SIGNE ET SENS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Histoire du problème

L'Antiquité et le Moyen Âge

Une longue histoire du problème du signe et du sens a plutôt enseigné à ne pas relier les deux sphères de la pensée et du langage et même à les séparer. Dans le Cratyle, Platon s'interroge longuement sur la « justesse » des mots ; il renvoie dos à dos les deux protagonistes dont l'un veut que les mots naissent de la « convention » et l'autre qu'ils tiennent leur signification du lien qu'ils ont conservé avec la « nature » ; refusant l'alternative, il conclut qu'il faut aller aux choses mêmes « sans les mots » ; or, aller aux choses sans les mots, c'est méditer sur les idées, c'est-à-dire sur les modèles intelligibles des choses empiriques, qui seuls sont véritablement. Socrate avait déjà enseigné à « définir » les Idées (idées mathématiques, idées morales, idées de choses, etc.) : ces définitions constituent notre premier concept du sens ; le sens d'une notion, c'est le définissant que nous pouvons lui substituer. Mais, si Socrate avait « défini » les Idées, Platon les a « séparées », selon le mot fameux d'Aristote ; entendons qu'il les a séparées de la réalité sensible. La dialectique est alors la science de ces idées séparées et de leurs combinaisons. Ainsi avons-nous hérité de Platon une problématique du sens où le sens est l'Idée, ou l'essence, c'est-à-dire le principe intelligible aussi bien de la réalité que de la pensée.

Mais l'Antiquité nous a transmis d'autres manières de poser le problème du sens qui sont moins éloignées de notre manière d'interroger sur signe et sens. Aristote, rejetant la transcendance des Idées platoniciennes, et lui substituant une notion de « forme » inhérente aux individus concrets, ouvre une autre tradition qui l'emporte au Moyen Âge, la tradition du concept. Le concept n'est pas quelque chose que nous contemplons par [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 12 pages


Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-X, professeur à l'université de Chicago

Classification


Autres références

«  SIGNE ET SENS  » est également traité dans :

ABSTRAIT ART

  • Écrit par 
  • Denys RIOUT
  •  • 6 698 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Abstraction et formalisme »  : […] Il va de soi que ce que dit la peinture ou la sculpture ne peut pas être communiqué par le langage verbal. S'il en était autrement, il serait inutile de peindre ou de sculpter. Abstrait ou non, l' art, quand il aspire à devenir cosa mentale , ne cherche pas à transcrire ou à illustrer une pensée préexistante ; il est pensée en acte, incarnée dans un méd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-abstrait/#i_5823

ACOUSMATIQUE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • François BAYLE
  •  • 7 826 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Matériau et image »  : […] « Le matériau de la musique concrète est le son à l'état natif, tel que le fournit la nature, le fixent les machines, le transforment leurs manipulations. » Ces lignes, dues à Serge Moreux, constituaient la préface inaugurale du Premier Concert de Bruits, en mars 1950. D'emblée et d'instinct, tout y était dit, pressenti, des trois stades caractéristiques : celui du matériau-son « à l'état natif », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-acousmatique/#i_5823

ANAGRAMME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 346 mots

Les avatars de l'anagramme fournissent le paradigme des changements de fonction de nombreux artifices linguistiques : désacralisée par les auteurs antiques, elle devient plus tard un jeu littéraire, recouvre sa nature ésotérique, puis recommence une nouvelle carrière littéraire. La transposition des éléments constitutifs d'un segment de la langue doué de sens en vue de la production d'un autre seg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anagramme-litterature/#i_5823

ANALYSE & SÉMIOLOGIE MUSICALES

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques NATTIEZ
  •  • 5 121 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les modèles linguistiques dans l'analyse musicale »  : […] À l'époque du structuralisme triomphant, la sémiologie musicale rencontre les modèles d'analyse linguistique pour des raisons à la fois épistémologiques et esthétiques. Le structuralisme conçoit le signe moins comme l'union d'un signifiant et d'un signifié que comme un élément intégré à un système, entretenant avec ses voisins des rapports « oppositifs et négatifs ». Paul Ricœur l'énonce très cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analyse-et-semiologie-musicales/#i_5823

ART (Le discours sur l'art) - Sémiologie de l'art

  • Écrit par 
  • Louis MARIN
  •  • 3 561 mots

Dans le chapitre « La lecture du tableau »  : […] On prendra comme exemple privilégié l'objet pictural : le tableau est un texte figuratif et un système de lecture. Il se voit globalement, comme une totalité qui implique non seulement un point de vue qu'éventuellement un code perspectif peut déterminer, mais aussi le retranchement de l'espace du tableau, de l'espace existentiel, comme un espace autre qui se constitue en un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-le-discours-sur-l-art-semiologie-de-l-art/#i_5823

ART CONTEMPORAIN

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD, 
  • Raymonde MOULIN
  •  • 12 400 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre «  L'art en quête de sens ? »  : […] Si on prend maintenant du recul pour analyser cette situation, deux dernières questions se posent. L'une porte sur le contenu de cet art contemporain ; l'autre sur son avenir. L'abandon de la logique du développement formel, même si celle-ci était en réalité surtout une fiction pieuse, ou bien qui transformait le modernisme en académisme, replace l'art contemporain face au contenu et à la signific […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-contemporain/#i_5823

ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 917 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Poésie et linguistique »  : […] Le fait de redécouvrir le Moyen Âge implique une renaissance de la culture, qui est passée notamment par E. R. Curtius. En se rapprochant de la science, la poétique se fait historique et descriptive. Elle conteste les normes mais reconnaît leur présence et leur diversité. On aboutit alors aux recherches de J. Roubaud, qui a commenté dans La Vieillesse d'Alexandre l'évolution […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_5823

BARTHES ROLAND (1915-1980)

