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Football : une belle Coupe du monde, un grand vainqueur

Quelques semaines avant le début de la XXe Coupe du monde de football, les instances sportives internationales redoutaient que cet événement tournât au fiasco : plusieurs stades n’étaient pas totalement achevés, les travaux ayant été retardés par de multiples grèves ; la question de la sécurité des 650 000 visiteurs attendus se posait ; les réseaux de transport semblaient peu opérationnels, notamment dans le domaine aérien. De leur côté, les autorités politiques brésiliennes espéraient qu’une bonne performance de la Seleção – c’est-à-dire le titre mondial – apaiserait une nation touchée par l’ébullition protestataire. En effet, en 2007, quand le Brésil fut désigné pour organiser cette compétition, le pays était en pleine croissance. Mais, depuis lors, il est entré dans une crise économique et, surtout, sociale de grande ampleur. Ainsi, pour la population, accueillir la Coupe du monde ne semblait plus être synonyme de fête et de fierté nationale. Depuis l’été de 2011, les manifestations se multipliaient, le peuple estimant déraisonnables les sommes engagées pour l’événement : le Brésil a en effet investi 11 milliards d’euros pour organiser la Coupe du monde, dont 2,6 milliards d’euros pour la construction ou la rénovation des stades, autant d’argent qui manquera dans des secteurs tels que l’éducation ou la santé.

En définitive, le Brésil a doublement surpris. Déjà, le chaos redouté ne se produisit pas. Certes, l’Arena de São Paulo était encore en chantier le 12 juin, alors que s’y déroulait le match d’ouverture ; certes, tous les stades semblaient finis, mais pas les routes qui y conduisent ; certes, le confort de nombreux hôtels inachevés laissait à désirer ; certes, il fallut mobiliser 150 000 hommes pour assurer la sécurité… Pourtant, la Coupe du monde fut une vraie réussite pour le Brésil : les stades, colorés par un public joyeux, firent le plein (53 592 spectateurs en moyenne par match), et la quasi-totalité des visiteurs quittèrent le pays avec nostalgie, empreints de la chaleur de l’accueil et de l’espr [...]


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Agnès Raharolahy, Floria Gueï, Muriel Hurtis et Marie Gayot (de gauche à droite)

Agnès Raharolahy, Floria Gueï, Muriel Hurtis et Marie Gayot (de gauche à droite)
Crédits : Steffen Schmidt/ EPA

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Podium du Tour de France 2014

Podium du Tour de France 2014
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Martin Fourcade

Martin Fourcade
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Viktor Ahn

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « SPORT - L'année 2014 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/sport-l-annee-2014/