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Le grand sanctuaire

Hatra devait son importance à son grand sanctuaire et aux pèlerins qu’il attirait, et non au trafic caravanier comme on le dit parfois. La construction, commencée immédiatement après l’épreuve de 117, consista en deux grandes salles voûtées – chacune largement ouverte par une arcade vers le soleil levant –, flanquées de salles plus petites, voûtées elles aussi, édifiées sur deux étages. Non sans présomption, on l’appela Sagil, en référence à Esagila, le grand temple de Babylone, alors deux fois millénaire. Plus tard, deux autres salles parallèles y furent ajoutées, de manière à former une façade monumentale de 100 mètres de largeur. D’autres ensembles plus petits, dans la même veine, connus sous les noms conventionnels de « temple de Shahirû », « temple de Samya » et « temple de la Triade » se dressent tout près. Tous ces monuments ont été largement restaurés au xxe siècle. Ces salles voûtées ouvertes (iwan), trait caractéristique de l’architecture iranienne de l’époque, servaient à de grands rassemblements et banquets, réunissant les Hatréens et les Arabes nomades lors des fêtes et pèlerinages en l’honneur des divinités. Une cour énorme de 437 mètres de profondeur sur 322 mètres de largeur accueillait ces foules, facilitant les échanges, mais aussi le contrôle politique sur les tribus de la steppe.

Vue extérieure de l’enclos sacré de Hatra

Photographie : Vue extérieure de l’enclos sacré de Hatra

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Important centre religieux, l'ensemble monumental qui constitue l'enceinte sacrée de Hatra regroupe plusieurs sanctuaires, qui ont été amplement restaurés au XXe siècle. Le dieu Soleil (Shamash) est la figure centrale de ce panthéon. 

Crédits : V. Rastelli/ Corbis

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L’enceinte de la cour est l’œuvre du seigneur Nasrû qui l’a parfaite en 138. Plus tard, vers 170, le roi Sanatrûq ajouta encore un temple à trois voûtes parallèles, consacré à la déesse arabe Allat. Le seul temple qui évoque les modèles gréco-romains, juché sur un podium et entouré des colonnes ioniques, se dresse au-devant de la partie clôturée de la cour, qui renferme tous les monuments mentionnés. Dit à tort « hellénistique », il date bien du iie siècle après J.-C.

En arrière des grands iwan, une pièce carrée, entourée d’un déambulatoire sur ses quatre côtés, aurait pu contenir le feu sacré iranien.


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Vue aérienne du site archéologique de Hatra, nord de l’Irak

Vue aérienne du site archéologique de Hatra, nord de l’Irak
Crédits : F. Guénet/ AKG-images

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Vue extérieure de l’enclos sacré de Hatra

Vue extérieure de l’enclos sacré de Hatra
Crédits : V. Rastelli/ Corbis

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Détail d’un arc orné de têtes sculptées, Hatra, Irak

Détail d’un arc orné de têtes sculptées, Hatra, Irak
Crédits : G. Degeorge/ Akg-images

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Michel GAWLIKOWSKI, « HATRA SITE ARCHÉOLOGIQUE DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/site-archeologique-d-hatra/