  • Écrit par 
  • Philippe DULAC
  •  • 4 712 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le champ de la signification »  : […] Que ce soit avec Mythologies – suite d'analyses sarcastiques de quelques représentations de l'idéologie petite-bourgeoise (faits divers, photos, articles de presse...) – ou avec Le Degré zéro de l'écriture , « histoire du langage littéraire qui ne [serait] ni l'histoire de la langue, ni celle des styles, mais seulement l'histoire des Signes de la Littér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roland-barthes/#i_5823

BENVENISTE ÉMILE (1902-1976)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 2 993 mots

Dans le chapitre « Vers le structuralisme »  : […] Conformément à la tradition saussurienne, la grammaire comparée se relie ainsi constamment à des hypothèses et des conclusions de portée générale. C'est par là d'abord que Benveniste prend sa place dans la révolution scientifique qu'a connue la linguistique au xx e  siècle et qui a reçu le nom de « structuralisme ». Du reste, le structuralisme eu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-benveniste/#i_5823

CARNAP RUDOLF (1891-1970)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 2 042 mots

Dans le chapitre « La construction logique du monde et les travaux issus du Cercle »  : […] Après ses études de mathématique, de physique et de philosophie à Fribourg et à Iéna – il fut l'un des très rares auditeurs de Frege –, Carnap obtint le titre de docteur avec une thèse intitulée L'Espace : une contribution à la théorie de la science (1921). Sur l'initiative de H. Hahn et M. Schlick, il devint, en 1926, Privatdozent à l'université de Vienne et participa aux d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rudolf-carnap/#i_5823

CASSIRER ERNST (1874-1945)

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 2 345 mots

Dans le chapitre « La pure image et la science »  : […] Tandis que pour le mythe il y a identification de l'être avec l'image, tandis que pour la religion il faut sans cesse « veiller » à nier l'image pour atteindre l'être, ne pourrait-on envisager la négation de l'être pour atteindre à la pure image ? Programme proche d'une esthétique de l'art pour l'art, mais Cassirer n'a pas réalisé le projet d'un quatrième tome de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-cassirer/#i_5823

CHIASME, symbolisme

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 173 mots

Le mot « chiasme » vient de la lettre grecque khi , qui s'écrit X  ; il désigne toute structure qui se figure par la croix dite de Saint-André. Il exprime donc un aspect majeur du symbolisme de la croix : une croisée, une rencontre d'axes qui répartissent une réalité en régions différenciées. Il s'agit d'une forme de base dans la « dynamique » propre à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chiasme-symbolisme/#i_5823

CINÉMA (Aspects généraux) - Les théories du cinéma

  • Écrit par 
  • Youssef ISHAGHPOUR
  •  • 5 373 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Autonomie de la théorie »  : […] Avec Jean Mitry (1904-1988), la théorie tend à devenir une fin en soi ( Esthétique et psychologie du cinéma , 1963-1965). Un cinéaste, un théoricien des débuts ou un critique lié à une école pouvaient opposer un cinéma à un autre comme la vérité au mensonge. La théorie se doit au contraire d'être universelle, d'accepter la pluralité évidente des écoles et des films. Elle sera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-les-theories-du-cinema/#i_5823

CONNOTATION

  • Écrit par 
  • Philippe DUBOIS
  •  • 1 034 mots

Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue depuis longtemps. Dans la Logique de Port-Royal, par exemple, il en était déjà question sous la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connotation/#i_5823

CORPS - Corps et langage

  • Écrit par 
  • Louis MARIN
  •  • 5 693 mots
  •  • 1 média

Si la sémiologie est la science des signes, la sémiologie du corps se définira comme la région de cette science dont l'objet est le corps comme signe. Comment le corps humain peut-il être signe ou ensemble de signes ? Comment peut-il signifier ? Quel peut être son type propre de signifiance ? Quelles lois la régissent ? La moindre attention à notre corps, à ses comportements dans la vie sociale et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-corps-et-langage/#i_5823

COURS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Ferdinand de Saussure - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 854 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La notion de signe »  : […] « Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces [...] Nous appelons signe la combinaison du concept et de l'image acoustique : mais dans l'usage courant ce terme désigne généralement l'image acoustique seule, par exemple un mot ( arbor , etc.). [...] L'ambiguïté disparaîtrait si l'on désignait les trois notions ici en présence par des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cours-de-linguistique-generale/#i_5823

CRÉATION LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 11 584 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Le grain des mots »  : […] La parenté que nous venons d'évoquer entre le temps du récit et celui de la musique, due à une similitude de moyens techniques qui investissent notre « durée concrète » ou, tout au moins, changent son rythme de désespoir, nous invite à examiner de plus près ce vecteur essentiel de la création qu'est l'écriture, c'est-à-dire le lexique, la phonétique, la grammaire et la rhétorique que met en jeu l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-litteraire/#i_5823

CRITIQUE D'ART

  • Écrit par 
  • Jean-Louis SCHEFER
  •  • 2 906 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le signe et le sens »  : […] On doit sans doute à Lessing la première tentative de caractérisation du signe pictural dans sa spécificité, par une subdivision des catégories aristotéliciennes de mimèsis (répétition figurative) et de diégèse (narration) : « S'il est vrai, lit-on dans le Laocoon , que la peinture emploie pour ses imitation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art/#i_5823

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La déconstruction »  : […] On appelle déconstruction les lectures de textes littéraires qui s'inspirent de la réflexion philosophique de Jacques Derrida sur la phénoménologie et le structuralisme, en jouant l'un contre l'autre et vice versa. Le passage au poststructuralisme a lieu par la critique et la radicalisation du saussurianisme, l'insistance sur la textualité et la différence au détriment du prétexte et de la référe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_5823

