SOCIALISME UTOPIQUE

ANTISÉMITISME

  • Écrit par 
  • Esther BENBASSA
  •  • 12 221 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Les trois sources modernes du rejet »  : […] Dominant la société d'Ancien Régime dans son ensemble, l'antijudaïsme hérité du christianisme se politise en se réduisant peu à peu à la droite monarchiste antilibérale et à sa clientèle paysanne, opposées au capitalisme industriel et financier. L'Église romaine reste quant à elle inflexible dans son hostilité religieuse, comme l'illustre tristement, en 1858, l'affaire Mortara : baptisé secrètemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antisemitisme/#i_16432

CABET ÉTIENNE (1788-1856)

  • Écrit par 
  • François BURDEAU
  •  • 604 mots

Jeune avocat, issu d'une famille d'artisans bourguignons, Cabet adhère à la Charbonnerie et devient même membre de son comité dirigeant, la Vente suprême, sous la Restauration. Un moment procureur général en Corse, au lendemain de la révolution de Juillet, puis député de la Côte-d'Or, en 1832, Cabet évolue peu à peu vers des positions radicales. Il fonde en 1833 un journal, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-cabet/#i_16432

COMMUNISME - Histoire

  • Écrit par 
  • Annie KRIEGEL
  •  • 13 805 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Le socialisme dit « utopique » »  : […] Si Rousseau n'avait pas voulu la Révolution française telle qu'elle se déroula, les révolutionnaires, et en particulier ceux de la Montagne, furent ses héritiers. Comme le souligne en particulier Tocqueville, la Révolution, en encourageant le dépérissement de ce qu'il y avait de plus avancé dans l'Ancien Régime, se condamna à trouver des substituts à la souveraineté de Dieu, garantie par le roi et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-histoire/#i_16432

COMMUNISMES RELIGIEUX

  • Écrit par 
  • Henri DESROCHE
  •  • 3 052 mots

Dans le chapitre « Communisme religieux et socialismes utopiques »  : […] L'Allemagne, au début du xix e  siècle, connaît aussi une telle fermentation : « en dépit de toutes les persécutions, certaines sectes chrétiennes s'étaient maintenues en Allemagne [...] où elles enseignaient un communisme primitif conforme à l'esprit des premiers chrétiens »... (Menchen-Helfen et Nicolaïewski). W.  Weitling, le fondateur, selon K […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communismes-religieux/#i_16432

CONSIDÉRANT VICTOR (1808-1893)

  • Écrit par 
  • Georges LABICA
  •  • 601 mots

Né à Salins (Jura), devenu polytechnicien, Considérant renonce, en 1831, à la carrière militaire pour se faire le propagateur de la doctrine de Fourier. Il collabore notamment au Nouveau Monde , à La Réforme industrielle et au Phalanstère . Il sera le fondateur de La Phalange (1836-1840) et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/victor-considerant/#i_16432

COOPÉRATIVES

  • Écrit par 
  • Denis CLERC
  •  • 10 053 mots

Dans le chapitre « La coopération et son esprit »  : […] L'inspiration des coopératives puise à plusieurs sources. Pour certains, il s'agissait de créer une autre société, de type socialiste, dont la coopérative, avec ses principes égalitaristes, serait la cellule de base. Jean-Baptiste Godin légua ainsi, à sa mort, son entreprise au personnel, ainsi que le Familistère , un immeuble d'habitation inspiré des principes de Charles Fou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cooperatives/#i_16432

LES DÉMONS, Fiodor Dostoïevski - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Louis ALLAIN
  •  • 1 333 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un crescendo vers l'apocalypse »  : […] L'atmosphère de ce roman s'alourdit peu à peu jusqu'à devenir insoutenable. Le grand art de Dostoïevski consiste à programmer, avec un raffinement quasi pervers, cette progression inexorable vers une sorte d'« apocalypse immédiate ». Le matériau humain du roman, à savoir les personnages, fournit un réservoir inépuisable d'actions scélérates. Sur la trentaine de personnages que comptent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-demons/#i_16432

ÉCONOMIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Éric BIDET
  •  • 6 004 mots

Dans le chapitre « L'école collectiviste (ou école de l'égalité) »  : […] L'école collectiviste, également nommée école de l'égalité, est très largement inspirée par la pensée de Thomas More et dérivée du socialisme associationniste qui vise à améliorer les conditions de travail et d'existence des travailleurs en faisant d'eux les copropriétaires de l'appareil productif. Les auteurs les plus importants de cette école, qui valorise la figure du travailleur ou du product […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-sociale/#i_16432

FOURIÉRISME

  • Écrit par 
  • Simone DEBOUT-OLESZKIEWICZ
  •  • 4 168 mots

Dans le chapitre « Les phalanstères »  : […] Ces dispositions supposent la société entière et le grand air du monde. Pourtant Fourier croyait possible d'organiser un « phalanstère » ou « phalange », en associant 810 caractères différents des deux sexes (soit 1 620), qui représentent l'âme humaine intégrale. Chaque individu, en effet, n'est que la 810 e partie de l'âme : il possède le fonds commun des douze passions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fourierisme/#i_16432

