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Jeux Olympiques d’hiver : gigantisme dans tous les domaines

Voulus et obtenus par Vladimir Poutine pour affirmer le prestige de la Russie et servir sa gloire personnelle, les XXIIes Jeux d’hiver de Sotchi resteront sans doute comme une curiosité au regard de l’histoire olympique. À l’occasion de ces Jeux, Vladimir Poutine désirait transformer Sotchi en un « Miami russe » et faire du Caucase du Nord, autour de la petite ville de Krasnaïa Poliana, une zone touristique d’hiver de haut de gamme. La Russie dépensa sans compter pour réussir son pari : le budget initial, déjà très important pour des Jeux d’hiver (8,8 milliards d’euros), explosa pour atteindre 37 milliards d’euros. À titre de comparaison, les Jeux d’hiver de Vancouver, en 2010, avaient coûté 1,2 milliard d’euros. Les Jeux de Sotchi furent donc les plus chers de l’histoire, dépassant même dans la démesure les Jeux d’été de Pékin en 2008 (26 milliards d’euros). Il est vrai que tout était à bâtir pour l’événement. En plus des installations sportives, on construisit un aéroport, deux gares ferroviaires, 200 kilomètres de voies ferrées, 400 kilomètres de routes, soixante-dix-sept ponts, douze tunnels. Et l’édification de la luxueuse station de sports d’hiver de Rosa Khutor s’est faite à marche forcée : en cinq ans, ce qui n’était qu’un champ de neige est devenu un domaine skiable de 77 kilomètres, doté de seize remontées mécaniques. Par ailleurs, les mesures destinées à assurer la sécurité furent sans précédent : officiellement, 37 000 policiers et militaires étaient mobilisés (en fait, on en comptait 100 000) ; des navires de guerre mouillaient au large des côtes ; des hélicoptères de l’armée patrouillaient dans le ciel.

Mais le gigantisme de ces Jeux n’est pas dû qu’à la seule folie des grandeurs de Vladimir Poutine. En effet, pour satisfaire les télévisions, le programme sportif a gonflé (98 épreuves, contre 86 en 2010). Si on peut se féliciter de l’arrivée du saut à skis au programme féminin, les autres compétitions nouv [...]


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Agnès Raharolahy, Floria Gueï, Muriel Hurtis et Marie Gayot (de gauche à droite)

Agnès Raharolahy, Floria Gueï, Muriel Hurtis et Marie Gayot (de gauche à droite)
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Podium du Tour de France 2014

Podium du Tour de France 2014
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Martin Fourcade

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « SPORT - L'année 2014 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sport-l-annee-2014/