DÉNOTATION

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 446 mots

Terme qui désigne en linguistique l'ensemble des sens d'un signe, objet d'un consentement entre les usagers d'une langue. Il est emprunté à la logique, où il renvoie à l'extension du concept ; en linguistique, le terme dénotation n'a d'intérêt théorique que dans le couple qu'il forme avec connotation : il représente alors l'hypothèse selon laquelle il existe une communication purement informative […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denotation/#i_5823

DERRIDA JACQUES (1930-2004)

  • Écrit par 
  • Catherine MALABOU
  •  • 3 353 mots
  •  • 1 média

Jacques Derrida est né en 1930 à El-Biar, près d'Alger. Il entre en 1950 à l'École normale supérieure et rédige en 1953-1954, sous la direction de Jean Hyppolite, son mémoire de maîtrise sur Le Problème de la genèse chez Husserl (1990). À partir de 1964, il enseigne à l'École normale supérieure, jusqu'en 1983 – date à laquelle il entre à l'École des hautes études en scienc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-derrida/#i_5823

DUCHAMP DU SIGNE, Marcel Duchamp - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacinto LAGEIRA
  •  • 900 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Physique et mécanismes du langage »  : […] Parmi les textes les plus célèbres de Duchamp, les calembours et les contrepèteries qu'il publia ici et là dans diverses revues, sous le pseudonyme de Rrose Sélavy, sont une autre manière d'expliquer les articulations qu'il met en place entre le langage et les objets. Les titres des objets sont partie intégrante de l'œuvre et, s'ils n'expliquent pas toujours l'objet, c'est qu'ils pointent égalemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duchamp-du-signe/#i_5823

ECO UMBERTO (1932-2016)

  • Écrit par 
  • Béatrice LAROCHE
  • , Universalis
  •  • 1 552 mots
  •  • 1 média

Sémiologue de renommée internationale, auteur de nombreux essais sur l'esthétique et les médias, figure tutélaire des lettres italiennes, Umberto Eco est venu tardivement au roman avec Le Nom de la rose , qui connut un succès considérable. Le Moyen Âge, les relations entre cultures « haute » et « basse », la réflexion sur les rapports entre signes et sens ne constituent pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/umberto-eco/#i_5823

ÉCRITS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE (F. de Saussure)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER
  •  • 935 mots

Peu de carrières scientifiques ont été aussi étranges que celle de Saussure. Après l'éclat du Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes (1878), puis la thèse, le jeune docteur est d'abord chargé de cours aux Hautes Études à Paris. Il revient à Genève en 1891 pour enseigner les langues indo-européennes, et enfin la linguistique générale à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecrits-de-linguistique-generale/#i_5823

ÉCRITURE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BALPE, 
  • Anne-Marie CHRISTIN
  •  • 10 415 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Une écriture immatérielle »  : […] Les changements introduits par le traitement informatique de l'écriture sont d'abord matériels. Ils découlent des particularités de constitution et d'exploitation du signal électronique. L'électronique ne sait traiter que des codes binaires, des séquences de 0 ou de 1 : le courant électrique passe ou ne passe pas. L'écriture électronique s'apparente à un alphabet morse pauvre ne disposant même pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecriture/#i_5823

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Carnap et la conception linguistique de la logique »  : […] Il était indispensable de préciser les rapports complexes ee Quine avec la tradition kantienne pour éviter certains malentendus dans l'interprétation de sa controverse avec Carnap. Nous sommes en mesure maintenant d'examiner les principaux arguments qui ont été proposés en faveur d'une conception linguistique ou analytique de la logique. Un premier argument, qui avait été avancé par Wittgenstein, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_5823

ENCYCLOPÉDIE

  • Écrit par 
  • Alain REY
  •  • 5 699 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La mémoire et l'ordre : avant la Renaissance »  : […] Avec l'écriture apparaissent les moyens d'une mémoire collective : chiffres et lettres ou caractères ; déploiement du discours et inventaire des désignations. Les listes de noms apparaissent à Sumer avec les comptes : la mémoire des mots accompagne celle des quantités. Celle des textes, qui transmettent la connaissance et l'erreur, le mythe, ou encore le discours du pouvoir, induit celle des mots […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/encyclopedie/#i_5823

ÉNIGME

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 799 mots

L'énigme est protéiforme : charade, rébus, anagramme, chiffre, mystère, secret, trucage, devinette, maquillage, prestidigitation, trompe-l'œil, collage, problème, oracle, etc. Elle joue ainsi sur les registres les plus divers de la connaissance (image, symbole, signe, idée), en en faisant saillir, dès les réalités les plus banales et quotidiennes, des possibilités « sur-réelles » insoupçonnées. El […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enigme/#i_5823

ÉNIGME, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 432 mots

L'énigme est un énoncé chiffré ou codé qui sollicite le déchiffrement et ne le permet donc qu'à celui qui est capable de franchir la « barrière » créée par la transcription systématique du signifiant d'où résulte ce nouvel énoncé. Elle le sollicite non seulement par sa forme interrogative, mais aussi, d'une manière plus subtile, par la dimension esthétique qu'elle possède la plupart du temps. Cett […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enigme-litterature/#i_5823

ENSEIGNER LE CHRISTIANISME, Augustin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel RUSSO
  •  • 1 193 mots

Dans le chapitre « Une conception chrétienne du « signe » »  : […] En restant fidèle au dessein général, « comprendre », puis « exprimer ce qui a été compris » (I, i ), le docteur ne perd jamais de vue le but ultime de sa démarche, qui est « l'amour de Dieu », à quoi toute son étude est subordonnée. Or tout enseignement, pour Augustin, a pour objet, soit les « choses », soit les « signes » (I, i , 2), ceux-ci se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseigner-le-christianisme/#i_5823

