STOÏCISME

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Les anciens stoïciens

Le stoïcisme naît à l'aube des temps hellénistiques, dans le monde profondément déséquilibré qui apparaît à la mort d'Alexandre. La cité grecque n'est plus qu'une carapace vide ; les monarchies hellénistiques et la puissance romaine sont encore à naître. C'est une philosophie pour temps de crise, qui retrouvera régulièrement son actualité chaque fois que l'on aura besoin de « constance et consolation ès calamités publiques », pour reprendre le titre du traité néo-stoïcien du chancelier Du Vair (1590).

Le fondateur du Portique est Zénon de Cittium (332-262). Né dans l'île de Chypre, d'une famille de commerçants, il n'est, pas plus que ses successeurs immédiats, un Grec de souche, mais un Phénicien hellénisé ; il gardera à Athènes, où il se fixe vers 312, une allure exotique dans son physique et sa façon de parler. Sa vocation de philosophe lui fut révélée, dit-on, par la lecture des Mémorables de Xénophon ; il demanda au libraire où l'on trouvait des hommes comme Socrate ; le libraire lui montra le cynique Cratès, dont il devint l'élève. Il suivit aussi l'enseignement des autres maîtres athéniens du moment, les académiciens Xénocrate et Polémon, les mégariques Stilpon et, peut-être, Diodore Cronos. Il se mit à enseigner vers l'âge de quarante ans, plusieurs années après la fondation par Épicure de son école athénienne du Jardin. Sa doctrine fut très appréciée par les Athéniens, qui lui rendirent des honneurs exceptionnels, et sa célébrité s'étendit bien au-delà de la cité. Une vingtaine de titres, quelques dizaines de citations, c'est ce qui reste de l'œuvre du créateur du stoïcisme ; cela suffit pourtant pour qu'on puisse lui attribuer les dogmes fondamentaux de l'école, avec moins de technicité dans l'appareil des justifications, et plus d'affinités avec le [...]

Zénon de Cittium

Zénon de Cittium

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Zénon vécut de 335 à 262 avant J.-C. environ. À vingt et un ans, il quitte sa ville natale, Kition (ou Cittium, auj. Larnaca, Chypre), pour se rendre à Athènes où il suit l’enseignement de l’école cynique. Prenant ses distances avec les outrances de cette école,  il développe une... 

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Zénon de Cittium

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Syllogismes de base de Chrysippe

Syllogismes de base de Chrysippe
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Pour citer l’article

Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI, « STOÏCISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/