SHŪBUN TENSHŌ (XVe s.)

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Les shigajiku

L'art académique des Song du Sud apparut alors à Kyōto avec les paysages monochromes de Li Tang, Ma Yuan et Xia Gui. Les moines-peintres s'étaient accoutumés à la technique du lavis (suiboku), en imitant les images pieuses venues de Chine, mais ils eurent quelque difficulté à rendre l'impression de profondeur par l'agencement d'une succession de plans et par l'emploi des valeurs aériennes. En copiant les compositions chinoises sans se soucier du cadre naturel qui les entourait, ils créèrent un type de paysage d'aspect un peu artificiel. Ces paysages étaient peints sur des rouleaux en hauteur (kakemono), et, au-dessus de ces peintures, des moines transcrivaient des poèmes de leur composition. Apparus au début du xve siècle, ces premiers shigajiku restèrent anonymes. Parfois, une inscription donne une date et, plus rarement, le nom du peintre.

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Écrit par :

  • : ancien maître de recherche au CNRS, professeure honoraire à l'École du Louvre, chargée de mission au Musée national des arts asiatiques-Guimet

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Pour citer l’article

Madeleine PAUL-DAVID, « SHŪBUN TENSHŌ (XVe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/shubun-tensho/