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Sciences de la nature, sciences de l'homme »  : […] L'opposition des sciences de la nature aux sciences de l'homme constitue sans doute un autre leitmotiv épistémologique tout aussi actuel. Depuis que s'est constitué le projet scientifique que nous avons brièvement décrit, son application aux faits humains pose assurément des problèmes qu'il convient d'évoquer. En premier lieu, la question du caractère pratique de toute connaissance des faits huma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_5823

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 6 285 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La vision scientifique du monde »  : […] L'histoire et l'horizon intellectuels américains restent néanmoins étroitement liés aux apports et aux influences qui ont fini par s'y fondre et s'y transformer. Les migrations, l'exil ont ce pouvoir de transcender les conditions qui leur donnent naissance en un nouvel élan dont les conséquences sont rarement prévisibles. La Seconde Guerre mondiale a vu de nombreux intellectuels – écrivains, arti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-philosophie/#i_5823

ÉTYMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 5 463 mots

Dans le chapitre « Problèmes et directions de recherche »  : […] Étant donné un mot d'une certaine langue, l'étymologiste, pour remonter à son étymon (mot souche, attesté ou reconstitué), doit tenir compte de plusieurs ordres de faits, constituant autant de plans de recherche applicables, selon les cas, à ce mot pris isolément ou (plus souvent) à l'ensemble lexical (« champ ») auquel il appartient. Ces plans concernent, d'une part, les co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etymologie/#i_5823

EXÉGÈSE ALLÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 2 106 mots

Dans le chapitre « L'exégèse allégorique de la Bible »  : […] Or, au moment où Virgile écrivait, l'exégèse allégorique commençait à être appliquée à des textes fort éloignés de la tradition gréco-romaine : les livres bibliques. Bientôt, l'œuvre de Philon d'Alexandrie (env. 20 av. J.-C. - env. 50 apr. J.-C.) donnait l'exemple éclatant d'une telle entreprise. Mais ce nouveau champ d'exploration allait imprimer à l'allégorèse une direction nouvelle. Si l'on ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/exegese-allegorique/#i_5823

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée leibnizienne, enfin à la philosophie hégélienne. Pour le néo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/expression-philosophie/#i_5823

EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 443 mots

Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces trois angles à deux droi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extension-et-comprehension-logique/#i_5823

DIALOGUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 420 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du dialogisme au dialogue »  : […] À l'inverse de l'habitude, il convient donc de définir le dialogue à partir du dialogisme du discours. Les tentatives constructivistes renouent fort heureusement avec la synthèse médiévale de la logique et de la rhétorique. C. Perelman et N. Rescher montrent dans la dispute rationnelle une méthode pour conduire systématiquement une controverse, et pas seulement pour susciter la persuasion. L'écol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialogue/#i_5823

FINALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond RUYER
  •  • 6 602 mots

La finalité d'une action en est le « pourquoi », le sens, par opposition à son « comment », aux mécanismes ou fonctionnements qu'elle met en jeu. Le mot « finalité » et l'expression « cause finale » sont démodés ; on les emploie souvent entre guillemets, comme antiscientifiques. La finalité est éprouvée comme une évidence lorsque l'on entreprend de faire quelque chose, d'obtenir un résultat. Cette […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finalite/#i_5823

FOUS LITTÉRAIRES

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques LECERCLE
  •  • 5 640 mots

Dans le chapitre « Situations du locuteur »  : […] Si le fou littéraire se laisse aller à quelque excès langagier, on voit qu'il ne fait que suivre l'exemple de la langue. La différence avec le locuteur « normal » est que celui-ci s'arrête plus tôt, résiste mieux aux sollicitations de son langage. Cela montre cependant la fragilité de la maîtrise du locuteur sur sa parole. Cette perte de maîtrise n'est pas le propre du fou littéraire, et l'on peu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fous-litteraires/#i_5823

GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET RAISONNÉE, Antoine Arnauld et Claude Lancelot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 785 mots

Dans le chapitre « Une théorie du signe »  : […] « Ainsi l'on peut définir les mots, des sons distincts et articulés dont les hommes ont fait des signes pour signifier leurs pensées. C'est pourquoi on ne peut bien comprendre les diverses sortes de significations qui sont enfermées dans les mots, qu'on n'ait bien compris auparavant ce qui se passe dans nos pensées, puisque les mots n'ont été inventés que pour les faire connaître. Tous les philoso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire-generale-et-raisonnee/#i_5823

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
  •  • 2 796 mots

Dans le chapitre « Le son, le signe, le sens »  : […] L'antiquité de cette thèse centrale n'implique évidemment pas que la grammaire ait été aussi élaborée à l'époque de Platon qu'à celle d'Apollonius. Autant qu'on puisse l'entrevoir dans les textes de Platon et d'Aristote, il paraît assuré que la théorie phonétique , considérée comme relevant de la compétence des métriciens, avait déjà atteint un haut degr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-les-grammairiens-grecs/#i_5823

GRAMMAIRES SPÉCULATIVES

  • Écrit par 
  • Bernard CERQUIGLINI
  •  • 1 212 mots

À la fin du xii e siècle, un tournant s'opère dans la conception européenne des recherches linguistiques. Jusque-là, la grammaire, fondement de la culture médiévale et premier des « arts libéraux », se donnait pour tâche d'enseigner à bien parler et bien écrire (suivant la définition même de Quintilien), c'est-à-dire à maîtriser le latin et à com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-speculatives/#i_5823

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le débat avec Freud »  : […] On l'a déjà dit : le début du présent siècle a vu mûrir lentement deux tentatives majeures de repenser la condition du sujet et la situation de l'homme dans le monde. Elles diffèrent grandement par leur esprit, leurs moyens, leurs fins immédiates et peut-être lointaines, au point qu'on a relevé entre elles, et avec raison, bien des oppositions. Il semble, cependant, que sous un certain angle de vu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_5823

