personnage exécuter de façon continue les mouvemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_20492

IMAGE ANIMÉE

  • Écrit par 
  • Laurent MANNONI
  •  • 4 403 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « La fantasmagorie »  : […] La technique des projections lumineuses et animées évolue très vite. Durant les années 1790, des physiciens imaginent un nouveau genre de spectacle lumineux, la fantasmagorie, qui renoue avec le passé sulfureux de la lanterne de peur. De grandes séances d’images lumineuses, animées, en couleurs et sonores, sont données à Paris à partir de 1792, par le magicien Paul Philidor puis par Étienne-Gaspar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/image-animee/#i_20492

Pour citer l’article

Pierre MOYEN, « STROBOSCOPIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stroboscopie/