STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit (1879-1953)

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Le vainqueur de Stalingrad, l'homme fort de Yalta

La mémoire de ce crime de masse, gardé secret, fut totalement éclipsée – à l'intérieur comme à l'extérieur du pays – par le rôle majeur joué par l'Union soviétique dans l'écrasement du nazisme. La victoire de Stalingrad (2 février 1943) effaça à la fois la « Grande Terreur », mais aussi le pacte germano-soviétique du 23 août 1939, qui avait permis aux deux dictateurs, Hitler et Staline, de se partager une partie de l'Europe orientale, et à l'U.R.S.S. de retrouver grosso modo les frontières occidentales de l'Empire russe.

Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945

Photographie : Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945

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Le Premier ministre britannique Winston Churchill (1874-1965), à droite, et le numéro un soviétique Staline (1879-1953), lors de la conférence de Yalta (Crimée), en février 1945. 

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À partir de la fin des années 1930, Staline encourage et instrumentalise le nationalisme grand-russe, en habillant de l'expression « patriotisme soviétique » un chauvinisme ethnique russe – une politique pour le moins inattendue de la part d'un homme issu d'une minorité nationale, mais qui lui permet de s'assurer l'appui du peuple le plus important de l'Union, afin de combattre les ferments de désagrégation que représentent les nationalités du nouvel empire soviétique en expansion. S'il permet – temporairement – à Staline d'annexer des territoires peuplés de vingt-trois millions d'habitants, le pacte germano-soviétique ne sauve pas l'U.R.S.S. de l'agression nazie, qui intervient le 21 juin 1941. Le dictateur porte une responsabilité écrasante dans les désastres militaires soviétiques de 1941-1942. Cette responsabilité se situe à trois niveaux : une erreur globale d'appréciation de la menace nazie ; une politique d'équipement de l'armée trop tardive et incomplète, malgré d'indéniables progrès réalisés au cours des années 1930 ; une profonde désorganisation du commandement de l'Armée rouge à la suite des purges de 1937-1938. Ces erreurs coûtèrent à la société soviétique des millions de morts. En réalité, les Soviétiques gagnèrent la guerre non pas grâce à Staline, mais plutôt en dépit des erreurs stratégiques et tactiques qu'il commit, et au prix de pertes incomparables (26 m [...]

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Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945

Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945
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Nicolas WERTH, « STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit (1879-1953) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/staline/