HOMONYMIE

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 370 mots

On parle d'homonymie lexicale à chaque fois qu'à des signifiants identiques correspondent des signifiés différents. En français, « manche » ou « mousse » en fournissent des exemples. Néanmoins, dans ces deux cas, on est en présence d'items dont la catégorie du genre grammatical lève l'ambiguïté (le manche/la manche ; le mousse/la mousse). Mais il n'en va pas toujours ainsi ; et c'est souvent un pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homonymie/#i_5823

INTERPRÉTATION

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 6 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'emploi du mot chez les psychanalystes »  : […] Le rapport entre interprétation et signification s'éclaire par l'étymologie germanique : Freud utilise le terme Deutung (interprétation) qui a même origine que le mot Bedeutung (signification), lesquels dérivent tous deux du mot deutsch , dont le sens premier correspond à l'usage de la langue par le peuple. Si bien que le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation/#i_5823

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_5823

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

Dans le chapitre « Les mots et les choses »  : […] Dès la philosophie grecque, deux approches ont pu être théorisées. La première repose sur l’absence de dissociation entre les mots et les choses, la seconde sur une séparation radicale entre les uns et les autres. La première approche prend racine dans une conception magique ou infantile du langage, ou encore dans ce qu’on a pu qualifier d’« obstacle épistémologique ». L’idée selon laquelle la vil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_5823

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Ferdinand de Saussure »  : […] Saussure isolait la langue, comme système social, de la parole, comme exécution individuelle ; dans la langue, il éliminait la « substance » sonore et psychique pour ne retenir que la « forme », c'est-à-dire les rapports purement différentiels et oppositifs entre éléments, qu'il s'agisse des phonèmes ou des valeurs lexicales ; pour appréhender la langue dans la solidarité systématique de ses élém […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_5823

LANGAGES DE MASSE

  • Écrit par 
  • Jean BAUDRILLARD
  •  • 3 000 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Au-delà du vrai et du faux »  : […] À ce titre, publicité et propagande marquent une phase décisive (peut-être définitive) dans l'histoire de la communication. La rationalité occidentale s'est toujours fondée, en matière de discours, sur le critère du vrai et du faux. Or, ce néo-langage, qui est devenu le langage social dominant (il investit non seulement les champs traditionnels du commerce ou de la politique, mais toutes les sphè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langages-de-masse/#i_5823

LANGUE & PAROLE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 221 mots

Dans le chapitre « Une « linguistique de la langue » »  : […] En distinguant la langue de la parole, Saussure établit donc la légitimité d'une « linguistique de la langue », par différence avec des « linguistiques de la parole », qu'il considère comme des domaines radicalement distincts du premier. Pour lui, en effet, l'étude des phénomènes linguistiques « externes » (comme par exemple les relations qu'entretient la langue avec la civi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-parole-linguistique/#i_5823

LANGUES TYPOLOGIE DES

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 8 357 mots

Dans le chapitre « Universaux absolus et universaux relatifs »  : […] Il y a, de fait, plus que des nuances entre décrire le fonctionnement général des langues ; décrire une langue particulière ; et décrire ce qui est suffisamment constant dans les langues pour permettre de les comparer et de les inscrire dans des types. Même si plusieurs voies avaient été précédemment ouvertes (cf. Hagège, 2002), c'est encore l'article de Greenberg paru en 1963 qui contribue à ori […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/typologie-des-langues/#i_5823

LINGUISTIQUE - Théories

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 6 894 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théorie du signe »  : […] Enfin, la pièce maîtresse de l'édifice saussurien est la théorie du signe. La langue est composée d'unités discrètes qui ne sont pas immédiatement perceptibles, mais qui doivent être identifiées par l'analyse, et qui définissent une combinatoire : ces unités, ce sont les signes, qui unissent chacun un signifié (concept) et un signifiant (image acoustique). La théorie du signe opère une rupture pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-theories/#i_5823

LINGUISTIQUE ET PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 7 201 mots

Dans le chapitre « L'insuffisance empirique de la linguistique »  : […] En effet, les jeux de langue ( mot d'esprit, lapsus, etc.), à quoi la psychanalyse prête attention, sont certes constitués à partir du langage et de ses structures. Il n'est pas même impossible que la linguistique avance à leur sujet quelques propositions descriptives. Mais il est douteux que ces propositions éventuelles éclairent beaucoup la psychanalyse. Et cela, pour trois raisons : tout d'abor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-psychanalyse/#i_5823

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Gottlob Frege »  : […] Frege réalise le projet de Leibniz en créant, d'une part, une idéographie, une « écriture conceptuelle » capable d'exprimer adéquatement toutes les opérations logiques, d'autre part, le « calcul logique » des fonctions de vérité (la logique des connecteurs propositionnels) et de la quantification (la logique des prédicats). Cette logique est complètement affranchie des obstacles qui entravaient la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_5823

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Théorie de l'argumentation : essais de formalisation »  : […] Au moyen d'une liste de neuf rubriques, intitulée « hetucakra » (roue de raisons), qui figure dans son Hetucakraḍamaru , Dignāga a pu donner un relevé complet des arguments valides ; cette validité repose sur les relations qui peuvent exister entre le signe h , les exemples s qui sont les lieux où se manifeste le sādhya (lieux tels […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_5823

MAGDALÉNIEN ART

  • Écrit par 
  • Denis VIALOU
  •  • 1 479 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Du bestiaire au symbole »  : […] Dans ses formes monumentales comme dans ses formes les plus petites, le bestiaire magdalénien se caractérise par une tendance figurative tournée vers le naturel. Les peintres et les graveurs magdaléniens ont recherché une fidélité visuelle à la nature, souvent attachée à des détails anatomiques, comme la figuration du clapet anal de certains mammouths ou des sourcils et des poils à l'intérieur de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-magdalenien/#i_5823

