SIKKIM

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Un art essentiellement religieux

L'art du Sikkim n'apparaît véritablement qu'avec le règne de Phun-tshogs rNam-rGyal qui, fervent bouddhiste, ordonna la construction d'édifices religieux. Les expressions esthétiques sont, comme dans tous les pays fortement bouddhisés, essentiellement liées à la religion.

L'architecture

L'architecture civile traditionnelle est sommaire (maisons lepcha et bhotia), ce qui n'exclut pas une recherche esthétique dans le traitement des jalousies qui reposent sur de fines consoles, dans l'ornementation des chambranles, les treillis de bois, les ouvertures polylobées derrière lesquelles glissent des volets pleins.

L'architecture religieuse a connu un grand développement illustré par les monastères, les temples et les mChod-rTen (stūpa).

Les monastères et les temples

Le Sikkim compte soixante-sept monastères ; le plus ancien, Hum-ri, fut construit au début du xve siècle par un lama tibétain lors d'un voyage dans le pays. Il fut reconstruit en 1955. sGrub-sde gsang snags (Dubde), construit en 1644 par Lha-btsun chen-po, mKha'-spyod dPal-ri (Katchō Palri), construit en 1682, Mel-li et bKra-shis-sding (Tashiding), construits à la fin du xviie siècle, sont parmi les plus anciens de ces monastères ; ils furent souvent remaniés au cours des siècles.

Sikkim : monastères et routes principales

Sikkim : monastères et routes principales

Dessin

Monastères et routes principales au Sikkim. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Les monastères les plus importants par la taille et le rôle sont Padma Gyang rtse (Pemayangtse) et bKra-shis-sding ; le premier, fondé en 1704, reconstruit dans les années 1930, fut conçu par le roi Phyag-rder rnam-rGyal (Tchador Namgyal) sur le modèle de Mindōling au Tibet (sMin-grol-gling) et supervise tous les monastères rNying-ma pa du Sikkim ; son abbé consacre les souverains du royaume.

bKra-shis-sding, situé sur un promontoire au confluent des rivières Rangit et Ralung, est de tendance nga-dag-pa ; fondé à la fin du xviie siècle, l'ensemble est d'une apparence saisissante ; il comprend trois grands temples, une forêt de mChod-rTen et des mendong, longs murs de pierre sur lesquels est gravée la célèbre formule om mani padme hum, qui s'adresse au bodhisattva Avalokiteśv [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  SIKKIM  » est également traité dans :

LEPCHA ou RONG

  • Écrit par 
  • Yvan BARBÉ
  •  • 451 mots

Population habitant le Népal oriental, le Bhoutan occidental, l'État indien du Sikkim et le district de Darjeeling (Inde). Leur nombre est évalué à environ 76 000. Il semble que les Lepcha, qui s'appellent eux-mêmes Rong (« ravins »), soient les plus anciens habitants du Sikkim, car ils ne possèdent aucune tradition de migration et situent la demeure de leurs ancêtres dans une des vallées du Kangc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lepcha-rong/#i_29089

TIBET (XIZIANG)

  • Écrit par 
  • Chantal MASSONAUD, 
  • Luciano PETECH, 
  • David SNELLGROVE, 
  • Pierre TROLLIET
  • , Universalis
  •  • 26 824 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Le Tibet entre l'Angleterre et la Chine »  : […] Depuis 1792, le Tibet s'était hermétiquement fermé aux étrangers, le clergé et le gouvernement impérial étant d'accord pour mener cette politique. Mais elle se heurtait de plus en plus à l'expansion anglaise ; pour les vice-rois de l'Inde britannique, qui se méfiaient des intrigues russes en Asie centrale, le Tibet était le glacis de la forteresse indienne et ils croyaient ne pouvoir s'en désinté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tibet-xiziang/#i_29089

Voir aussi

Pour citer l’article

Chantal MASSONAUD, François DURAND-DASTÈS, « SIKKIM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sikkim/