JUILLET MONARCHIE DE

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 8 485 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La situation sociale et les socialismes utopiques »  : […] Ce progrès économique est aussi inégalement réparti entre les groupes sociaux. La bourgeoisie d'affaires, bien que minoritaire parmi les catégories dirigeantes, joue un rôle dynamique qui lui assure de plus en plus la domination sur la politique économique ; ainsi, au nom de la défense du travail national, elle maintient un protectionnisme douanier qui freine l'expansion économique. La bourgeoisie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monarchie-de-juillet/#i_16432

LEROUX PIERRE (1797-1871)

  • Écrit par 
  • François BURDEAU
  •  • 781 mots

La pensée de Leroux, plus célèbre en son temps que celle d'autres socialistes, tels Proudhon, Fourier ou Cabet, a cependant influencé davantage certains milieux littéraires (Eugène Sue, George Sand, Victor Hugo) que le mouvement ouvrier lui-même. Fils de limonadiers parisiens, Leroux doit, à la mort de son père, renoncer au concours de l'École polytechnique pour gagner sa vie. D'abord employé d'ag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-leroux/#i_16432

MORELLY (1717 env.-env. 1778)

  • Écrit par 
  • Christine BARTHET
  •  • 882 mots

Bien qu'il fût l'un des principaux représentants du socialisme utopique et l'inspirateur de Babeuf (qui se réclama du Code de la nature au cours de son procès) ainsi que de la génération suivante, Morelly demeure mal connu. Certains auteurs vont même jusqu'à soutenir qu'il y a eu deux Morelly. Plusieurs documents permettent toutefois d'avancer que les œuvres signées de ce no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morelly/#i_16432

OUVRIER MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Jean BRUHAT, 
  • Bernard PUDAL
  •  • 10 989 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Variantes nationales »  : […] Mouvement propre à une classe qui se définit d'abord en s'opposant, le mouvement ouvrier s'inscrit dans un contexte social plus général. La tendance à l'internationalisation ne doit pas dissimuler que c'est, malgré tout, dans un cadre national que se développent les luttes ouvrières et que ce cadre national a, en dernière analyse, une influence décisive. C'est ainsi que l'Angleterre est d'abord re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-ouvrier/#i_16432

PROUDHON PIERRE JOSEPH (1809-1865)

  • Écrit par 
  • Jean BANCAL
  •  • 5 649 mots
  •  • 2 médias

Paysan de souche et ouvrier de condition, manuel d'origine et intellectuel d'accession, praticien par profession et théoricien par vocation, pragmatique par tempérament et moraliste par caractère, économiste et sociologue par observation, politique et éducateur par induction, Proudhon apparaît comme un microcosme du peuple français. Sa naissance et sa vie revêtent par elles-mêmes une double et mê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-joseph-proudhon/#i_16432

TCHERNYCHEVSKI NIKOLAÏ GAVRILOVITCH (1828-1889)

  • Écrit par 
  • Alexis BERELOWITCH
  •  • 446 mots

Philosophe, critique et écrivain, le plus connu des « hommes nouveaux » de la société russe. Fils de pope, donc déclassé ( raznočinec ) puisqu'il est privilégié sans être noble, séminariste puis étudiant pauvre gagné par les idées du socialisme, disciple de Feuerbach, Nikolaï Gavrilovitch Tchernychevski devient l'idéologue des nihilistes des années 1860. Il collabore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nikolai-gavrilovitch-tchernychevski/#i_16432

TRAVAIL - La fin du travail ?

  • Écrit par 
  • Dominique MEDA
  •  • 7 657 mots

Dans le chapitre « Le travail, essence de l'homme »  : […] Sur ce premier niveau, le xix e  siècle ajoute une dimension essentielle. Le mouvement qui consiste à transformer le monde, à le civiliser et à l'humaniser, et simultanément qui transforme l'individu en lui permettant de mettre à jour ses potentialités, de les extérioriser, c'est ce que les Allemands de l'époque appelleront culture ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/travail-la-fin-du-travail/#i_16432

UTOPIE

  • Écrit par 
  • Henri DESROCHE, 
  • Joseph GABEL, 
  • Antoine PICON
  •  • 12 030 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Convergences et distances »  : […] L'acte fondateur de l'utopie, sous sa forme moderne, se situe en 1516, date de parution de l'ouvrage éponyme de l'homme politique anglais Thomas More (1478-1535). Avec cette fiction consacrée à la description de l'île et des habitants d'Utopie, More jette les bases de ce qui va devenir très vite un genre littéraire à part entière. Jusqu'à l'aube de l'ère industrielle, l'utopie renvoie à une catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/utopie/#i_16432

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les philosophies de la vie »  : […] Les philosophies de la vie font, elles aussi, place à la violence. Elles la considèrent comme indissociable des actions par lesquelles le vivant s'affirme dans son milieu, contre les agressions qui en viennent ou face à la rivalité des compétiteurs. La violence est ainsi au principe de l'évolution, conçue comme lutte pour la vie et sélection des mieux armés. Au xix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_16432