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conscience et le langage »  : […] La critique non pas de notre savoir mais de notre réflexion actuelle relative au comportement tient, elle aussi, en une phrase : le comportement n'est ni une chose, ni une idée. Positivement, il est une forme et, en tant que forme, il est aussi sens. Cela ne veut pas dire, sans plus, que toute forme est un sens. La Structure du comportement distingue et analyse divers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_5823

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 356 mots

Dans le chapitre « La rhétorique moderne »  : […] À l'origine, l'établissement de cette nomenclature réside dans l'opposition entre « discours naturel » (un mode direct dans lequel la chose évoquée est transcrite purement et simplement par son nom) et « discours figuré » (un mode médiat où règne l'allusion qui, par une tournure plus ou moins proche et transparente, évoque la chose ou la notion). Dans le second cas, il s'agit donc de suppléer à un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphore/#i_5823

MIRACLE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 6 604 mots

Dans le chapitre « Le prodigieux, signe du gratuit »  : […] Un deuxième pas est franchi (ce style de genèse, cette description par stades ou par étapes sont cependant hors chronologie), lorsque l'homme archaïque apprend à déterminer le prodigieux comme ce qui s'oppose au système de règles par lequel il cherche à stabiliser sa propre condition, éventuellement à la protéger (car les forces numineuses sont de deux sortes : secourables ou hostiles). Les diffé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/miracle/#i_5823

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les modèles d'interface »  : […] L'ensemble de ces modèles peut à son tour être divisé en deux : d'une part, les modèles qui traitent de l'interface matérielle, c'est-à-dire des relations des signes linguistiques avec leur forme (sonore en général) ; d'autre part, ceux qui traitent de l'interface conceptuelle, c'est-à-dire des relations avec leur sens. Du côté de la forme, il s'agit essentiellement de modèles dans le domaine de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_5823

MORRIS CHARLES WILLIAM (1901-1979)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 152 mots

Philosophe américain dont l'œuvre est un commentaire de la théorie des signes de C. S. Peirce. Dans Signs, Language, and Behaviour (1946), Morris distingue, à l'intérieur de la sémiotique (théorie générale des signes), l'étude syntactique , qui décrit les relations des signes les uns avec les autres ; la sémantique , qui décrit la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-william-morris/#i_5823

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Pansémiotique et théologie »  : […] Qu'il soit de logique ou de grammaire, de physique ou de métaphysique, le savoir médiéval est une « pansémiotique » (U. Eco). C'est là la conséquence d'une pratique langagière du monde, mais c'est aussi la marque et l'essence même d'un projet théologique spécifique. Telle que la conçoivent les médiévaux, la théologie a évidemment Dieu pour objet principal ; mais elle a aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_5823

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 080 mots

Dans le chapitre « Le sens, la référence et le nom propre »  : […] Logiciens et anthropologues ont diversement traité la question du nom propre dans son rapport au sens et à la référence, les linguistes s'en trouvant détournés par la clôture saussurienne sur la relation, immanente au signe lui-même, du signifiant au signifié. Le nom propre des logiciens ne coïncide sans doute que partiellement avec le nom propre de la langue naturelle et avec l'anthroponymie et l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom/#i_5823

NOM, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 693 mots

L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum , parce qu'il lui est dévolu de représenter dans la langue la « substance » de l'être, alors que l'adjectif n'en représente que les attributs. Dans une perspective […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom-linguistique/#i_5823

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 962 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « As-tu bien dormi ? — Non ! » Le non équivaut à une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-et-negation-philosophie/#i_5823

NONSENSE

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 288 mots
  •  • 1 média

«   A piece of nonsense  », c'est en anglais courant une bêtise, une absurdité : un « non-sens » bien sûr ; et pourtant, le terme anglais a une richesse spécifique. Anglais d'abord parce que la langue anglaise en est le lieu sonore d'élection ; ainsi les «  nursery rhymes   », telles « Humpty Dumpty... », chères à Mallarmé autant qu'à la merveilleuse Ali […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nonsense/#i_5823

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_5823

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du sens à la référence »  : […] L'aspect du langage qui est ici en cause a été désigné du terme général de « référence ». On y a fait une première allusion en appelant les entités théoriques de la science le référent du discours scientifique. C'est donc la théorie générale de la référence qu'il faut maintenant considérer, sans distinguer entre discours scientifique et discours ordinaire. Précisons ce qu'on entend ici par discou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_5823

ORDRE SYMBOLIQUE

  • Écrit par 
  • Alexandre ABENSOUR
  •  • 1 396 mots

Dans le chapitre « Le langage comme ordre fondamental de la culture »  : […] Selon cette nouvelle approche, le langage apparaît alors moins comme une forme parmi d'autres que comme la structure symbolique fondamentale sur fond de laquelle s'élève toute autre construction culturelle. Il faut d'abord s'entendre sur les termes, puisque, dans son Cours de linguistique générale (1916), Saussure s'emploie à distinguer le signe linguistique du symbole. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordre-symbolique/#i_5823

LANGAGE

  • Écrit par 
  • Domenico JERVOLINO
  •  • 1 255 mots

Le langage caractérise l'homme en tant que tel, ce « vivant qui possède le logos  » ( zôon logon echon ), selon les Grecs ; animal symbolicum, d'après Ernst Cassirer. Il n'existe pas en dehors de l'étonnante diversité des langues historiques qu'explore Wilhelm von Humboldt au début du xix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage/#i_5823

