SEXUALISATION, biologie

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Sinus urogénital de l'embryon humain

Sinus urogénital de l'embryon humain
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Production de la protéine AMH

Production de la protéine AMH
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les chromosomes sexuels

Le système chromosique XY dans l'espèce humaine

Aristote avait déjà souligné que la détermination du sexe de l'enfant ne fait pas de celui-ci la copie de l'un de ses deux parents. En effet, il est des fils qui ressemblent à leur mère, et des filles qui ressemblent à leur père. Il en déduisit que le sexe n'était pas une « ressemblance », qu'il n'était pas transmis par les géniteurs. Que ce soit en Grèce, au Cameroun ou en Chine, on considérait le plus souvent que le sexe de l'enfant dépendait de facteurs environnementaux indépendants de la constitution des parents (position de la femme après l'accouplement, nourriture ingérée avant l'accouplement, date de procréation...).

De nos jours, la découverte progressive de la structure cellulaire des organismes vivants, de la répartition de l'ADN en chromosomes et des différents mécanismes de division cellulaire nous a permis de comprendre que le sexe de l'homme, et plus généralement celui des mammifères, est déterminé non pas par des facteurs environnementaux, mais par la présence de chromosomes sexuels.

La cellule humaine contient dans son noyau 22 paires de chromosomes homologues deux à deux ou autosomes, et un couple de deux chromosomes non homologues, qui sont les chromosomes sexuels, ou gonosomes. Ces 23 paires de chromosomes sont les dépositaires de nos gènes, les séquences d'ADN contenant toute l'information nécessaire à la formation de l'organisme. La cellule femelle possède 44 autosomes et deux gonosomes homologues appelés X, tandis que la cellule mâle possède un chromosome X et un chromosome Y. Les représentations respectives de ces arrangements (caryotypes) s'écrivent 46,XX et 46,XY, selon la norme actuellement en usage dans laquelle X et Y apparaissent comme indiciels et non comme unités supplémentaires, la présence d'une virgule étant signalétique.

Le mâle est donc hétérogamétique, ses deux chromosomes sexuels étant dissemblables. Pendant la gamétogenèse (formation des [...]

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Écrit par :

  • : docteur de l'université de Montpellier (développement et reproduction), chercheur de l'industrie pharmaceutique
  • : biologiste à l'Institut Pasteur et au musée de l'Homme
  • : médecin des hôpitaux, docteur ès sciences, professeur des universités (première classe), C.H.U. Montpellier
  • : docteur ès sciences, chargé de recherche, C.N.R.S.-Institut Pasteur
  • : professeur honoraire de clinique endocrinologique à la faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie nationale de médecine

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«  SEXUALISATION, biologie  » est également traité dans :

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Expression physique du sexe : sexualisation »  : […] La reproduction sexuée pose un problème qui lui est propre. C'est celui de la différenciation en deux sexes distincts ou sexualisation . En effet, la gamétogenèse s'effectue selon deux voies différentes. La gamétogenèse mâle produit des gamètes mâles ou spermatozoïdes  ; c'est une spermatogenèse. La gamétogenèse femelle donne des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modes-de-reproduction-des-animaux/#i_43613

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Pour citer l’article

Jean-Marc LOBACCARO, Étienne PATIN, Charles SULTAN, Lluis QUINTANA-MURCI, Jacques DECOURT, « SEXUALISATION, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sexualisation-biologie/