SIMULATION ET DÉVELOPPEMENT (psychologie)

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Connexionnisme et réseaux de neurones

L’approche connexionniste s’appuie sur un modèle du fonctionnement neuronal pour agencer une architecture cognitive dont la dynamique représentée par une suite de calculs doit parvenir à simuler le fonctionnement et le développement psychologiques.

Un réseau connexionniste se caractérise d’abord par son architecture, c’est-à-dire par le nombre d’unités qu’il comporte et par leur agencement. Chaque unité fonctionne comme on suppose que les neurones fonctionnent : sommation des impulsions reçues, calcul interne à partir des impulsions, puis, si le résultat de ce calcul dépasse un certain seuil, une impulsion est envoyée vers les unités qui suivent dans le réseau. Entre les unités existent des liens d’activation/inhibition, ou « connexions », qui correspondent à la circulation de l’influx nerveux et déterminent son parcours dans le réseau. Au départ, le poids de chaque connexion est aléatoire, si bien que le réseau répond un peu n’importe quoi. On appelle « balayage » (sweep en anglais) la présentation d’une configuration des unités d’entrée (celles qui représentent les stimulations reçues), laquelle induit un parcours d’activation ou d’inhibition dans le réseau jusqu’aux unités de sortie (celles qui représentent les réponses du réseau). Après chaque balayage, l’erreur du réseau est calculée, en général par l’écart entre la réponse du réseau (les activations que la ou les unités de sortie ont reçues pour telle configuration de départ) et la réponse attendue. À la suite de quoi, le poids des connexions est légèrement modifié dans la direction de la réponse attendue et un nouveau balayage est lancé. Ainsi, après un grand nombre de balayages (1 000, par exemple), le poids des connexions peut atteindre des valeurs telles que la relation entre entrées et sorties est en conformité avec ce qu’il fallait apprendre.

Les simulations connexionnistes sont utiles dans de nombreux domaines. Elles permettent en particulier de repenser les débats sur l’innéité. Les bébés naissent-ils avec des connaissances p [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite, université de Montpellier-III-Paul-Valéry

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Pour citer l’article

Henri LEHALLE, « SIMULATION ET DÉVELOPPEMENT (psychologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/simulation-et-developpement/