SPORTL'année 2015

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Julius Yego

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Dafne Schippers

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Christopher Froome

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Nikola et Luka Karabatic

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Rugby : l’histoire, le jeu, l’intelligence

Le 31 octobre 2015 à Twickenham, la finale opposant la Nouvelle-Zélande à l’Australie a conclu en apothéose une magnifique Coupe du monde : pour une fois, l’enjeu n’a pas tué le jeu, et cette finale restera comme la plus belle de l’histoire. Les All Blacks tout comme les Wallabies sont restés fidèles à leurs principes, alliant ambition créatrice et pragmatisme. Durant 50 minutes, les Néo-Zélandais dominèrent les débats, jusqu’à mener 21 points à 3 ; puis les Australiens, braves et talentueux, parvinrent à inscrire deux essais en 10 minutes (17-21, 64e minute) ; enfin, Dan Carter, par un drop improbable, a remis les All Blacks sur la route d’un triomphe annoncé, mais contesté. Les  quatre-vingt mille spectateurs, séduits, chantèrent même par moment le Swing Long, Sweet Chariot, l’hymne du XV de la Rose, éliminé de la compétition depuis longtemps. À l’issue de ce succès (34-17), la Nouvelle-Zélande devenait la première nation à remporter trois fois la coupe William-Webb-Ellis, et – autre première – réussissait à conserver son titre. Les All Blacks, qui dominent le monde de l’« Ovalie » depuis plus d’un siècle, continuent donc de marquer l’histoire.

Dan Carter

Dan Carter

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Efficace, brillant, pragmatique, l’ouvreur néo-zélandais, ici lors de la finale qui opposait la Nouvelle-Zélande à l’Australie, a conduit les All Blacks à la victoire lors de la Coupe du monde de rugby 2015. Dan Carter a logiquement été élu meilleur joueur du monde pour la troisième... 

Crédits : Visionhaus/ Corbis

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Au-delà du triomphe des All Blacks, cette VIIIe Coupe du monde constitue peut-être un tournant pour le rugby, qui pourrait prendre un virage salutaire, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, cette Coupe du monde fut celle du jeu et du spectacle. Ensuite, les succès se sont construits sur l’intelligence. Puis, les demi-finales ont vu s’affronter les quatre nations de l’hémisphère Sud, laissant le Nord de côté. Et les « petits » pays semblent en progrès, même si le chemin qu’ils doivent encore parcourir semble long. Enfin, l’Angleterre et la France ont connu la déroute : pourtant, aussi bien le Championnat d’Angleterre que le Top 14 français génèrent les flux financiers les plus importants.

Cette compétition fut donc celle du jeu retrouvé. Dans toutes les éditions précédentes, la volonté d’attaquer, de marquer des essais s’étiolait dès les phases finales, l’enjeu semblant tétaniser l [...]


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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « SPORT - L'année 2015 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sport-l-annee-2015/