PEIRCE CHARLES SANDERS

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 3 101 mots

Dans le chapitre « Le sémioticien »  : […] Peirce est un des fondateurs de la science des signes en tant que tels. La réflexion sur le signe occupe une place privilégiée dans son œuvre, mais inséparable de la phanéroscopie. La sémiotique analyse le signe à la lumière des trois catégories du sentiment, de l'existence et de la médiation. Il n'est pas possible de donner ici plus que quelques indications. Le signe est un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sanders-peirce/#i_5823

PEIRCE CHARLES SANDERS, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 180 mots

Les apports de la pensée de l’Américain Charles Sanders Peirce à la philosophie, en logique des mathématiques et en sémiotique ont longtemps été méconnus en France. Ils n’en sont pas moins considérables, même si son influence ne fut en rien directe : il publia peu (un livre et des articles), et ses écrits ne furent rassemblés que bien après sa mort. Parallèlement à Frege, Peirce invente une « logi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peirce-c-s-en-bref/#i_5823

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « D'Aristote à Lavater »  : […] Le texte fondateur de la physiognomonie, les Physiognomonica , fut longtemps attribué à Aristote lui-même et appartient sans doute à son école. Plus tard, trois autres auteurs y puisèrent tout en le complétant : le sophiste grec Polémon ( ii e  s. apr. J.-C.), un anonyme latin parfois identifié à Apulée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_5823

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pensée des essences et la réminiscence »  : […] Les choses sensibles étant sans cesse emportées par le devenir, le discours ne peut pas les dire sans être condamné à se contredire. Les « antilogiques » exploitent ces contradictions et en déduisent l'impossibilité de tout raisonnement vrai ; ils n'ont pas tort, s'il n'y a de réalité que sensible. On ne peut parler et penser en vérité que si le devenir n'est pas la totalité de ce qui est et de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_5823

POÉSIE

  • Écrit par 
  • Michel COLLOT, 
  • Dominique VIART
  •  • 9 390 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Modernité et altérité »  : […] D'une façon générale, la « révolution » qui a bouleversé le langage poétique en Occident, depuis le milieu du xix e  siècle, paraît souvent comme une contestation systématique de la prédominance du principe d'équivalence. À tous les niveaux de l'organisation du poème, elle a multiplié les ruptures, libérant la différence du cadre rassurant de l'al […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie/#i_5823

POLYSÉMIE

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 288 mots

La polysémie est la propriété qu'ont certains signes de la langue d'offrir plusieurs sens : « violon » désigne un instrument de musique, celui qui en joue, une prison. Aux unités polysémiques s'opposent les unités monosémiques (la plupart des termes scientifiques). Beaucoup de termes scientifiques étant des mots de la langue courante empruntés pour un usage particulier, certains phénomènes de poly […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polysemie/#i_5823

POSITIVISME

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 5 246 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le positivisme scientifique et les problèmes qu'il pose »  : […] Deux éléments irréductibles se sont imposés à l'analyse d'Auguste Comte, le signe et l' histoire . Comte a d'abord été sensible à l'histoire des états du savoir, des mentalités, et à leur logique propre : la logique des sentiments avec le fétichisme, la logique des images avec le polythéisme et la logique des signes avec le monothéisme. Il a ainsi contr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme/#i_5823

PRAGMATIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 6 532 mots

Dans le chapitre « Genèse et développement »  : […] Les termes de « pragmatisme » et de « pragmatique » n'ont pas la même portée. Le premier désigne une position philosophique d'ensemble : c'est une théorie de la rationalité en tant que liée aux intérêts humains fondamentaux. Quelque chose de l'usage kantien du terme pragmatisch survit chez C. S. Peirce : « en relation avec quelque intention, projet humain défini ». Mais l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatique/#i_5823

PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 4 590 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ? »  : […] Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/#i_5823

PRÉHISTORIQUE ART

  • Écrit par 
  • Laurence DENÈS, 
  • Jean-Loïc LE QUELLEC, 
  • Michel ORLIAC, 
  • Madeleine PAUL-DAVID, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Denis VIALOU
  •  • 27 698 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Interprétations de l'art paléolithique »  : […] Avant les premiers grands travaux de l'abbé Breuil, au début de ce siècle, peu de grottes avaient été étudiées et décrites, de sorte que les appréciations théoriques concernaient principalement les objets découverts en fouille. Peu à peu s'était dégagée l'idée que l'homme préhistorique avait été un artiste authentique, qu'il avait créé des œuvres d'art, et que, finalement, ces objets et statuettes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-prehistorique/#i_5823

PROVERBES

  • Écrit par 
  • Marc SORIANO
  •  • 3 126 mots

Dans le chapitre « Les proverbes aujourd'hui »  : […] Après la Seconde Guerre mondiale, avec l'essor des sciences humaines et avec le progrès de l'interdisciplinarité, la «  parémiologie » s'efforce de devenir une science et d'analyser, par exemple, la structure interne des proverbes ou la fonction qu'ils ont exercée ou exercent encore dans telle ou telle société. Ainsi, en partant d'une perspective morphologique proche de celle de Propp, Permiakov, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proverbes/#i_5823

RÉFÉRENT

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 251 mots

Le référent est l'élément extérieur à quoi quelque chose peut être rapporté, référé. La linguistique saussurienne, pour qui « le signe linguistique unit, non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique » (Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale ), oblige à distinguer entre la fonction référentielle, ou dénotation, et la signification, ou rapport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/referent/#i_5823

SACREMENTS

  • Écrit par 
  • Louis-Marie CHAUVET, 
  • Jean TROUILLARD
  • , Universalis
  •  • 3 801 mots

Dans le chapitre « La théurgie païenne »  : […] Si on l'abstrait du contexte théologique dans lequel elle s'est développée pendant les derniers siècles du paganisme antique, la notion de théurgie rejoint celle de sacrement. C'est une structure élémentaire de la vie religieuse, et, comme telle, elle peut s'insérer dans des ensembles hétérogènes. Car, conformément à l'étymologie ( théou-ourgia ), elle se définit comme une ac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacrements/#i_5823

SÉMANTIQUE

  • Écrit par 
  • Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
  •  • 10 322 mots
  •  • 1 média

« La sémantique, ou comment s'en débarrasser » : jusqu'à une époque récente, l'étude du sens était volontiers considérée comme constituant pour la linguistique une sorte de rejeton indésirable, au nom sans doute de ce réalisme naïf « qui porte à ignorer tout ce qui ne peut pas se montrer ou se toucher du doigt » (Pierre Bourdieu). Or le sens, dissimulé sous son enveloppe signifiante, ne se voit p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semantique/#i_5823

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 451 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] Un bref parcours historique permet de comprendre comment le discours sémiotique a pu se produire en suivant de près les idéologies dominantes des différentes époques et les coupures scientifiques qui s'y sont opérées. La question du signe semble apparaître pour la première fois dans l'aire culturelle occidentale avec les stoïciens ( iii e siècl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/#i_5823

SIGLE & ACRONYME

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 971 mots

On appelle sigle la forme d'abrègement qui consiste à prendre la première lettre de chacun (ou de certains) des mots d'un groupe : ainsi P.M.U. à partir de Pari mutuel urbain, S.N.C.F. à partir de Société nationale des chemins de fer français, ou F.B.I. à partir de Federal Bureau of Investigation. On distingue le sigle au sens propre de l'acronyme, qui consiste à prendre la première syllabe (ou ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sigle-et-acronyme/#i_5823

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La logique »  : […] L'un des maîtres mots du stoïcisme est l'intraduisible logos , langage et raison, qui est à la fois le propre de l'homme et le principe recteur de l'univers. Aussi les stoïciens ont-ils vu dans la logique, plus qu'un instrument de la connaissance, selon la tradition de l' Organon aristotélicien, une partie constituante de la philosophie. Leurs accomplis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_5823

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mise à jour d'un ordre du symbolique »  : […] Le symbolique n'est pas seulement structuré, ce qui conduirait à chercher l'origine ou le fondement de sa structuration dans une démarche historique ou génétique, mais structurant, ce qui amène à questionner sa logique et à décrire les lieux de son efficace.  La reconnaissance d'un tel « ordre » oriente dans des directions variées la critique philosophique de la notion de représentation, qui infor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_5823

STYLE

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 5 646 mots

Dans le chapitre « Le discours de la stylistique »  : […] On ne tentera pas d'esquisser l'histoire de la stylistique. D'autant que généralement elle ne porte que sur le style de la langue ou du discours littéraire et non sur l'ensemble des arts. C'est la limite qu'elle s'imposait déjà sous son ancien nom de rhétorique. Car la rhétorique est une technique du langage considéré comme un art. Elle est à la fois descriptive et normative : grammaire de l'exp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/style/#i_5823

SYMBOLE

  • Écrit par 
  • Dominique JAMEUX
  •  • 5 520 mots

Traditionnellement, le terme de symbole recouvre trois ensembles de significations nettement distincts. Le sens courant attribue à la notion de symbole un sens proche de celui d'analogie emblématique. La colombe est le symbole de la paix, le lion est le symbole du courage, la croix latine est le symbole du christianisme, le sceptre et la couronne sont les symboles de la royauté, ou du pouvoir. On […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbole/#i_5823

SYMBOLIQUE

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 2 385 mots

Le symbolique constitue une topique, la topique du symbole. Alors que le signe est arbitraire, inventé, unilatéral, sans vie, épuisé dans sa définition, clair et défini dans sa signification, le symbole est plus qu'un signe quelconque ; c'est originairement un signe de reconnaissance, puisque l'étymologie du terme renvoie à une communauté et à une réciprocité (σ́υν) d'échange ou de mise en commun […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolique/#i_5823

TEXTE THÉORIE DU

  • Écrit par 
  • Roland BARTHES
  •  • 7 503 mots

Dans le chapitre « La crise du signe »  : […] Du point de vue épistémologique, le texte, dans cette acception classique, fait partie d'un ensemble conceptuel dont le centre est le signe. On commence à savoir maintenant que le signe est un concept historique, un artefact analytique (et même idéologique), on sait qu'il y a une civilisation du signe, qui est celle de notre Occident, des stoïciens au milieu du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-du-texte/#i_5823

THOMAS D'ERFURT (fin XIIIe-déb. XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Henri-Jacques STIKER
  •  • 984 mots

Auteur d'un traité, rédigé aux alentours de 1300 et intitulé Grammatica speculativa ou De modis significandi , qui figurait jusqu'en 1921 dans les œuvres de Jean Duns Scot (éd. Vivès, Paris, 1891). Lorsque M. Grabmann corrigea cette erreur d'attribution, Heidegger venait de faire sa thèse d'habilitation sur le texte de Thomas. Cette découverte fit conna […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-d-erfurt/#i_5823

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-philosophie/#i_5823

VALEUR, linguistique

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 550 mots

On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de la langue avec le jeu d'échecs : n'importe quelle pièce de ce jeu, ou son support, ou le matériau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeur-linguistique/#i_5823

WHITNEY WILLIAM DWIGHT (1827-1894)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 586 mots

Linguiste américain, William D. Whitney étudie d'abord à Yale, puis en Allemagne, en particulier à Berlin où il a pour professeur le comparatiste Franz Bopp. En 1854, il est professeur de sanskrit à Yale, puis, à partir de 1869, professeur de grammaire comparée. Sanskritiste d'origine donc, Whitney était très connu en Allemagne pour ses travaux originaux et novateurs sur cette langue ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-dwight-whitney/#i_5823

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul RICŒUR, « SIGNE ET SENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/